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Association santé – Le diabète

L’Organisation mondiale de la Santé a consacré la journée mondiale de la santé 2016, le 7 avril dernier, au diabète, car l’épidémie progresse rapidement dans de nombreux pays. A l’horizon 2030, le diabète devrait être, selon des prévisions, la septième cause de décès dans le monde. En 2012, le diabète a été responsable de 1,5 million décès dans le monde. En Suisse, environ 500’000 personnes sont concernées par cette maladie.

On distingue deux principaux types de diabète. Les personnes atteintes d’un diabète de type 1 ne produisent pas d’insuline, ce qui les oblige à recourir à des injections durant toute leur vie. Dans le cas d’un diabète de type 2, l’insuline est soit produite en quantité insuffisante, soit mal utilisée par l’organisme. Le diabète de type 2 est très directement influencé par notre mode de vie et concerne environ 90% des diabétiques.

L’association suisse du diabète Diabètesuisse est organisée en associations régionales très actives qui mettent à votre disposition de nombreuses informations pratiques, ainsi qu’un test vous permettant de mesurer le risque de développer un diabète de type 2.

Indice de masse corporelle ou tour de taille?

Parmi les principaux indicateurs permettant d’évaluer le risque de diabète, l’Indice de masse corporelle (IMC ou body mass index, BMI, en anglais) est souvent utilisé. Depuis quelques années, on s’est aperçu que le tour de taille était une mesure prédictive plus fiable, car la morphologie est un élément déterminant.

L’IMC se calcule de la manière suivante: IMC = poids (en kg) / (taille [en m] x taille [en m]); ainsi, une personne pesant 85 kg et mesurant 1,80 m aura un IMC de 85 / (1,80 x 1,80) = 26,2, soit un léger surpoids.

Le calcul de l’IMC convient aux adultes; cependant, les femmes enceintes ou qui allaitent, les personnes gravement malades et les personnes dont la masse musculaire est fortement développée ne doivent pas y recourir.

Le diabète et vos pieds

Les diabétiques le savent bien, le soin des pieds nécessite toute leur attention. Le diabète peut en effet entraîner des lésions au niveau des pieds. On distingue deux causes principales: les lésions nerveuses (neuropathie) et les lésions artérielles (artériopathie oblitérante des membres inférieurs ou AOMI).

S’ils touchent les pieds, les symptômes suivants sont des signaux d’alerte qu’il faut immédiatement rapporter à son médecin traitant:

  • peau sèche et crevassée
  • douleurs à la marche
  • durillons et cors
  • douleurs nocturnes au repos
  • modifications de la peau et des ongles
  • points de pression

Le médecin contrôlera le système nerveux et la circulation des jambes et des pieds.

Il traitera les facteurs de risque de l’artériosclérose et de l’AOMI, un taux de cholestérol élevé ou une hypertension, par exemple, et en proposant une modification du comportement alimentaire.

Il prendra des mesures pour la circulation des pieds, en suggérant des marches régulières et en prescrivant des antiagrégants plaquettaires. Des mesures chirurgicales ainsi que la pose de stents ou de prothèses vasculaires peuvent également s’avérer nécessaires.

Il proposera éventuellement des semelles ou chaussures orthopédiques pour éviter les points de pression sur les pieds et instruira le patient sur les soins à apporter aux pieds.

En plus du diabète, d’autres facteurs de risque favorisent l’artériosclérose comme le tabagisme, un taux de cholestérol élevé, l’hypertension et un manque d’activité physique.

On distingue quatre stades dans l’évolution de l’AOMI. Dès le stade II, les diabétiques sont très exposés au risque d’amputation:

  • Stade I: les modifications au niveau artériel ne provoquent pas de symptômes.
  • Stade II: après avoir parcouru une certaine distance, des douleurs surviennent dans les jambes, surtout au niveau des mollets, puis disparaissent après une courte pause.
  • Stade III: les douleurs se manifestent également au repos, notamment la nuit lorsque les jambes sont surélevées.
  • Stade IV: des plaies au niveau des pieds se forment spontanément et ne cicatrisent plus. Des infections sont également fréquentes.

Le sommeil influence le risque de diabète

Le sommeil est un besoin vital, ancestral et primitif estimé à 7 ou 8 heures par nuit… Pourtant, la population dort de moins en moins. Quelles en sont les causes et les conséquences? Peut-on établir un lien entre sommeil et diabète?

 

Pourquoi dort-on moins?

Malgré l’importance primordiale du sommeil, il semblerait que, durant la seconde partie du XXe siècle, la population dorme en moyenne deux heures de moins par nuit. Ce changement serait dû en grande partie au mode de vie, à la charge de travail (notamment les gardes de nuit et les horaires irréguliers), aux activités culturelles et sociales ainsi qu’à l’accès à la technologie (ordinateur, télévision, vidéo, téléphone, etc.). Le sommeil est de plus en plus considéré comme du temps perdu… Or, il est indispensable pour restaurer les fonctions du corps humain.

Courtes nuits et conséquences…

On constate plusieurs conséquences de la privation de sommeil: la mortalité augmente et certaines maladies sont de plus en plus fréquentes comme l’hypertension artérielle, le diabète de type 2, la dépression, l’obésité et le cancer. On compte également davantage d’accidents de la route et d’erreurs professionnelles ainsi qu’une diminution de la qualité de vie et de la productivité.

Squelette du sommeil

Le sommeil se compose de deux états: le sommeil lent et le sommeil paradoxal. Le premier a pour fonction de restaurer et reposer le système nerveux central (dont le cerveau). Lors du sommeil paradoxal, on constate des mouvements rapides des yeux et des mouvements des muscles (c’est lors du sommeil paradoxal que l’on rêve). Les deux types de sommeil ont un rôle à jouer dans la mémoire. L’altération du sommeil favorise les troubles cognitifs et les problèmes d’attention (notamment chez l’enfant).

Horloges internes

Dans un cycle de 24 heures, les états de sommeil et d’éveil sont alternés et régulés par des horloges internes. Ces horloges sont synchronisées par des éléments externes comme la lumière du jour, les horaires des repas et du travail ainsi que l’activité physique. Le corps est principalement rythmé par la lumière du jour. Celle-ci influence directement le sommeil, la température du corps, l’activité physique, le comportement alimentaire et la sécrétion des hormones.

Lien entre diabète et sommeil

Des études ont montré que le diabète est plus fréquent chez les personnes qui dorment moins de 5-6 heures ou plus de 8-9 heures par nuit, qui ont du mal à s’endormir ou qui se réveillent souvent au cours de la nuit. Des nuits trop courtes ou trop longues augmenteraient également le risque de surpoids et d’obésité.

Un retour aux sources…

Pour conclure, le risque de développer un diabète et un surpoids est directement influencé par le sommeil. Dès lors, il semble nécessaire de concentrer ses efforts sur un retour à un rythme naturel: 7-8 heures de sommeil par nuit (de préférence en rythme avec la lumière du jour), une activité physique régulière et des repas à heures fixes.

Par ailleurs, si vous souffrez de diabète de type 2, et que vous avez l’impression que votre sommeil est troublé (réveils fréquents, difficultés à s’endormir, pauses respiratoires durant le sommeil), il serait sans doute bon d’en parler avec votre médecin qui saura vous conseiller des mesures supplémentaires.