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Incontinence urinaire : des solutions existent

L’incontinence urinaire donne lieu à des pertes incontrôlables et involontaires d’urine, qui se produisent le jour ou la nuit. Il ne s’agit pas d’une maladie, mais d’un symptôme le plus souvent lié à un trouble physique, et elle est plus fréquente avec l’âge. On estime qu’elle touche globalement une femme sur quatre (et, à partir de 60 ans, au moins une sur trois). Les hommes sont deux fois moins nombreux à en être atteints, pour des raisons d’anatomie.

Encore trop peu de gens osent en parler à leur médecin. Or, dans la plupart des cas, il existe des solutions pour régler le problème ou pour le contrôler avec succès, même si l’incontinence dure depuis des mois ou même depuis quelques années.

PRÉVENIR L’INCONTINENCE URINAIRE

Voici quelques mesures permettant de prévenir ou de limiter l’apparition des symptômes de l’incontinence urinaire.

–  Garder ou retrouver un poids santé : cela permet d’éviter la pression constante que le surplus de poids exerce sur la vessie et les muscles qui l’entourent.

–  Renforcer les muscles du plancher pelvien: les femmes enceintes ont intérêt à pratiquer des exercices pour prévenir l’affaiblissement des muscles du plancher pelvien. A la suite de l’accouchement, celles qui ont des problèmes urinaires devraient aussi faire ces exercices et, si nécessaire, entreprendre une rééducation du plancher pelvien ( aussi appelé périnée ) chez un physiothérapeute ou un kinésithérapeute spécialisé.

–  Prévenir et soigner les troubles de la prostate : la prostatite ( inflammation de la prostate ), l’hypertrophie bénigne de la prostate ou le cancer de la prostate peuvent occasionner de l’incontinence. On peut la prévenir en soignant rapidement toute infection urinaire ou génitale.

Dès que l’on note des difficultés à uriner ( par exemple, une difficulté à amorcer la miction ou une réduction du jet urinaire ) ou, au contraire, des besoins urgents et fréquents d’uriner ( par exemple, se lever la nuit pour uriner ), il faut se faire examiner afin de vérifier si on souffre éventuellement d’une hypertrophie bénigne de la prostate. On peut dans ce cas recourir à divers traitements ( médicaments et plantes ).

Dans le cas du cancer de la prostate, l’incontinence peut résulter directement de la maladie. Cependant, le plus souvent, c’est un effet indésirable des traitements, comme la chirurgie ou la radiothérapie.

–  Ne pas fumer : une toux chronique peut entraîner une incontinence occasionnelle ou aggraver une incontinence existante liée à d’autres causes.

–  Prévenir la constipation : tant chez l’homme que chez la femme, la constipation peut causer de l’incontinence. Le rectum étant situé derrière la vessie, des selles bloquées risquent d’exercer une pression sur la vessie, et donc de provoquer des pertes d’urine.

–  Surveiller sa médication : des médicaments appartenant aux catégories suivantes peuvent, selon le cas, causer ou aggraver l’incontinence : les médicaments contre l’hypertension, les antidépresseurs, les médicaments pour soigner le cœur et le rhume, les relaxants musculaires, les somnifères.

–  Boire adéquatement : réduire la quantité de liquides que l’on consomme n’élimine pas l’incontinence. Il est important de boire suffisamment, sinon l’urine devient très concentrée. Cela risque d’irriter la vessie et de déclencher une incontinence par impériosité ( incontinence d’urgence ). Voici quelques conseils : éviter de boire beaucoup en peu de temps; en cas d’incontinence nocturne, réduire sa consommation de liquide le soir; ne pas trop boire dans des circonstances risquées ( en dehors de chez soi, loin des toilettes, etc. ).

–  Attention aux aliments irritants : cette mesure concerne les gens atteints d’incontinence urinaire d’urgence. Il faut idéalement réduire la consommation d’agrumes et de jus d’agrumes, de chocolat, de boissons contenant des substituts de sucre ( boissons « light » ), de tomates et de mets épicés, qui figurent parmi les produits irritants pour la vessie et stimulent donc sa contraction. Il faut également réduire ou éviter la consommation d’alcool, de café et d’autres boissons contenant de la caféine ( thé, cola ), car ils irritent la vessie.

–   Prévenir les infections urinaires : une infection urinaire chez une personne atteinte d’incontinence urinaire d’urgence ou sur le point de l’être peut provoquer des pertes d’urine. Mieux vaut veiller à prévenir les infections urinaires ou à les traiter rapidement.

Source : www.passeportsante.net / Illustration : Freepik, Macrovector

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Santé bucco-dentaire et tabac ne font pas bon ménage

Fumer est très néfaste pour la santé bucco-dentaire, en particulier pour la muqueuse buccale, pour les gencives et pour les dents. Bien des problèmes peuvent être évités grâce à une observation régulière et méticuleuse de l’intérieur de sa bouche et à des contrôles réguliers chez son dentiste ou hygiéniste dentaire.

La santé de notre bouche est étroitement liée à notre qualité de vie, à notre bien-être. Un mauvais état de santé buccal a un effet direct sur le bien-être de la personne, mais peut également être source de nuisance pour son entourage.

MALADIES BUCCO-DENTAIRES

Si vous souffrez de l’un des symptômes suivants, il est recommandé de consulter votre médecin-dentiste:

– mauvaise haleine ( phénomène également appelé halitose ) ;

– dents jaunes et tachées par les produits contenus dans la cigarette ;

– troubles du goût et de l’odorat ;

– sécheresse buccale, manque de salive ;

– perte d’élasticité des muqueuses : les tissus mous deviennent fibreux ; 

– déchaussement, mobilité des dents ( ou parodontite ) ;

– carie dentaire.

RISQUES ET MALADIES BUCCO-DENTAIRES

Le tabac influe sur la physiologie de la cavité buccale et entraîne des modifications importantes de l’écosystème buccal. Le cancer de la cavité buccale est étroitement lié à la consommation de tabac, cigarette, pipe ou tabac à chiquer. En Suisse, on enregistre annuellement quelque 1000 nouveaux cas de cancer de la bouche ou du pharynx ( carcinome oropharyngé ). Parmi ceux-ci, environ 400 personnes meurent dans les cinq années qui suivent le diagnostic – avant tout parce que les tumeurs situées au niveau de la langue, du palais et de la mâchoire sont diagnostiquées trop tardivement.

LES MALADIES PARODONTALES

La gingivite est une inflammation locale de la gencive causée par la présence de plaque dentaire ( biofilm ). Prise en charge à temps, cette affection est en principe complètement réversible, à condition que l’on applique une hygiène dentaire impeccable. Chez les fumeurs, elle peut évoluer vers une forme aiguë, douloureuse : la gingivite ulcéronécrosante.

La parodontite correspond à un stade d’inflammation plus avancé. Elle est caractérisée par la destruction des tissus de support autour d’une ou plusieurs dents. Les tissus de support se détachent graduellement de la dent et l’espace entre la dent et la gencive s’approfondit, entraînant la mobilité et le déchaussement des dents, qui apparaissent plus longues. La parodontite est souvent liée à la présence de tartre et de plaque dentaire au-dessous du rebord gingival. Il a été démontré que le risque de développer une parodontite est quatre fois plus élevé chez un fumeur. 

La carie dentaire est liée à la présence de bactéries cariogènes qui produisent des acides à partir des hydrates de carbone contenus dans les aliments. En principe, ces acides sont neutralisés par la salive. Une diminution du flux salivaire ou du pouvoir de neutralisation ainsi qu’une augmentation des bactéries résultent en une activité carieuse plus marquée.

GUIDE DE L’HYGIÈNE DENTAIRE

Il est très important de contrôler régulièrement, soi-même, l’intérieur de sa bouche. Il est tout aussi crucial d’avoir des contrôles réguliers ( au minimum une fois par an ) chez son dentiste ou hygiéniste dentaire. N’oubliez pas : plus tôt une lésion est détectée, plus grandes sont les chances de la soigner. 

Voici les deux principes de base pour conserver une bonne hygiène dentaire : 

– se brosser les dents trois fois par jour ( matin, midi, soir ), après chaque repas ;

– utiliser un moyen auxiliaire pour nettoyer les espaces interdentaires une fois par jour. Selon la situation, on utilise du fil dentaire, des brossettes interdentaires ou des bâtonnets en bois afin d’ôter toute trace de résidus alimentaires qui se logent entre les dents. 

La cigarette augmente non seulement les dépenses pour les soins médico-dentaires, mais elle agit aussi défavorablement sur le cours du traitement. Ainsi, les plaies après extraction dentaire, par exemple, guérissent sensiblement plus lentement chez les fumeurs. Dans le cas de la pose d’implants, les complications, en particulier au niveau de la mâchoire supérieure, sont nettement plus fréquentes: il peut s’agir par exemple d’une inflammation des tissus adjacents (péri-implantite), voire de la perte de l’implant. Le taux d’échec en implantologie est significativement plus élevé chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Toutefois, l’arrêt de la fumée permet d’envisager une évolution favorable.

Source : www.stop-tabac.ch / Illustration : Freepik

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L’alimentation de la femme enceinte influe sur les futures défenses immunitaires du bébé

Le microbiote fait une nouvelle fois la une : des médecins américains montrent aujourd’hui qu’une alimentation très grasse chez la future mère affaiblirait le microbiote intestinal de son bébé et influencerait ses futures défenses immunitaires.

On comprend chaque jour un peu mieux le rôle que peut jouer le microbiote, cette colonie de 90 000 milliards de bactéries peuplant surtout notre intestin, mais aussi la peau, les gencives, les narines ou le nez. Ce microbiote joue de multiples rôles dans l’organisme, qu’il s’agisse de la prévention de certaines maladies graves comme le diabète, du pilotage de notre système de défense contre les maladies, ou encore de sa capacité de pilotage de divers mécanismes cérébraux.

Sachant le rôle critique que peut jouer ce microbiote dans le développement de l’organisme, il a paru intéressant à un groupe de médecins américains d’étudier l’éventuelle influence de l’alimentation d’une femme enceinte sur le microbiote de son futur enfant. On sait en effet aujourd’hui que l’environnement in utero n’est pas stérile comme on le pensait naguère, et qu’une partie du microbiote est déjà présente dans le placenta ainsi que dans le liquide amniotique.

UN QUESTIONNAIRE TRÈS FOUILLÉ

C’est ainsi que les chercheurs ont tout d’abord sélectionné un groupe de 81 femmes enceintes représentatif de la population générale, dans le but de suivre leur alimentation dès le troisième trimestre de la grosses-se et jusqu’à quelques semaines après l’accouchement. Parallèlement, 82 autres « paires » mère-enfant, de caractéristiques identiques au premier groupe, allaient constituer un groupe de référence. 

Ces femmes enceintes ont dû répondre à un questionnaire extrêmement fouillé d’une trentaine de chapitres concernant la composition de leur alimentation et la fréquence à laquelle elles consommaient tel ou tel aliment. Cela allait de la présence éventuelle d’un régime spécial à la plus ou moins grande consommation de lait ou de produits laitiers dans leur alimentation quotidienne, en passant par la place du café, des jus de fruits, des sodas, des céréales ou encore de divers plats de pommes de terre. La présence plus ou moins importante de fruits et de légumes n’était pas oubliée, pas plus que celle des pâtes, du riz, de la viande ou encore du fromage.

DES BACTÉRIES MAJEURES

En ce qui concerne le microbiote des nouveau-nés, les chercheurs ont procédé à plusieurs reprises au prélèvement des premières selles (méconium) du nourrisson. Ces échantillons ont donné lieu à une analyse poussée, grâce à un profilage ADN destiné à identifier les diverses espèces de bactéries qui les composaient, et donc, indirectement, à déterminer leur qualité.

Ainsi, en passant en revue les échantillons analysés, les chercheurs ont été frappés de constater que l’abondance relative de plusieurs espèces semblait être directement corrélée à une alimentation plus ou moins grasse des futures mères. Plus exactement, un régime maternel très riche en graisse se traduisait, dans le microbiote du nourrisson, par une concentration plus élevée d’entérocoques et par une pauvreté notable en bactéroïdes. 

AVIS AUX FUTURES MÈRES

C’est bien là l’enseignement majeur de cette étude : dans la mesure où ces bactéries bactéroïdes jouent un rôle déterminant, une réduction sensible de leur concentration chez le nouveau-né peut avoir durablement des conséquences néfastes pour le développement de son système immunitaire. Les polysaccharides fabriqués par ces bactéries stimulent en effet la production de cytokines anti-inflammatoires, et contribuent à assurer une bonne immunité au niveau de la muqueuse gastrique. En outre, comme ces bactéroïdes participent directement à l’extraction de l’énergie disponible dans l’intestin, leur raréfaction peut entraver le rapide développement de l’enfant. Il est donc capital que les futures mères adoptent, même avant leur grossesse, de saines habitudes alimentaires si elles veulent assurer à leur progéniture des bénéfices à long terme.

Source : www.planetesante.ch / Illustration : iStock

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Huit conseils pour prévenir les blessures musculaires

Pratiquer une activité physique ne doit pas se faire sans règles, au risque de se blesser parfois gravement. Découvrez huit astuces pour éviter les blessures musculaires.

1. BIEN S’HYDRATER

L’effort physique engendre une perte hydrique parfois conséquente. Ces pertes d’eau se font soit par la transpiration qui régule la température du corps, soit par l’utilisation des réserves de glycogène lors de la production d’énergie indispensable à l’effort.

Il est recommandé de s’hydrater régulièrement, c’est-à-dire une à deux heures avant le début d’une activité physique, puis fréquemment au cours de l’effort et, enfin, lors de la phase de récupération.

La sensation de soif est un symptôme déjà avancé de déshydratation. Il ne faut surtout pas attendre de ressentir la soif pour boire. Des eaux alcalines, riches en minéraux, contribuent à tamponner l’acidité musculaire et à limiter les risques de crampes.

Si vos crampes s’accompagnent d’une fatigue accrue, d’irritabilité et de symptômes tels que le tremblement des paupières, vous pouvez également envisager de renforcer votre consommation d’aliments riches en magnésium, voire de recourir à des compléments alimentaires.

2. BIEN S’ALIMENTER

Une alimentation adaptée est indispensable à la pratique d’un sport. Certains régimes pauvres en sucres peuvent amener le corps à manquer d’énergie au cours de l’effort. Privé de carburant, le corps puise dans les muscles pour utiliser les stocks de protéines. Cette alternative n’est pas souhaitable, car elle entame la masse musculaire et affaiblit l’organisme.

Toute pratique sportive doit s’accompagner de connaissances de base en nutrition. Il faut privilégier les sucres lents dans la phase de préparation de l’exercice, tels que les pâtes, le pain, les céréales, le riz, de préférence à base de céréales complètes, ainsi que les sucres rapides juste avant et durant l’exercice, tels que les fruits, les barres de céréales ou le pain d’épices.

Maintenez un délai raisonnable de deux à trois heures ( selon les repas ) entre le repas et la pratique sportive. Respectez vos besoins journaliers en protéines et enrichissez vos repas de fruits et de légumes.

3. BIEN DORMIR

Le sommeil est l’un des facteurs clés de la performance des sportifs de haut niveau comme des sportifs amateurs. Source de repos et de récupération accrue, le sommeil permet de réguler les émotions et la satiété. C’est pourquoi les différentes phases du sommeil doivent être respectées. Une fatigue accumulée affaiblit l’organisme et le rend plus vulnérable aux blessures. Qu’il s’agisse d’une pratique sportive occasionnelle, comme en vacances, ou régulière, soignez vos heures de sommeil en période de pratique, quantitativement et qualitativement. 

4. AVOIR UN ENTRAINEMENT ADAPTE

Les blessures musculaires sont le signal que le corps ne travaille pas dans des conditions favorables. Il est recommandé de ne pas négliger la phase d’échauffement progressif avant de se lancer dans le vif du sujet. Cela permet aux muscles de se préparer à l’effort sans passer brutalement du repos à l’activité.

La charge d’entraînement doit être adaptée à votre rythme de vie. Imposer une activité physique à un organisme ponctuellement affaibli peut aggraver les symptômes de fatigue et la survenue de blessures. Un repos choisi de courte durée peut parfois éviter un repos forcé de longue durée.

5. NE PAS REPRENDRE UNE ACTIVITE PHYSIQUE SANS PROGRESSIVITE

Toute pratique sportive ponctuelle à l’occasion des vacances, comme la pratique du ski, de la randonnée ou du VTT, doit être considérée comme une charge d’activité physique inhabituelle pour le corps. N’hésitez pas à pratiquer des exercices de renforcement musculaire légers mais réguliers avant les vacances, ainsi que des séances d’assouplissement. Ce genre de mesures permet de garantir des vacances sportives bénéfiques et de minimiser largement les risques de blessure.

6. ECOUTER SES SIGNAUX CORPORELS

Certaines blessures musculaires plus graves impliquant des lésions ( déchirement, claquage, etc. ) peuvent avoir été précédées de blessures plus légères qui n’ont pas été prises en compte. Un signal de douleur musculaire n’est pas un handicap, mais un service que vous rend votre corps pour vous faire part de la nécessité de prendre des précautions à un moment bien choisi. Faire taire la douleur et poursuivre votre activité physique habituelle n’est pas la solution à adopter. Toute guérison musculaire est favorisée par la faculté à écouter ces signaux et à les accepter avec patience.

7. BIEN CHOISIR SON EQUIPEMENT

Que vous pratiquiez un sport régulièrement ou ponctuellement, il est important de ne pas faire d’économies sur la qualité du matériel que vous emploierez. En course à pied par exemple, l’utilisation à répétition de chaussures de basse qualité sans amorti peut infliger des chocs supplémentaires à un organisme déjà traumatisé par l’effort et favoriser l’apparition de blessures musculaires. N’hésitez pas à consulter des médecins spécialisés, comme des ostéopathes, des rhumatologues ou des médecins du sport, si votre pratique sportive nécessite une adaptation particulière à votre profil.

8. S’ETIRER REGULIEREMENT

Les différents spécialistes ne s’accordent pas sur les bienfaits des étirements. Pour certains, il s’agit d’une nécessité, et pour d’autres, les étirements à chaud endommagent les fibres musculaires. Pour être bénéfiques, les étirements doivent être bien conduits et ne pas être appliqués à un muscle douloureux. Les étirements peuvent redonner de l’amplitude fonctionnelle, réduire le risque de blessures et améliorer la force. Leur avantage réside également dans leurs capacités relaxantes par une libération des tensions accumulées dans les muscles, celles-ci pouvant être à l’origine de blessures si l’organisme est soumis à un effort trop brutal. Le recours à des professionnels de l’activité physique peut là aussi s’avérer judicieux pour accompagner son corps dans l’effort.

Source : www.passeportsante.net / Illustration : Freepik, Macrovector

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Régime spécial insomnies et troubles du sommeil

L’insomnie fait partie des troubles du sommeil et est relativement fréquente en Suisse. Ce trouble peut être très handicapant et se caractérise par une difficulté à s’endormir, par des réveils nocturnes, par un sentiment de fatigue dès le réveil, par des troubles de la concentration durant la journée, etc. Adopter une alimentation adéquate, qui plus est au repas du soir, peut permettre d’éviter une carence en sérotonine et de favoriser l’endormissement.

LES POINTS ESSENTIELS DU RÉGIME SPÉCIAL INSOMNIES ET TROUBLES DU SOMMEIL 

• Consommer des aliments riches en tryptophane ;

• Manger des pâtes le soir ou d’autres équivalents à index glycémique élevé ;

• Eviter les repas copieux et gras au repas du soir ;

• Eviter de boire du café ou de l’alcool dans la soirée ;

• Faire le plein d’oméga-3.

BIENFAITS D’UNE ALIMENTATION ADAPTÉE AU REPAS DU SOIR

Une alimentation adaptée le soir a de nombreux bienfaits, elle permet de :

• Favoriser l’endormissement ;

• Avoir un sommeil récupérateur ;

• Eviter les réveils nocturnes ;

• Avoir plus d’énergie au quotidien ;

• Améliorer les capacités cognitives altérées par la fatigue ;

• Augmenter la vigilance et diminuer l’anxiété et l’irritabilité au quotidien.

ALIMENTS RICHES EN TRYPTOPHANE

Le lactosérum, appelé aussi protéine de petit-lait, et les graines de citrouille pourraient être des aliments intéressants pour ceux qui souffrent d’insomnie. Ils contiennent beaucoup de tryptophane, favorable au sommeil, et peu d’autres acides aminés. Cela permet une meilleure concentration sanguine de tryptophane. Selon une étude scientifique, la consommation en soirée de protéines de petit-lait riches en alpha-
lactalbumine améliore la vigilance matinale et l’attention diurne, signes d’un meilleur sommeil. A noter que pour mieux profiter du tryptophane et des graines de citrouille, il vaut mieux les consommer avec une source de glucides, comme les fruits ou les produits céréaliers.

Beaucoup d’autres aliments sont riches en tryptophane, comme la viande, la volaille et le poisson. Mais ceux-ci contiennent aussi beaucoup d’autres acides aminés, qui entrent en compétition avec le tryptophane et, par conséquent, limitent son passage dans le cerveau.

MANGER DES PÂTES LE SOIR, ET DES ALIMENTS À INDEX GLYCÉMIQUE ÉLEVÉ

En cas d’insomnie, il serait bénéfique, à l’occasion du repas du soir, d’avoir un bon apport en glucides à index glycémique élevé, c’est-à-dire qui provoquent une importante hausse de l’insuline. Dans le même temps, il est important de consommer des protéines et du gras. Ce type de repas devrait être consommé quatre heures avant le coucher. Cette recommandation va à l’encontre de ce que l’on conseille pour la santé en général, à savoir privilégier les glucides à index glycémique bas. Mais il s’agit ici d’une recommandation pour le repas du soir seulement et pour les personnes qui souffrent d’insomnies. Les aliments énumérés ci-dessous doivent être consommés avec modération pour ne pas nuire à la santé cardiovasculaire, à la glycémie et au poids. Il est important malgré tout d’apporter un minimum de protéines au repas du soir. On peut alors privilégier les légumineuses, le tofu et, en petite quantité, les produits laitiers.

LES ALIMENTS À INDEX GLYCÉMIQUE ÉLEVÉ À CONSOMMER LE SOIR SONT :

• Pains élaborés à base de farine blanche : baguette, pain de mie, biscottes, etc. ;

• Pâtes alimentaires bien cuites ;

• Couscous ;

• Riz blanc, vermicelles de riz, risotto, etc. ;

• Gnocchis ;

• Jus de légumes ;

• Pommes de terre ;

• Tapioca ;

• Miel ;

• Barres de céréales ;

• Sucre roux ou cassonade.

MANGER DES FRUITS LE SOIR

Manger des fruits le soir a plusieurs avantages. En effet, la majeure partie des fruits ont un index glycémique moyen à élevé, ce qui favorise l’endormissement. De plus, leur teneur intéressante en vitamines et minéraux permet de lutter contre les carences qui peuvent être responsables des troubles du sommeil. Enfin, c’est une excellente manière de terminer le repas sans que celui-ci soit trop copieux, ce qui favoriserait aussi l’insomnie.

POUR LUTTER CONTRE L’INSOMNIE, VOICI LES FRUITS À INTÉGRER AU REPAS DU SOIR :

• Fruits secs ;

• Dattes ;

• Figues ;

• Melon ;

• Banane ;

• Fruits en conserve ;

• Compote de fruits ;

• Jus de fruit.

LE RÔLE DES OMÉGA-3

Il existe aussi une relation positive entre le taux de sérotonine et le taux d’acides gras oméga-3. En excès, ces derniers contribuent au vieillissement des neurones et nuisent à la transmission des messagers chimiques du cerveau. Cela peut évidemment perturber le sommeil. A noter que pour maximiser l’effet des oméga-3 dans l’organisme, il faut éviter l’excès d’oméga-6, d’acides gras saturés et de gras trans.

• Sources d’oméga-3 à privilégier : poissons gras ( saumon, truite, maquereau, flétan, sardines ), huile et graines de lin, huile et graines de chanvre, huile de colza, noix.

• Sources d’oméga-6 à consommer avec modération : huiles de maïs, de tournesol, de carthame et de soja, vinaigrettes et mayonnaises commerciales, etc.

• Sources de gras saturés à consommer avec modération : viandes grasses, peau des volailles, fromage, crème, beurre, etc.

•   Sources de gras trans à éviter : margarine dure, biscuits, beignets, gâteaux, panure, pâte à tarte, feuilletés, croissants, plats industriels déjà préparés, etc.Source : www.passeportsante.net / Illustration : Freepik

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Le point sur les médicaments qui aident à arrêter de fumer

En arrêtant de fumer, vous pouvez ressentir des troubles ( symptômes de sevrage ) tels que le besoin impérieux de fumer, la prise de poids, l’irritabilité, la dépression, l’anxiété, les troubles de la concentration ou l’insomnie. Des médicaments peuvent atténuer, voire faire disparaître ces troubles, et ils doublent vos chances de succès.

La synthèse de plus de 100 études scientifiques portant sur plus de 40 000 fumeurs prouve que les médicaments suivants doublent à peu de chose près les chances d’arrêter de fumer après un an :

– substituts nicotiniques ;

– varénicline ;

– bupropion ;

– cytisine.

Tous ces médicaments comportent également des effets secondaires ; il est donc nécessaire de se renseigner auprès de son médecin ou de son pharmacien avant de commencer un traitement.

Malgré l’aide apportée par ces médicaments dans le processus du sevrage tabagique, certains fumeurs affirment que prendre un substitut nicotinique, c’est remplacer une dépendance par une autre. Voici ce que l’on peut en dire.

a) Le caractère addictif d’un produit dépend de la vitesse de passage de la nicotine dans le sang et dans le cerveau. La cigarette est beaucoup plus addictive que les chewing-gums, tablettes, inhalateurs ou patchs ( timbres ) de nicotine. 

En effet, la nicotine inhalée dans la fumée passe très vite dans le sang via les poumons, et ce pic de nicotine déclenche la libération rapide de dopamine dans le cerveau. Cette stimulation rapide du système de récompense est associée au plaisir de fumer et au caractère addictif des cigarettes. Le chewing-gum ou le patch de nicotine diffusent la nicotine bien plus lentement et sont donc moins addictifs que la cigarette. Personne n’est accro au patch, et l’addiction à la gomme est rare ( moins de 1 % des usagers ). Les modèles actuels les plus fréquents d’e-cigarettes diffusent la nicotine moins rapidement que la cigarette et sont donc moins addictifs.

b) La combustion est de loin la manière la plus toxique de consommer de la nicotine. En fumant, on inhale des centaines de substances toxiques présentes dans la fumée. Ces produits sont absents si l’on utilise la nicotine sans la fumer.

Une autre objection est souvent rapportée par les fumeurs : « Je n’ai pas besoin d’un médicament pour arrêter. » Ces médicaments doublent environ les chances de succès et ils atténuent les troubles causés par le manque de nicotine ( symptômes de sevrage ). Pourquoi inutilement souffrir et risquer la rechute ? On peut faire l’analogie avec les anti-douleurs: ces produits sont là pour améliorer votre qualité de vie durant un temps.  

Enfin, certains fumeurs craignent les effets secondaires de ces médicaments. Cela dit, les substituts nicotiniques ont peu d’effets secondaires, et ces effets sont banals.

Quant au bupropion et à la varénicline, ils ont des effets secondaires, qui doivent néanmoins être mis dans la balance avec les risques bien plus importants liés au tabagisme ( cancers, maladies cardiovasculaires et pulmonaires, influence sur vos enfants, etc. )

Source : www.stop-tabac.ch / Illustration : Freepik

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Trois critères pour reconnaître un enfant hyperactif

On parle beaucoup de l’hyperactivité et on a l’impression que tous les enfants agités, turbulents ou parfois tout simplement pas très bien élevés sont hyperactifs. Or l’hyperactivité, c’est bien plus que cela. Quelques clés pour s’y retrouver.

QU’EST-CE QUE L’HYPERACTIVITÉ ?

L’hyperactivité ou TDAH, trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité, est assez complexe à diagnostiquer. Pourquoi est-ce si difficile à déceler ? Tout simplement parce qu’il n’existe pas de marqueurs biologiques que l’on pourrait retrouver lors une simple analyse.

On sait aujourd’hui qu’environ 5 % de la population ( une fille pour trois ou quatre garçons ) est touchée – sans compter les nombreux adultes qui ignorent qu’ils le sont. C’est d’ailleurs souvent lors du diagnostic de son enfant qu’un parent réalise qu’il est lui aussi hyperactif. Il y a donc une part d’hérédité, mais pas uniquement : l’environnement, la pollution, l’alimentation et la vie intra-utérine comptent aussi. Un dysfonctionnement au niveau de la dopamine est également observé. Mais quels sont les principaux symptômes caractéristiques de l’hyperactivité ?

L’AGITATION

On se cantonne souvent au seul symptôme de l’agitation pour dire qu’un enfant est hyperactif, mais attention, car les hyperactifs ne sont pas toujours agités et il est dès lors plus difficile encore d’établir un diagnostic. Les filles hyperactives, par exemple, papillonnent, sont plus souvent rêveuses qu’agitées, ce qui ne les empêche pas de souffrir de ce trouble malgré tout.

L’enfant hyperactif agité bouge sans cesse, ne tient pas assis, se lève en permanence de sa chaise, monte sur sa table. Il est impossible de le canaliser. Tout petit, on parlait de lui comme d’un bébé très tonique ! Bref, pour lui et pour son environnement proche, la vie en classe est très compliquée. 

Ces symptômes peuvent constituer des traits de caractère habituels chez l’enfant ou des signes réactionnels à un contexte particulier, une période de transition. C’est uniquement lorsque ces symptômes deviennent un handicap pour l’enfant – que ce soit dans son apprentissage scolaire, ses relations sociales, sa vie quotidienne – et provoquent une souffrance durable qu’il peut s’agir d’un TDAH et qu’une prise en charge peut être envisagée.

L’INATTENTION

Cette agitation ne s’arrête pas une fois à la maison : l’enfant se tortille, tapote des pieds, grimpe partout… Le sommeil lui-même est parfois entrecoupé ou difficile à trouver. L’enfant hyperactif est incapable de se concentrer et parvient rarement à finir une tâche qu’il a entreprise. Il change sans cesse d’activité, saute du coq à l’âne.

Les spécialistes reconnaissent que l’entrée à l’école primaire révèle souvent la pathologie, car l’enfant que l’on croyait jusqu’à présent vif et brillant a du mal à entrer dans la lecture et le graphisme, deux activités qui réclament calme et concentration. Les devoirs du soir deviennent vite une véritable épreuve.

L’IMPULSIVITÉ

Pas facile pour les parents de comprendre et de contrôler un enfant hyperactif. L’impulsivité est un autre symptôme qui permet de reconnaître ce trouble. L’enfant veut tout, tout de suite, et exige des réponses immédiates, coupe les conversations, n’écoute ni les conseils ni la personne qui va tenter de le canaliser. Il passe devant tout le monde, veut toujours être le premier. Il n’a peur de rien !

Il n’hésite pas non plus à interrompre les adultes, ses professeurs, veut que l’on réponde à toutes ses interrogations et se met même souvent en danger pour obtenir ce qu’il veut ou atteindre son objectif. Très rapide, trop rapide sans doute, il tombe et casse souvent les choses. Ce symptôme peut toutefois devenir un moteur s’il est utilisé à bon escient : on sait que de nombreux chefs d’entreprise ou sportifs de haut niveau sont hyperactifs.Source : www.passeportsante.net / Illustration : Freepik, Macrovector

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La méditation de pleine conscience pour soulager la maladie

Se recentrer sur l’instant présent sans porter de jugement, voilà le principe de la méditation de pleine conscience. Une pratique qui aide de nombreux patients à mieux vivre avec leur maladie, qu’elle soit physique ou psychique.

En écrivant le célèbre « Carpe diem », le poète Horace ne réalisait sans doute pas qu’il posait le principe de la méditation de pleine conscience. Conçue par le biologiste moléculaire Jon Kabat-Zinn en 1959, cette pratique s’inspire de la méditation bouddhiste et du yoga. Mais elle marque tout de même une rupture, puisqu’elle est laïque et vise à venir en aide aux patients grâce à des programmes spécifiques.

La définition de la méditation de pleine conscience est la suivante : diriger son attention sur le moment présent, sans porter de jugement. On peut également la définir comme étant le contraire du phénomène du « pilote automatique », qui correspond à ce qui nous arrive continuellement lorsque notre attention vagabonde entre les pensées sans que nous en soyons conscients. Elle permet de compenser la frénésie du quotidien et d’acquérir une liberté intérieure, en prenant de la distance vis-à-vis de nos réactions et de nos émotions.

AMÉLIORER LA QUALITÉ DE VIE DU PATIENT

Beaucoup d’hôpitaux universitaires proposent la méditation de pleine conscience ( ou mindfulness ) à leurs patients. Cette pratique n’a pas la prétention de guérir, mais plutôt de diminuer le stress, l’anxiété ou les symptômes dépressifs liés à la pathologie. Elle est préconisée pour accompagner des maladies physiques comme le cancer ou les maladies chroniques. Dans le domaine des troubles psychiques, la mindfulness est souvent indiquée, car elle permet à celui qui la pratique de se mettre en position de témoin de ses propres pensées, émotions et réactions. De nombreuses études montrent l’amélioration de la santé mentale des participants à différents programmes de pleine conscience. Cette efficacité concerne entre autres les addictions, les troubles du comportement alimentaire, l’insomnie ou encore le trouble de la personnalité borderline. A chaque maladie, physique ou mentale, correspond un programme de pleine conscience spécifique.

ÉVITER LES RECHUTES DÉPRESSIVES

Parmi ces programmes, la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience, ou MBCT, s’est montrée particulièrement efficace contre la rechute dépressive. Au-delà de deux ou trois rechutes, la dépression peut être déclenchée en l’absence d’un stress majeur, une baisse légère et transitoire de l’humeur pouvant suffire. La plupart des individus essaient de comprendre d’où vient cet état et de résoudre le problème qui en est à l’origine. Ces tentatives conduisent à des ruminations dépressives qui accélèrent et facilitent la rechute. Pour enrayer ce cercle vicieux, la méditation de pleine conscience aide à reconnaître ces ruminations. Les participants sont invités à les observer avec curiosité, sans réagir, en attendant qu’elles s’éloignent. Plusieurs études indépendantes ont montré l’efficacité de cette pratique : on estime que le risque de rechute diminue de 50 %, soit la même efficacité que celle des médicaments antidépresseurs.

Sans être un remède miracle, la méditation de pleine conscience permet de mieux vivre avec sa maladie. Des recherches montrent même que cette pratique impacterait le fonctionnement et la taille du cerveau ! Des études neuroscientifiques qui n’en sont encore qu’à leurs balbutiements, mais qui pourraient bien encourager l’engouement général pour la mindfulness.

PRATIQUE : MODE D’EMPLOI

La méditation de pleine conscience, ça s’apprend. Et comme tout apprentissage, cela demande du temps et de l’entraînement. Pour les personnes souffrant d’un problème clinique et qui souhaitent mieux gérer leurs souffrances à travers la pratique de la méditation, il est vivement recommandé de suivre un programme encadré par un instructeur. Les associations MBSR Suisse ( mbsr-verband.ch ) et l’Association pour le développement de la mindfulness ( association-mindfulness.org ) publient sur leurs sites un annuaire d’instructeurs ayant suivi un cursus solide. Généralement, il faut compter environ 600 francs pour un programme de huit semaines.

Vous préférez vous initier seul( e ) à la méditation ? Choisissez un endroit calme, asseyez-vous dans une position confortable et droite. Respirez normalement et portez votre attention sur votre respiration sans la modifier. Observez les sensations qui l’accompagnent. Votre attention sera détournée par une pensée ou une sensation indépendante de votre respiration. C’est normal. Constatez simplement cette distraction sans vous blâmer, ne cherchez pas à l’interpréter. Redirigez votre attention sur votre respiration. Commencez par pratiquer cet exercice 10 minutes par jour, augmentez ensuite à 15 minutes, puis 20. Observez votre expérience et soyez patient.

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Manque de sommeil, un risque pour la santé

Les nuits perturbées ne font pas que nous priver des nombreux effets positifs du sommeil ; elles ont aussi d’autres conséquences indésirables. Somnolence, dépression et obésité sont quelques-uns des maux qui guettent les mauvais dormeurs. 

Se pourrait-il que le manque de sommeil tue ? Si cette idée semble exagérée, il est vrai que dormir insuffisamment augmente la mortalité. En effet, la carence de sommeil accroît les risques d’hypertension, de maladies cardiovasculaires et de diabète. Au quotidien, les conséquences sur le physique et le psychique se font ressentir. Nous l’avons tous expérimenté : lorsque nous avons peu ou mal dormi, nous nous retrouvons sans énergie au réveil. Rien d’étonnant à cela puisque le manque de repos affecte l’endurance et entraîne une baisse des performances physiques.

Plus grave encore, la somnolence altère le jugement et empêche d’évaluer correctement les risques encourus. Elle devient ainsi une cause importante d’accidents, notamment au volant : selon le Bureau suisse de prévention des accidents ( BPA ), la somnolence serait à l’origine de 10 à 20 % des accidents de la route.

PRISE DE POIDS ET MORAL EN BERNE

Les nuits agitées promettent de sombres lendemains. La mémoire qui flanche, un manque de concentration, mais aussi un caractère irritable et des troubles de l’humeur sont souvent le lot de ceux qui n’ont pas leur compte de sommeil. A noter que la fatigue est aussi un signe connu de la dépression : une majorité de personnes qui souffrent de cette maladie se plaignent d’insomnie. Il est vrai que, lorsque l’on passe ses nuits à ruminer, l’endormissement est souvent tardif et le réveil très matinal.

Côté poids, la carence de sommeil n’est pas sans conséquences. Le manque de sommeil altère l’équilibre entre les hormones qui interviennent dans la prise de poids. Il prive ainsi d’une première hormone, la leptine, qui refrène l’appétit et qui est sécrétée par les cellules graisseuses pendant le sommeil. Les mauvaises nuits paralysent donc en partie ce frein qui empêche de trop manger. Elles entraînent également la production d’un surcroît d’orexine, une hormone qui réduit la fatigue tout en incitant à manger pour le seul plaisir, même lorsqu’on n’en ressent pas le besoin. En fin de compte, quand nous dormons mal, la faim augmente et nous avons tendance à grignoter entre les repas. Rien de tel pour accumuler les kilos.

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Les bienfaits de l’altitude

Vivre ou séjourner à moyenne altitude est bénéfique, surtout si l’on y fait de l’exercice. Un constat particulièrement intéressant pour les personnes qui souffrent d’obésité ou d’hypertension, ainsi que pour les personnes âgées.

Dans l’inconscient collectif, l’altitude est synonyme de risque pour la santé. Il est vrai que plus on grimpe, plus la pression barométrique – c’est-à-dire la pression de l’oxygène contenudans l’air – diminue, ce qui amoindrit la quantité d’oxygène disponible pour nos poumons et notre organisme. C’est ce que l’on nomme « l’hypoxie hypobare ». Pour compenser, notre respiration s’accélère. Cela entraîne une hyperventilation qui réduit la teneur en CO2des vaisseaux sanguins ( l’hypocapnie ). En outre, dormir en altitude augmente le risque d’apnée du sommeil et d’hypertension.

Il suffit souvent de passer une nuit dans un refuge à 3000 m pour commencer à souffrir de céphalées, de nausées, d’insomnies ou de vertiges qui caractérisent le mal des montagnes. Et si l’on s’élève au-dessus de 4000 m, on risque d’avoir des œdèmes pulmonaires et cérébraux.

PERTE DE POIDS

Toutefois, à des altitudes modérées ( entre 1000 et 1800 m ), la baisse de pression en oxygène dans l’air ambiant a de multiples bienfaits sur la santé. Elle entraîne dans l’organisme certains mécanismes proches de ceux que l’on retrouve chez les sportifs de haut niveau qui s’entraînent en condition d’hypoxie ( manque d’apport en oxygène au niveau des tissus de l’organisme ) pour améliorer leurs performances.

Nul besoin d’être un athlète pour profiter de ces bénéfices. Pour tout un chacun, faire de l’exercice en état d’hypoxie accroît la perfusion ainsi que l’oxygénation des muscles et augmente la relaxation des vaisseaux sanguins. Cela peut avoir un effet positif chez les personnes ayant de l’hypertension. Si ce trouble a tendance à s’aggraver avec l’altitude, il s’atténue au contraire quand on y fait de courts séjours. Il suffit de rester trois jours à 2500 m ou quelques heures à 4500 m pour voir sa tension artérielle diminuer. De même, rien de tel que la montagne pour lutter contre l’obésité. En faisant de l’exercice en altitude, les personnes en surpoids, qui ont souvent des difficultés à courir, voire à marcher longtemps sans douleurs, peuvent augmenter leurs dépenses énergétiques. De plus, comme l’hypoxie réduit l’appétit, elle peut potentiellement faire diminuer la masse grasse et la masse maigre, et favoriser la perte de poids.

Les avantages ne s’arrêtent pas là, puisque l’altitude réduit les processus inflammatoires, diminue la rigidité des parois artérielles et, chez les diabétiques, elle améliore la sensibilité à l’insuline. D’ailleurs, des études ont montré que dans les populations vivant à plus de 1000 m, la proportion d’individus obèses est inférieure à celle que l’on trouve en plaine.

BAISSE DE LA MORTALITÉ

L’altitude semble aussi retarder ou contrebalancer plusieurs pathologies associées au vieillissement, car elle réduit les facteurs de risque cardiovasculaire, tout en augmentant les capacités physiques et le bien-être. Une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Zurich, portant sur plus d’un million et demi de Suisses, a d’ailleurs démontré que ceux qui vivent à moyenne altitude diminuent de 22 % leur risque de mourir d’un infarctus et de 12 % celui de succomber à une attaque cérébrale. De son côté, une équipe autrichienne a observé une diminution de la mortalité du cancer du côlon chez les hommes et du cancer du sein chez les femmes. Des constatations analogues ont été faites aux Etats-Unis.

Quand on n’a pas la chance de vivre en montagne, on a donc tout intérêt à y séjourner. Et lorsqu’on habite en plaine, mieux vaut marcher ou courir sur les hauteurs plutôt qu’au bord du lac.

CONSEILS PRATIQUES

Pour bénéficier des effets protecteurs de l’altitude sur notre cœur et nos vaisseaux et, plus généralement, sur notre organisme, il est recommandé de monter entre 1000 m et 1500 m et d’y faire de l’exercice à intensité modérée, par exemple de la marche à plat avec bâtons, du ski de fond, du VTT ou de la natation. De temps en temps, il faut alterner des exercices plus intenses comme la course et la marche en côte ou, lorsqu’on est âgé, accélérer sur quelques pas.

Par ailleurs, il est conseillé aux personnes hypertendues de limiter la durée des séjours en altitude et aux personnes souffrant d’obésité de faire des exercices de faible intensité et d’éviter la marche en descente. Enfin, pour les seniors, les séjours prolongés doivent se faire à altitude modérée.

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