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Articles par DirectCare

La rentrée scolaire – Stress et alimentation – Les deux font la paire

Le stress engendre-t-il forcément une prise de poids? Quelles sont les vraies questions à se poser?

Ai-je vraiment faim? Pourquoi ai-je envie de manger? Parce que je suis triste, je me sens seul, je me sens moche, nul(le) ou peut-être parce que j’ai besoin d’une récompense, par habitude devant la télévision. D’ailleurs, je ne sais pas bien ce que j’ai mangé, je l’ai mangé trop vite et mon esprit était ailleurs.

Pourquoi mange-t-on facilement les produits gras et sucrés en excès?

Parce que ce sont aux graisses que l’on doit la saveur des aliments. La graisse fond dans la bouche, rend la texture des aliments plus onctueuse et les aliments plus délectables. Les principaux accusés: les graisses saturées comme le beurre et la crème. Quant aux produits sucrés, ils nous procurent du bien-être en libérant des neuro-hormones apaisantes.

Le comportement alimentaire est parfois dépendant des émotions, du moins chez les personnes prédisposées, ce qui peut être considéré comme néfaste. L’état psychologique de l’individu influence sa capacité à perdre du poids, ou à en prendre.

Lorsqu’un stress apparaît, cet état d’angoisse et de nervosité plus ou moins conscientisé va générer un mal-être. Or, la prise de nourriture apaise cet état par ses effets calmants. D’autres activités orales comme mâcher du chewing-gum ou manger du chocolat, par exemple, peuvent aussi le procurer.

Le grignotage est donc une réponse fréquente au stress et se trouve souvent, lorsqu’il est répétitif, à l’origine d’une prise de poids.

Certains individus sont très sensibles aux stimuli extérieurs, c’est-à-dire à la profusion et à la diversité des aliments appétissants à disposition en toutes circonstances et à toute heure, et à la publicité télévisée bien construite sur les produits alimentaires industrialisés. Des études scientifiques récentes ont d’ailleurs prouvé que le matraquage publicitaire envers les enfants et les adolescents modifie leur comportement alimentaire de façon néfaste.

Source: www.planetesante.ch

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La rentrée scolaire – Migraine; la prise de tête!

Bien que parfois invalidants, les maux de tête (que les médecins appellent céphalées) sont souvent bénins et ne nécessitent généralement pas d’examens complémentaires. Il existe de très nombreux types de maux de tête, dont l’un des plus connus est la migraine.

Bien que parfois invalidants, les maux de tête (que les médecins appellent céphalées) sont souvent bénins et ne nécessitent généralement pas d’examens complémentaires. Il existe de très nombreux types de maux de tête, dont l’un des plus connus est la migraine.

Brève description

La migraine est l’une des céphalées les plus fréquentes. Elle concerne 12% de la population occidentale. Elle se manifeste par des épisodes de maux de tête intenses, souvent associés à des nausées, des vomissements, une intolérance au bruit et à la lumière. Sans traitement ou avec un traitement inapproprié, les crises durent de 4 à 72 heures. Des facteurs psychologiques, hormonaux, climatiques, alimentaires ou liés au mode de vie peuvent déclencher une crise. Lorsque les maux de tête s’accompagnent de troubles de la vue, de troubles sensitifs (fourmillement d’une partie du corps) ou du langage, on parle de migraine avec aura. L’aura précède généralement l’apparition des douleurs. Plus rarement, l’aura peut être isolée et ne pas être suivie de maux de tête.

La migraine sans aura est la forme la plus fréquente.

Symptômes

La douleur apparaît progressivement d’un ou des deux côtés de la tête, souvent la nuit ou au réveil. D’autres symptômes peuvent également être présents:

  • des nausées, parfois des vomissements,
  • une intolérance au bruit, à la lumière et aux odeurs,
  • une fatigue, des difficultés de concentration, une irritabilité.

En cas d’aura, on peut aussi observer ou ressentir:

  • un scintillement devant les yeux,
  • des fourmillements,
  • un trouble du langage.

Causes et facteurs de risques

Il n’y a pas de cause particulière de la migraine. En revanche, il existe une prédisposition familiale, surtout chez les femmes.

Les personnes (surtout les femmes) dont un membre de la famille souffre ou a souffert de migraine ont un risque plus important d’en souffrir également.

Traitement

Le traitement des crises de migraine est avant tout médicamenteux. Il s’agit soit d’analgésiques simples qui peuvent être achetés sans ordonnance en pharmacie, soit de médicaments spécifiques, dénommés «triptans», obtenus sur prescription médicale.

Les crises peuvent devenir de plus en plus fréquentes et même chroniques. Il y a alors un risque de prendre trop ou trop souvent des médicaments, ce qui paradoxalement peut aggraver les maux de tête.

La migraine (surtout avec aura) augmente légèrement le risque d’attaque cérébrale chez la femme de moins de 45 ans, particulièrement si elle est associée à la prise de contraceptifs oraux (pilule) et au tabagisme. La survenue d’un infarctus cérébral est une complication extrêmement rare de la migraine avec aura.

Prévention

Pour prévenir la survenue d’une crise migraineuse, il est parfois possible d’éviter ou de limiter certains facteurs déclenchants (facteurs qui provoquent des crises ou augmentent leur fréquence) comme les changements du rythme de vie, les variations du temps de sommeil ou du comportement alimentaire, ainsi que les émotions fortes.

En cas de crises fréquentes et invalidantes, il est possible de prendre un traitement médicamenteux de fond (traitement de longue durée, administré aussi entre les épisodes de migraine) pour diminuer le nombre et l’intensité des crises.

En fonction des informations recueillies et de l’examen physique, le médecin pourra demander des prises de sang (à la recherche d’une maladie inflammatoire ou infectieuse), un scanner cérébral (à la recherche d’une tumeur, d’un infarctus ou d’une hémorragie) ou encore une ponction lombaire (en cas de suspicion de méningite).

Sources: www.planetesante.ch

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La rentrée scolaire – Jusqu’où repousser les limites du cerveau

Le dopage pour les muscles, le bistouri pour les rondeurs, et voilà qu’arrive la neuroamélioration pour le cerveau, un ensemble de méthodes destinées à améliorer nos capacités cérébrales. Le phénomène pose de nombreuses questions scientifiques et éthiques.

 

Les neurosciences peuvent-elles nous aider à développer nos capacités cérébrales, voire à en créer de nouvelles? C’est en tout cas l’objectif d’un ensemble de techniques biomédicales regroupées sous le terme de «neuro-amélioration». Pour l’être humain, la quête de la performance physique n’est pas nouvelle. Que ce soit au moyen de l’apprentissage, d’outils d’appoint ou de substances comme l’alcool ou le café, il a depuis longtemps cherché à repousser ses limites. «Dès l’Antiquité, les athlètes grecs mettaient des branches de romarin dans leurs cheveux et espéraient ainsi courir plus vite», sourit le bioéthicien Bernard Baertschi, de l’Université de Genève. Le progrès scientifique aidant, des méthodes de neuro-amélioration plus efficaces ont vu le jour. «Initialement développées depuis une dizaine d’années dans un but thérapeutique, elles sont désormais étudiées chez les sujets sains», note Stefano Carda, neuropsychologue au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). «Mais pour l’instant, les résultats demeurent vagues et contradictoires», prévient le médecin. De quelles méthodes parle-ton? Il s’agit principalement de la prise de substances chimiques, même si l’on assiste aujourd’hui à l’arrivée de nouveaux outils, notamment des appareils destinés à stimuler le cerveau par des impulsions électriques.

Médicaments détournés

Parmi les molécules employées, les stimulants cognitifs ou neurostimulants, en particulier le méthylphénidate, le modafinil et les amphétamines, sont de loin les plus populaires. Le premier est plus connu sous le nom de Ritaline©, un médicament développé dans le but de soigner les troubles aigus de l’attention et de l’hyperactivité chez l’enfant. Pourtant, ses effets sur le sujet sain sont encore discutés: au mieux, un léger effet de renforcement de la mémoire à long terme a été observé chez quelques sujets.

Quant au modafinil, molécule initialement prescrite aux narcoleptiques pour les maintenir éveillés, elle semble plus efficace. En plus d’un effet sur l’éveil, on a observé une amélioration de plusieurs fonctions cognitives chez les sujets en privation de sommeil. Dernière classe de neurostimulants, les amphétamines sont connues pour consolider la mémoire, mais les résultats ne sont pas toujours reproductibles.

Mais qui utilise toutes ces molécules? Difficile à dire: seuls les Etats-Unis et l’Allemagne établissent des statistiques sur ce phénomène. «Des enquêtes ont établi qu’environ un étudiant américain sur six a déjà eu recours à des neurostimulants», signale Stefano Carda. En Allemagne, 5% des hommes salariés seraient concernés. En Suisse, une première enquête publiée en février estime qu’environ 3% des étudiants y auraient recours.

 

Casque cérébral

Autre méthode de neuro-amélioration: l’utilisation d’appareils qui stimulent le cerveau grâce à des champs magnétiques ou électriques. Placés sur le crâne, ils génèrent ainsi des courants électriques de faible intensité qui vont agir sur les neurones les plus superficiels du cerveau. En fonction de la fréquence à laquelle on applique les stimulations, on augmente ou on freine l’activité des neurones. La stimulation électrique, plus confortable et moins onéreuse, devrait en particulier connaître un certain essor dans les années qui viennent. Dans un article publié en automne dernier dans le quotidien britannique The Guardian, le neuropsychologue Vaughan Bell entrevoit même ce qu’il nomme «la fin de l’ère Prozac»: une modération des traitements médicamenteux au profit notamment de tels appareils de stimulation.

Quoi qu’il en soit, leur application à la neuro-amélioration est déjà en marche: sur Internet, plusieurs marques vendent déjà des appareils de stimulation électrique transcrânienne, et des coaches vous guident dans leur utilisation.

L’éthique en question

La neuro-amélioration soulève une multitude de questions d’ordre éthique. En France, le Comité national consultatif d’éthique vient d’émettre un rapport à ce sujet. Il rappelle notamment que, faute d’étudier les effets à long terme, on ne sait pas grand-chose des effets indésirables de ces méthodes. Ce qui n’empêche pourtant pas «d’utiliser la Ritaline© sans certitude quant à ses bénéfices, alors qu’on sait en revanche qu’elle peut provoquer des problèmes cardiaques, voire détruire des cellules cérébrales!», prévient Stefano Carda.

La question de la dépendance et de l’addiction va inévitablement se poser. La modulation des capacités de mémoire et d’apprentissage fait notamment intervenir les mêmes circuits neuronaux que ceux impliqués dans les phénomènes d’addiction aux drogues. Bernard Baertschi y voit également un éventuel problème d’érosion du caractère. «Si l’on associe une pilule à chaque difficulté, même minime, on finit par perdre notre capacité à faire face à la moindre adversité», prédit le philosophe.

Pour ses partisans, la neuro-amélioration relève de la responsabilité individuelle. On peut toutefois opposer à cet argument que les risques de coercition sont réels: on pourrait forcer certaines personnes à accepter la neuro-amélioration dans un cadre judiciaire, militaire ou plus simplement chez des enfants dont les parents exigeraient de meilleures performances.

Neuro-améliorations personnelles et chirurgicales

On peut également améliorer ses performances cérébrales soi-même, grâce au «neurofeedback». Avec un dispositif de type électroencéphalogramme (EEG), on visualise l’activité électrique de ses neurones sur un écran d’ordinateur. Il devient dès lors possible de modifier en temps réel sa propre activité cérébrale. Une étude a ainsi démontré que des ophtalmologistes se formant à la microchirurgie, après avoir suivi huit sessions de neurofeedback EEG, apprenaient plus rapidement la technique et opéraient plus vite que ceux qui n’avaient pas suivi de neurofeedback! Autre méthode de neuro-amélioration, la stimulation cérébrale profonde (SCP) consiste à implanter chirurgicalement des électrodes dans le cerveau à des endroits bien précis et à les relier à un stimulateur réglable implanté sous la peau. Utilisée depuis une trentaine d’années pour lutter contre certaines maladies neurologiques, cette méthode risquée paraissait encore inimaginable pour la neuro-amélioration il y a peu. Mais la situation va sans doute changer: une enquête menée auprès de 300 neurochirurgiens américains en 2011 a montré que 54% des répondants étaient convaincus que la SCP serait bientôt utilisée en neuro-amélioration.

 

Source: www.planetesante.ch

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10’000 pas par jour!

Combien de pas faites-vous chaque jour? L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande d’en effectuer 10’000 quotidiennement. Cela peut paraître énorme, mais la plupart d’entre nous en faisons environ la moitié (4’000 à 6’000) au cours d‘une journée normale. Cela signifie qu’il suffit d’ajouter quotidiennement 4’000 à 6’000 pas par jour pour atteindre le nombre fixé par l’OMS, ce qui correspond à environ 30 minutes d’activité.

La marche reste le meilleur moyen d’atteindre cet objectif. Marcher ne coûte rien, ne nécessite aucun équipement particulier, seulement un léger changement de nos habitudes. Par exemple:

• Partir un peu plus tôt le matin pour faire une partie du chemin à pied et faire de même au retour le soir;

• Garer sa voiture à plusieurs rues de son travail et accomplir le reste du trajet d‘un bon pas;

• Sortir un quart d‘heure après le déjeuner ou le dîner pour faire un tour dans le quartier;

• Faire une partie de ses courses dans un commerce de proximité où l‘on se rend à pied plutôt que dans des hyper ou supermarchés lointains qui obligent à prendre la voiture;

• Préférer le plus souvent possible l‘escalier à l‘ascenseur ou à l‘escalier mécanique.

Afin d‘éviter une éventuelle démotivation, on peut rechercher la compagnie de collègues de travail, d‘amis, de voisins qui vont nous accompagner dans cette marche: à plusieurs, l‘exercice est moins contraignant et d‘autres idées de parcours peuvent naître. Vous pouvez également vous munir d’un podomètre. Des applications vous proposent cette option sur certains smartphones, et les nouvelles montres connectées en sont également équipées. Si vous choisissez une autre activité que la marche, sachez que:

• 1 minute de vélo = 150 pas

• 1 minute de natation = 96 pas

• 1 minute de marche normale = 90 pas

Recommandations en matière d’activité physique

L‘activité physique et le sport revêtent un rôle important pour la santé et la performance dans toutes les tranches d‘âge. Pour les sédentaires, chaque acte qui augmente leur activité physique compte et produit un effet direct. Il faut donc entrecouper les longues périodes de station assise. Par exemple, sur votre lieu de travail, faites des pauses régulières et levez-vous pour téléphoner. Par ailleurs, l‘activité physique déploie un effet positif sur le bien-être psychique et la qualité de vie. Les personnes actives vivent plus longtemps. L‘âge venant, elles sont aussi en meilleure forme intellectuelle et ont besoin de moins de soins. Chez les enfants, l‘activité régulière leur donne une meilleure forme physique, plus de bienêtre psychique et une ossature plus vigoureuse, sans compter l‘influence bénéfique sur leur poids corporel et sur le profil de risque lié aux maladies cardiovasculaires et métaboliques.

 

Les adolescents devraient faire une heure d‘activité physique par jour, et les enfants nettement plus encore. Par ailleurs, les jeunes gens devraient pratiquer plusieurs fois par semaine des activités qui consolident leurs os, stimulent le coeur et la circulation, renforcent les muscles, conservent la souplesse et améliorent la coordination.

Les adultes, dans l’idéal, devraient faire de l‘exercice d‘intensité moyenne pendant deux heures et demie par semaine au moins. Cette recommandation de base peut être remplacée par la pratique d‘un sport ou d‘une activité physique intense pendant une heure et quart, ou par une combinaison de ces deux conseils. L‘idéal est de répartir ses efforts sur plusieurs jours de la semaine. Il est recommandé aux personnes déjà actives physiquement d‘entraîner également leur endurance, leur force et leur souplesse pour améliorer encore leur santé, leur bien-être et leurs performances.

Les personnes d‘un certain âge. Il existe toutefois de très grandes différences entre les personnes âgées. Les seniors que l‘on qualifie de robustes peuvent suivre plus ou moins les recommandations s’appliquant aux adultes. Ceux qui sont plus fragiles, ou en perte d‘autonomie, souffrent souvent de plusieurs maladies, de troubles fonctionnels et d‘un manque de vitalité. Les recommandations doivent donc être adaptées à chaque situation. Le plus important est que les aînés fassent autant d‘exercice que possible, même s‘ils n‘arrivent pas à atteindre la recommandation de base.

 

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Les massages thérapeutiques

Le toucher est probablement la plus ancienne forme de thérapie naturelle. Certains auteurs affirment qu’il fait partie de nos gènes tant le geste de porter sa main sur une zone sensible et de la frotter est inné chez l’être humain. Pratiqué en Orient comme en Occident, le massage remonte à la nuit des temps. La massothérapie moderne a simplement perfectionné et raffiné le toucher pour qu’il devienne une approche structurée de prévention, de relaxation et de traitement.

La massothérapie englobe une panoplie de techniques. Malgré des différences de philosophie et de types de manipulations, elles partagent plusieurs points communs. Ainsi, les principaux objectifs de la massothérapie sont de favoriser la détente (musculaire et nerveuse), la circulation sanguine et lymphatique, l’assimilation et la digestion des aliments, l’élimination des toxines, le bon fonctionnement des organes vitaux et l’éveil à une conscience psychocorporelle. La massothérapie se pratique surtout à l’aide des doigts et des mains, mais aussi avec les pieds, les coudes et même les genoux. Selon la technique utilisée, les manoeuvres peuvent être appliquées sur tout le corps ou sur une seule partie. On pourra se consacrer surtout à la peau et aux muscles ou aller plus en profondeur vers les tendons, les ligaments et les fascias, ou encore viser des points spécifiques situés le long des méridiens d’acupuncture. Bien qu’on puisse facilement répertorier plus de 100 techniques différentes de massage et de travail corporel, on peut les regrouper en 5 principales catégories:

1) La tradition européenne de masso-kinésithérapie, basée sur les principes occidentaux d’anatomie et de physiologie et la manipulation des tissus mous, dont le massage suédois, constitue la méthode classique;

2) La tradition moderne nord-américaine, également basée sur les principes occidentaux d’anatomie et de physiologie, mais qui intègre une dimension psychocorporelle aux concepts traditionnels. En font partie le massage californien, le massage Esalen, le massage néo-reichien et le massage neuromusculaire;

3) Les techniques posturales, visant à remodeler la structure corporelle par une rééducation de la posture et du mouvement, comme l’intégration posturale, le Rolfing, le Trager et le Hellerwork;

4) Les techniques orientales, basées entre autres sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise, comme le massage Tui na, l’acupression, le shiatsu, la réflexologie et le Jin Shin Do;

5) Les thérapies énergétiques, inspirées d’anciennes pratiques de guérison utilisant l’imposition des mains, comme le toucher thérapeutique, le Reiki et la polarité.

 

Applications thérapeutiques de la massothérapie

La massothérapie convient à la plupart des gens, des tout petits aux personnes âgées. Ses effets, qui peuvent être apaisants ou énergisants, pourraient diminuer l‘excitabilité nerveuse, soulager les affections causées par le stress (dont les maux de dos, la migraine, l’épuisement et l’insomnie), accroître la circulation sanguine et lymphatique et entraîner un état de bien-être général. Dans les cas suivants, les bénéfices de la massothérapie ont pu être démontrés dans des études cliniques:

• réduction des risques de blessure au périnée au moment de l‘accouchement,

• diminution de l‘anxiété,

• amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de cancer,

• contribution au traitement de la dépression,

• contribution au soulagement des douleurs lombaires.

Quelques contre-indications

Bien que le massage ne présente pas de risques pour la plupart des individus, il existe certaines contreindications. Par exemple, il est contre-indiqué en cas de fièvre. Il est aussi fortement déconseillé de pratiquer le massage sur le site d’une infection, d’une plaie récente ou en phase de guérison, d’une inflammation aiguë ou d’une ecchymose. En ce qui concerne le travail corporel en profondeur, il va beaucoup plus loin qu‘un massage de relaxation et peut avoir des effets déstabilisants chez des personnes fragiles sur le plan émotif. Puisque le massage augmente la pression artérielle et abaisse le rythme cardiaque, il doit être précédé et suivi d’une évaluation de ces paramètres quand il est effectué sur des patients sensibles à ces modifications. En cas de troubles circulatoires (phlébite, thrombose, varices), cardiaques (artériosclérose, hypertension, etc.) et de diabète, il convient d‘obtenir un avis médical.

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Les pharmacies comme portail vers le système de santé

Le domaine d’activité des pharmaciens est en pleine évolution. Une étude réalisée récemment auprès de 1’200 habitants par l’institut de sondage gfs.bern, à la demande de la société faîtière des pharmaciens suisses (PharmaSuisse), dresse un bilan de la perception des pharmacies par la population, en mettant l’accent sur le rôle des pharmaciens et la confiance en leur activité et les services proposés.

 

Les pharmacies comme premier point d’accès au système de santé

Une majorité de Suisses considère les pharmacies comme un premier point de contact très apprécié, en raison notamment de leurs offres avantageuses et de leurs solutions simples et rapides. Les pharmacies sont particulièrement sollicitées pour des problèmes de santé mineurs et des maladies sans complication. Les habitants de notre pays témoignent aux pharmaciens une grande confiance , au même titre que les professionnels de santé hautement qualifiés comme les médecins et les hôpitaux. Des questions relatives à l’évolution du rôle du pharmacien dans le futur apportent des réponses particulièrement intéressantes. Ainsi, 48% des personnes interrogées seraient favorables à un modèle d’assurance-maladie dans lequel la première clarification des problèmes de santé serait effectuée en pharmacie (contre 44% qui s’y opposent). De plus, 58% des personnes interrogées sont tout à fait ou plutôt d’accord que des médicaments sur ordonnance soient délivrés par le pharmacien sans consultation médicale préalable, contre 35% des personnes tout à fait ou plutôt en désaccord. Ces éléments confirment que la majorité de la population perçoit les pharmacies comme moteur de la baisse des coûts de santé. Des prestations très concrètes, telles que les contrôles de tension artérielle et du taux de cholestérol ou les vaccins, sont sollicitées par les personnes interrogées. D’une manière générale, le rapport prix/prestation en pharmacie est jugé comme bon à très bon par 80% de la population. La maîtrise des coûts de notre système de santé reste au centre des débats politiques; il est dès lors souhaitable que les résultats de cette étude soient pris en considération en faisant abstraction des intérêts particuliers des différents prestataires de soins (pharmaciens, médecins, hôpitaux,…) et que le rôle des pharmaciens soit à l’avenir renforcé.

 

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Vive les vacances!

Vous serez nombreux cet été à partir en vacances. Quelle que soit votre destination, voici quelques informations utiles qui vous permettront d’en profiter en toute sérénité.

Bien préparer ses vacances en famille

Partir en voyage avec ses enfants sans mettre en danger leur santé et en évitant au maximum les mauvaises surprises sont la priorité de tous les parents. Pour répondre aux questions que suscitent les départs en vacances, voici les conseils du Pr Blaise Genton, médecin-chef au Service des maladies infectieuses du CHUV et à la Policlinique Médicale Universitaire à Lausanne.

Peut-on voyager dans n’importe quelle partie du monde avec ses enfants?

On peut aller partout, mais le type de séjour doit être adapté à l’enfant, à sa capacité à supporter la chaleur, l’altitude et l’effort. On ne voyage toutefois pas avec un bébé de moins de six semaines en avion.

De manière générale, il faut prendre les précautions suffisantes pour assurer le confort de son enfant: il est important de ne pas l’exposer au soleil entre 11 et 15 heures, de bien le protéger du soleil (port de vêtements anti-UV, chapeau, lunettes de soleil, crème solaire) et des moustiques (qui peuvent transmettre des maladies comme la malaria, la dengue ou la fièvre jaune), de lui donner à boire régulièrement pour éviter tout risque de déshydratation (qui survient plus rapidement chez l’enfant) et de faire preuve de bon sens. On n’emmène pas un tout jeune enfant marcher des kilomètres dans le désert! Les activités aussi doivent être adaptées à sa résistance physique, en fonction de son âge.

N’y a-t-il jamais de restrictions médicales selon l’état de santé de l’enfant?

Il peut y en avoir, comme pour les adultes. Mais les enfants souffrent moins de maladies chroniques. Le cas échéant (présence d’asthme, par exemple), il faut avoir avec soi les médicaments nécessaires, en quantité suffisante et à plusieurs endroits (dans la valise et dans le bagage à main). Il peut être également utile de faire rédiger un certificat médical à son pédiatre (ou une ordonnance) qui indique la maladie et les substances génériques des médicaments prescrits.

Quelles autres précautions faut-il prendre?

Dans le cas où l’on n’allaite pas son bébé, il faut pouvoir préparer un biberon en tout temps dans des conditions d’hygiène satisfaisantes. Si l’on prévoit des trajets en voiture, il faut s’équiper d’un siège-bébé adapté à son âge. En avion, des «baby-baskets » sont généralement mises à disposition. Lors de la descente (en vue de l’atterrissage), il convient de veiller à ce que l’enfant ait de quoi téter ou mâcher pour égaliser les pressions dans l’oreille. S’il a un petit rhume, il est conseillé de prévoir des gouttes nasales, la climatisation dans les avions pouvant assécher ses muqueuses.

Que faut-il faire si l’enfant tombe malade à l’étranger?

Il est préférable de consulter rapidement un médecin. Au retour, en cas de fièvre, il faut tout de suite aller chez son pédiatre. La malaria, par exemple, se traite très bien, à condition d’être traitée assez vite!

Est-il moins risqué de partir pour un court séjour que pour une longue durée?

Pas vraiment, non. Contrairement à ce que les parents croient souvent, l’enfant s’adapte plus facilement lorsque le séjour est long. Il a le temps de trouver des repères et des habitudes, notamment en termes de sommeil.

Qu’en est-il de la vaccination des enfants lorsqu’on envisage de s’envoler vers un pays lointain?

L’enfant doit être à jour de ses vaccins de routine. Pour recevoir des vaccins tropicaux, il doit être âgé de 9 mois au moins, comme pour celui de la fièvre jaune, par exemple. Certains vaccins sont spécialement recommandés chez les enfants (vaccin contre la rage).

En effet, ces derniers sont souvent très attirés par les animaux qu’ils rencontrent et sont tentés de les toucher ou de jouer avec. Les effets secondaires potentiels des vaccins sont les mêmes que chez l’adulte. Mais la peur de la piqûre, avec parfois la nécessité de faire plusieurs injections, reste certainement l’obstacle le plus important à dépasser.

Ne partez pas sans une bonne pharmacie de voyage

Avant de remplir votre trousse à pharmacie, voici quelques conseils. Selon votre destination, votre âge, celui de vos enfants et vos éventuelles pathologies, parlez-en avec votre médecin ou votre pharmacien. Dans certains cas, et même si vous êtes en parfaite santé, un traitement préventif s’impose (notamment des vaccins). Vous devrez adapter le contenu de votre trousse à la destination, mais également à la durée de votre voyage, et préférer, si possible, les formes solides (pastilles, comprimés, gélules). Sur la base du tableau ci-dessous, demandez l’aide de votre pharmacien pour constituer une trousse à pharmacie personnalisée. Vous trouverez également dans votre pharmacie divers produits utiles: des comprimés pour la désinfection de l’eau, préservatifs, ciseaux, une pince à épiler, des épingles à nourrice, une couverture de survie, une lampe de poche et des bas de contention pour jambes lourdes en cas de vols long-courriers.Tableau medi

La turista pendant les vacances, un mauvais souvenir?

La turista (ou diarrhée du voyageur), l’un des désagréments les plus fréquemment associés aux voyages à l’étranger, peut rapidement transformer vos vacances de rêve en véritable cauchemar. Loin d’être une fatalité, elle peut être évitée à l’aide de quelques règles élémentaires et prise en charge de manière efficace. Au banc des accusés, des bactéries ou des virus présents dans l’alimentation. Le changement d’habitudes alimentaires et le manque d’hygiène sont également responsables de la diarrhée du voyageur. Selon les destinations, on estime que 20 à 50% des voyageurs sont touchés.

Les symptômes se caractérisent par des crampes abdominales, des nausées, de la fièvre, la présence de sang dans les selles et un inconfort général, et surviennent généralement vers le 3e ou 4e jour du séjour. Souvent sans gravité, ils durent environ 4 jours. Si vous observez des symptômes plus graves (douleurs abdominales violentes, forte fièvre, déshydratation), consultez immédiatement un médecin. Les pays humides et chauds présentent un risque plus élevé, et pour cause: le développement des agents pathogènes se fait plus rapidement et l’hygiène fait défaut, notamment dû à une mauvaise épuration de l’eau.

L’hygiène avant tout!

Il est important de respecter les mesures d’hygiène usuelles. Petite piqûre de rappel:

1) Hygiène personnelle: veillez à n’utiliser que de l’eau potable pour vous laver les dents, et à vous laver les mains avant chaque repas et après chaque passage aux toilettes.

2) Hygiène alimentaire:                                                                                           a. Si l’eau disponible n’est pas embouteillée et encapsulée ou désinfectée, faites-la bouillir et ne mettez pas de glaçons dans vos boissons. Pour les aventuriers, il existe des capsules pour désinfecter l’eau (mais le goût est mémorable!). Le lait, ainsi que tous les produits laitiers, doivent être pasteurisés.                                                                                                                  b. Il ne faut pas consommer de viande, de poisson ou de fruits de mer crus ou peu cuits. De même, ne mangez que des légumes cuits. Veillez à éplucher vous-même les fruits crus. Faites également attention aux sorbets.

 

Des solutions existent

Si, malgré ces précautions, vous n’avez pas réussi à y échapper, des solutions existent pour vous aider à passer ce mauvais cap. Pensez tout d’abord à boire beaucoup d’eau, de boissons sucrées, et, si nécessaire, de boissons réhydratantes. La perte en eau et en sels minéraux est en effet particulièrement importante en cas de diarrhée aiguë et peut conduire à la déshydratation. Les inhibiteurs de la motilité intestinale réduisent le besoin d’aller aux toilettes. Les probiotiques agissent aussi bien sur les causes que sur les symptômes de la diarrhée: ils en diminuent la durée, restaurent la flore intestinale et en régularisent son activité. Un traitement antibiotique peut éventuellement être envisagé sur prescription médicale.

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Vive les vacances – 2ème partie

Méduses, oursins, poissons: comment soigner les piqûres de bord de mer?

Nager en mer, plonger: des activités fort agréables, mais pas sans risques. Que faire si l‘on se coupe avec du corail? Ou si l‘on se fait piquer par une méduse, un oursin, un poisson venimeux?

Vacances à la mer

Qui dit vacances à la mer, dit baignade… et qui dit cohabitation avec la faune aquatique dit piqûres, coupures et autres oursins plantés dans le pied. Petit tour d’horizon de quelques maux d‘eau et de leurs remèdes avec le Pr Blaise Genton du service des maladies infectieuses du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).

Contre les méduses, l‘eau chaude

En amont, il faut de la prudence. «Evitez les plages où la présence de méduses est signalée, recommande le Pr Genton. De même, observez la mer avant de vous y baigner, les méduses évoluant généralement en bancs. Enfin, les habits comme les t-shirts de surf utilisés pour se protéger du soleil évitent une majorité de piqûres.»

Si, malgré ces précautions, vous êtes piqué, commencez par racler la peau avec un objet non coupant, une carte de crédit, par exemple. Cela détachera les tentacules que la méduse aurait pu laisser sur vous. Il faut ensuite plonger les zones piquées dans de l‘eau chaude durant une demi-heure. «Attention, n‘utilisez pas d‘eau douce froide, prévient le médecin, elle ferait éclater les poches à venin qui auraient pu rester sur la peau.

Quant à la chaleur, elle ne doit pas causer de brûlure: ne dépassez pas 45°C. L‘élévation de la température est cependant précieuse, car elle dissout les protéines du venin injecté par la méduse.» Une piqûre de méduse provoque une douleur accompagnée de rougeurs à l‘endroit où ses filaments ont touché la peau. Ces symptômes se dissipent en 24 à 48 heures. Une pommade de cortisone peut soulager la douleur

Oursins au vinaigre

On se protège des oursins en portant des sandalettes ou des bottes de plongée… et surtout en faisant attention où l‘on marche. Il existe des oursins de différentes tailles. Certains sont venimeux et leur piqûre fera un peu plus mal. «Soigner une piqûre d‘oursin est simple, explique le spécialiste. Enlevez d‘abord les grosses épines, puis plongez les parties du corps piquées dans du vinaigre pendant une demi-heure. Les épines sont constituées de calcaire et le vinaigre les dissoudra.» Si la partie du corps touchée n‘est pas facilement immergeable, on peut lui appliquer des compresses imbibées de vinaigre.

Des poissons à éviter

Les poissons venimeux diffèrent selon les régions. En Europe, on trouve des vives et diverses raies. Dans le Pacifique et l’océan Indien, les menaces sont les raies, les rascasses venimeuses et les poissons-pierre (la piqûre de ces derniers cause une douleur terrible).

Aucun n’est mortel, hormis des cas exceptionnels chez l‘enfant. «Si l’on vous prévient qu’il y a de tels poissons là où vous vous baignez, regardez vraiment où vous mettez les pieds, conseille le Pr Genton. Les poissons-pierre, par exemple, se camouflent efficacement, mais peuvent être vus si l’on est attentif. Il en va de même pour les raies. Les rascasses, quant à elles, piquent plutôt les plongeurs.» Les venins de ces poissons sont dits thermolabiles, c’est-à-dire destructibles par la chaleur. Le traitement en cas de piqûre est donc analogue à celui des piqûres de méduses. Il faut appliquer de l’eau (la plus chaude possible), et ce jusqu’à une heure et demie dans le cas d’une atteinte par un poisson-pierre.

Coraux coupants

Les coupures dues aux coraux sont fréquentes chez les plongeurs inexpérimentés et les snorkelers débutants. «En plongée, ces derniers s‘agitent souvent, explique Blaise Genton, oubliant ce qui les entoure, ou alors ils cherchent à s‘appuyer pour remettre leur masque et se coupent.» Une combinaison d‘une certaine épaisseur (pour les plongeurs) et des palmes ou des bottines (pour les snorkelers) limitent les dégâts. Mais «le conseil le plus important est de maîtriser sa flottabilité en apprenant bien à plonger», précise le spécialiste. Si l‘on se coupe, la peau s‘irrite rapidement, car le corail y libère des spores. A nouveau, il faut rincer à l‘eau chaude. Il est possible que ces blessures s‘infectent, il faut donc les suivre de près. Du fait du gonflement progressif, il est normal que l‘état des plaies semble d‘abord s‘aggraver. En l’absence d’amélioration après quatre à cinq jours, il faut envisager un traitement antibiotique. La guérison totale de ces coupures nécessite une quinzaine de jours.

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Soleil, ami ou ennemi?

Si le soleil recharge nos batteries, il est aussi responsable du vieillissement de notre peau. Avec l’arrivée des beaux jours, la tentation est forte, pour certains, de s’allonger au soleil. Pour d’autres, l’exposition de la peau lors de séances d’UV fait partie de la préparation aux vacances. Enfin, il y a ceux qui considèrent que le bronzage est essentiel pour avoir bonne mine. Mieux vaut toutefois rester mesuré et prudent, car, malgré les campagnes de prévention, le nombre de cancers de la peau en Suisse double tous les vingt ans.

Mélanome, des gestes simples pour protéger sa peau

Les cancers cutanés sont en constante augmentation en Suisse. Dans ce domaine, notre pays détient même le triste record d’être, après la Norvège, le plus touché en Europe. Pourtant, dans la plupart des cas, il suffirait de se protéger du soleil et de limiter les séances de solarium pour éviter l’apparition de ces tumeurs cutanées.

Capital soleil

Lorsque l’on évoque le cancer de la peau, on pense aussitôt à ces taches brunes de forme irrégulière qui caractérisent le mélanome. Il s’agit en effet du cancer cutané le plus dangereux, car ses métastases peuvent rapidement atteindre le système lymphatique, les ganglions et le système sanguin.

Il existe toutefois deux autres formes de cancers de la peau, beaucoup plus fréquentes, mais moins graves: les carcinomes basocellulaires et spinocellulaires, qui se manifestent par des petits nodules, s’agrandissent et ont une surface lisse pour les premiers, rugueuse pour les seconds. Evoluant plus lentement que le mélanome, ils se développent plutôt à partir de 50 ans. Quelle que soit leur forme, les cancers cutanés sont, dans 80% des cas, provoqués par l’exposition aux rayons ultraviolets (les 20% restants sont d’origine génétique ou proviennent de causes encore inconnues). Nous naissons en effet tous avec un «capital soleil» qui nous permet de lutter contre les effets néfastes des UV. Une fois ce patrimoine épuisé, la peau ne peut plus se protéger contre les agressions, et les cellules endommagées sont mal réparées ou ne peuvent plus l’être.

Bien choisir sa crème solaire

Pour éviter d’en arriver là, il faut donc protéger sa peau des rayons solaires. «Il n’est pas question de dire qu’il faut arrêter de se mettre au soleil, souligne le dermatologue lausannois Renato Panizzon. Il faut plutôt adopter l’attitude des habitants des pays méditerranéens et ne pas s’exposer entre 11 et 15 heures.»

Lorsque le soleil brille, mieux vaut rester à l’ombre, revêtir T-shirt, short et chapeau, sans oublier de mettre des lunettes de soleil pour se protéger les yeux et d’enduire de crème solaire les parties du corps non protégées.                                                                              A ce sujet, le professeur Panizzon recommande les produits contenant des filtres physiques, qui renferment des micropigments. Certes, ils ont l’inconvénient de laisser un petit film blanchâtre sur la peau, mais ils sont moins nocifs pour l’être humain et l’environnement que les filtres chimiques qui, par ailleurs, peuvent provoquer des allergies. Il conseille même aux femmes de choisir des produits comme ceux renfermant des micropigments teints qui «protègent du soleil, tout en conférant une peau bronzée». Quoi qu’il en soit, il ne suffit pas de s’enduire de crème  niquement le matin avant d’aller à la plage ou de partir en randonnée. Car sous l’action du vent, de l’eau et de la transpiration, les crèmes solaires perdent peu à peu leur effet protecteur.

Double ration d’UV

Le soleil n’est toutefois pas le seul en cause; les adeptes du solarium sont aussi exposés aux UV. Ils reçoivent surtout des UVA, qui sont certes moins nocifs que les UVB, mais «favorisent aussi, à la longue, le développement des cancers de la peau», commente le dermatologue. En effet, contrairement à ce que prétendent les promoteurs des lampes à bronzer, «il n’existe pas de bons rayons. Les UV restent des UV.» En outre, les personnes qui se font bronzer artificiellement sont aussi celles qui aiment ensuite s’exposer au soleil; elles reçoivent donc une «double ration » d’UV. Les femmes âgées entre 15 et 35 ans étant les plus nombreuses à fréquenter les solariums, on peut craindre que «l’augmentation des cancers de la peau soit encore plus importante dans la population féminine. » Le spécialiste conseille donc aux femmes d’éviter le solarium, «non seulement à cause du cancer cutané, mais aussi pour que leur peau ne finisse pas par ressembler à celle d’une prune séchée».

Lorsque l’on s’observe et que l’on découvre des taches suspectes, il est important, surtout en cas de mélanome, de se faire traiter au plus tôt, car plus la tumeur est épaisse, plus elle devient dangereuse. En revanche, lorsqu’elle est enlevée précocement, le «taux de guérison est proche des 100%». Les femmes ont d’ailleurs «un meilleur pronostic, notamment parce qu’elles consultent plus rapidement que les hommes». Renatto Panizzon leur recommande donc «d’examiner le dos de leur mari ou de leur partenaire et, en cas de doute, de les envoyer chez un dermatologue».

Etes-vous des drogués du bronzage?

Les plaisirs provoqués par l’exposition au soleil peuvent conduire à une forme d’addiction. Une étude expérimentale menée par des chercheurs américains laisse penser que le bronzage peut devenir une pratique addictive. Ces conclusions permettent notamment de comprendre pourquoi, en dépit de tous les risques sanitaires qu’elle comporte, l’exposition aux rayons ultraviolets (UV) artificiels ou solaires demeure une pratique à ce point répandue. Et pourquoi le bronzage reste un objectif rituel pour des dizaines de millions de personnes à travers le monde: au-delà de la dimension purement esthétique, on retrouve, dans ces comportements, la dimension plaisir/autodestruction qui caractérise le processus de l’addiction. Les chercheurs ont exposé des souris rasées à la lumière UV cinq jours par semaine, pendant six semaines. Un modèle d’exposition équivalant à 30 minutes d‘exposition, pour une personne à la peau claire, au soleil de Floride durant l‘été.

L’euphorie des endorphines

Chez les rongeurs, cette exposition induit une augmentation de la synthèse de certaines substances, notamment d’endorphines de type bêta, bien connues pour déclencher un sentiment d‘euphorie, comparable à celui ressenti avec la prise d’opiacés. Les souris montraient également une plus forte tolérance à la douleur.

De tels résultats suggèrent que la production de ces endorphines naturelles (source d’une sensation de bien-être, voire d’euphorie) est potentialisée par l‘exposition aux UV.

Souris «accros»

Le processus ainsi déclenché entraîne une modification des seuils de la douleur et un renforcement des «circuits de récompense », deux phénomènes qui sous-tendent l’état de dépendance et que les chercheurs constatent chez leurs souris devenues «accros au bronzage ». Ils soulignent toutefois que les souris sont des animaux qui préfèrent généralement l’ombre à la lumière, ce qui interdit toute extrapolation hâtive à l’homme. Les résultats de ce travail convergent néanmoins avec une série d’autres travaux et d’observations, qui utilisent le terme de tanorexie pour décrire cette addiction au bronzage.

Une addiction du paraître

La tanorexie est une addiction comportementale sans substances chimiques, résume le Dr Patrick Moureaux, spécialiste de dermatologie et co-auteur d’un ouvrage sur le sujet. Notre peau est aujourd’hui plongée dans la nébuleuse de l’hypermarché du paraître, devenue ainsi dépendante. Il est impératif d’exprimer un visage jeune et pétillant en permanence. Le bronzage donne cette illusion. Notre représentation narcissique est sous influence. Les sensations de bien-être, procurées par l’exposition solaire naturelle ou artificielle, propulsent le consommateur dans une spirale consumériste, compulsive, infernale, croissante et non maîtrisable, ritualisant sa vie, et ce, malgré la connaissance des risques encourus (photo vieillissement précipité, cancers cutanés, …), répondant ainsi à la notion d’addiction comportementale.

En finir avec le soleil

Comment sortir de cette addiction? Il est impératif de tout mettre en oeuvre pour ne pas rentrer dans l’addiction grâce à une pédagogie préventive précoce. «Le biotope familial devra être conscient de réduire tout comportement visible et lisible à haut risque sanitaire, afin de minimiser toute reproduction de la part de l’adolescent», explique le Dr Moureaux. «Une législation rigoureuse doit maîtriser l’accès aux centres de bronzage. Les UV sont considérés par l’OMS comme des agents cancérigènes de niveau 1, potentialisant le risque de cancers cutanés.» Pour le traitement curatif, le spécialiste préconise les techniques de thérapies cognitives et comportementales sur une longue période (au moins six mois). «Ces techniques sont basées sur l’accès, par paliers intentionnels progressifs, à une motivation exprimée et assistée, conduisant le patient à la cessation de toute exposition solaire  pathologique», explique-t-il. Le risque de rechute est très important. C’est pourquoi un accompagnement du patient par une équipe psychologique entraînée est souvent nécessaire pour assurer la garantie de son sevrage.

 

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Un ventre plat pour l’été

Avoir un ventre plat, n’est-ce pas là le rêve de tous? Un rêve néanmoins accessible… à condition de respecter quelques règles simples!

Misez sur les fibres

En plus d’être excellentes pour la santé, les fibres constituent un très bon allié ventre plat! Il existe deux types de fibres: solubles ou insolubles. Alors que les fibres solubles contribuent plutôt à réguler les taux de cholestérol et la glycémie dans le sang, les fibres insolubles, quant à elles, favorisent le transit intestinal et préviennent la constipation. Pour avoir un ventre plat, c’est donc sur les fibres insolubles qu’il faut miser! Favorisez les céréales et le son de blé, les fruits et légumes, les aliments à grains entiers (riz complet, pain complet…) ainsi que les légumineuses (haricots rouges, lentilles…). Les fibres insolubles ont aussi l’avantage d’assurer une sensation de satiété plus durable, ce qui n’est pas négligeable si vous souhaitez perdre votre graisse abdominale!

Privilégiez les bonnes graisses

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, pour perdre son ventre, il faut continuer à consommer des graisses, mais pas n’importe lesquelles! On parle ici d’acides gras mono-insaturés (ou Oméga-9) contenus surtout dans l’huile d’olive, l’huile de canola, l’avocat, les amandes, les noix de macadamia et la plupart des autres noix (notre palmarès d’aliments riches en Oméga-9).

Une boisson drainante peut vous aider

Recommandées en cas de problèmes digestifs, mais aussi en cas de graisse abdominale, les boissons drainantes ne sont efficaces que si elles sont combinées à une alimentation saine et consommées plusieurs fois par jour.

Ces boissons sont généralement à base de plantes aux vertus diurétiques qui drainent l’organisme en agissant sur plusieurs organes comme le foie, les reins et même sur le système lymphatique. Pour lutter contre la rétention d’eau (lorsque l’organisme stocke plus d’eau qu’il n’en élimine), on trouve par exemple le thé vert ou le pissenlit.

Faites du sport

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les exercices «ciblés » comme les abdominaux qui permettent de perdre sa graisse abdominale. Mieux vaut opter pour une discipline plus complète comme la natation, la marche à pied, la course à pied ou le vélo.

Choisissez des glucides

à faible index glycémique L’index glycémique classe les aliments en fonction de l’élévation de la glycémie (taux de sucre dans le sang) qu’ils produisent lorsqu’on les consomme. Il est donc conseillé de préférer les aliments à faible index glycémique (IG), c’est-à-dire inférieur à 10. Pour ce faire, mettez au menu des céréales complètes, des produits sans sucre, des fruits et légumes, des légumineuses, etc.

Gare aux produits amincissants sur Internet!

Swissmedic, l’organisme suisse de contrôle et d’enregistrement des médicaments, a analysé la composition de 61 produits amincissants importés illégalement. Le résultat est inquiétant: plus des trois quarts des produits renfermaient des principes actifs non déclarés. Plus de la moitié contenait de la sibutramine, un principe actif qui a été retiré du marché en 2010 dans le monde entier en raison de ses risques pour la santé.

On sait par expérience que la demande de produits amincissants augmente au printemps. Nombreuses sont les personnes qui commandent de tels produits en ligne sans savoir ce qu’elles recevront vraiment. Il est frappant de constater qu’un nombre croissant des produits amincissants proposés sont des boissons comme du café, dont certaines contiennent des substances interdites dans des quantités nocives pour la santé. Au total, 41 produits étaient revendiqués comme étant «naturels» ou «d’origine végétale». En réalité, 35 d’entre eux contenaient des composants chimiques dangereux. Un sachet de café contenait 45 mg de sibutramine, ce qui représente une dose potentiellement mortelle, équivalant à trois fois la dose journalière maximale. De plus, certains produits contenaient d’autres principes actifs non déclarés comme des antalgiques (paracétamol), des anti-inflammatoires (diclofénac) ou des antidépresseurs (fluoxétine). Les résultats de ces analyses montrent en outre que les produits ou médicaments vantés comme étant amaigrissants qui proviennent de sources non contrôlées peuvent être extrêmement dangereux pour la santé!

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