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Articles par DirectCare

Les massages thérapeutiques

Le toucher est probablement la plus ancienne forme de thérapie naturelle. Certains auteurs affirment qu’il fait partie de nos gènes tant le geste de porter sa main sur une zone sensible et de la frotter est inné chez l’être humain. Pratiqué en Orient comme en Occident, le massage remonte à la nuit des temps. La massothérapie moderne a simplement perfectionné et raffiné le toucher pour qu’il devienne une approche structurée de prévention, de relaxation et de traitement.

La massothérapie englobe une panoplie de techniques. Malgré des différences de philosophie et de types de manipulations, elles partagent plusieurs points communs. Ainsi, les principaux objectifs de la massothérapie sont de favoriser la détente (musculaire et nerveuse), la circulation sanguine et lymphatique, l’assimilation et la digestion des aliments, l’élimination des toxines, le bon fonctionnement des organes vitaux et l’éveil à une conscience psychocorporelle. La massothérapie se pratique surtout à l’aide des doigts et des mains, mais aussi avec les pieds, les coudes et même les genoux. Selon la technique utilisée, les manoeuvres peuvent être appliquées sur tout le corps ou sur une seule partie. On pourra se consacrer surtout à la peau et aux muscles ou aller plus en profondeur vers les tendons, les ligaments et les fascias, ou encore viser des points spécifiques situés le long des méridiens d’acupuncture. Bien qu’on puisse facilement répertorier plus de 100 techniques différentes de massage et de travail corporel, on peut les regrouper en 5 principales catégories:

1) La tradition européenne de masso-kinésithérapie, basée sur les principes occidentaux d’anatomie et de physiologie et la manipulation des tissus mous, dont le massage suédois, constitue la méthode classique;

2) La tradition moderne nord-américaine, également basée sur les principes occidentaux d’anatomie et de physiologie, mais qui intègre une dimension psychocorporelle aux concepts traditionnels. En font partie le massage californien, le massage Esalen, le massage néo-reichien et le massage neuromusculaire;

3) Les techniques posturales, visant à remodeler la structure corporelle par une rééducation de la posture et du mouvement, comme l’intégration posturale, le Rolfing, le Trager et le Hellerwork;

4) Les techniques orientales, basées entre autres sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise, comme le massage Tui na, l’acupression, le shiatsu, la réflexologie et le Jin Shin Do;

5) Les thérapies énergétiques, inspirées d’anciennes pratiques de guérison utilisant l’imposition des mains, comme le toucher thérapeutique, le Reiki et la polarité.

 

Applications thérapeutiques de la massothérapie

La massothérapie convient à la plupart des gens, des tout petits aux personnes âgées. Ses effets, qui peuvent être apaisants ou énergisants, pourraient diminuer l‘excitabilité nerveuse, soulager les affections causées par le stress (dont les maux de dos, la migraine, l’épuisement et l’insomnie), accroître la circulation sanguine et lymphatique et entraîner un état de bien-être général. Dans les cas suivants, les bénéfices de la massothérapie ont pu être démontrés dans des études cliniques:

• réduction des risques de blessure au périnée au moment de l‘accouchement,

• diminution de l‘anxiété,

• amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de cancer,

• contribution au traitement de la dépression,

• contribution au soulagement des douleurs lombaires.

Quelques contre-indications

Bien que le massage ne présente pas de risques pour la plupart des individus, il existe certaines contreindications. Par exemple, il est contre-indiqué en cas de fièvre. Il est aussi fortement déconseillé de pratiquer le massage sur le site d’une infection, d’une plaie récente ou en phase de guérison, d’une inflammation aiguë ou d’une ecchymose. En ce qui concerne le travail corporel en profondeur, il va beaucoup plus loin qu‘un massage de relaxation et peut avoir des effets déstabilisants chez des personnes fragiles sur le plan émotif. Puisque le massage augmente la pression artérielle et abaisse le rythme cardiaque, il doit être précédé et suivi d’une évaluation de ces paramètres quand il est effectué sur des patients sensibles à ces modifications. En cas de troubles circulatoires (phlébite, thrombose, varices), cardiaques (artériosclérose, hypertension, etc.) et de diabète, il convient d‘obtenir un avis médical.

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Les pharmacies comme portail vers le système de santé

Le domaine d’activité des pharmaciens est en pleine évolution. Une étude réalisée récemment auprès de 1’200 habitants par l’institut de sondage gfs.bern, à la demande de la société faîtière des pharmaciens suisses (PharmaSuisse), dresse un bilan de la perception des pharmacies par la population, en mettant l’accent sur le rôle des pharmaciens et la confiance en leur activité et les services proposés.

 

Les pharmacies comme premier point d’accès au système de santé

Une majorité de Suisses considère les pharmacies comme un premier point de contact très apprécié, en raison notamment de leurs offres avantageuses et de leurs solutions simples et rapides. Les pharmacies sont particulièrement sollicitées pour des problèmes de santé mineurs et des maladies sans complication. Les habitants de notre pays témoignent aux pharmaciens une grande confiance , au même titre que les professionnels de santé hautement qualifiés comme les médecins et les hôpitaux. Des questions relatives à l’évolution du rôle du pharmacien dans le futur apportent des réponses particulièrement intéressantes. Ainsi, 48% des personnes interrogées seraient favorables à un modèle d’assurance-maladie dans lequel la première clarification des problèmes de santé serait effectuée en pharmacie (contre 44% qui s’y opposent). De plus, 58% des personnes interrogées sont tout à fait ou plutôt d’accord que des médicaments sur ordonnance soient délivrés par le pharmacien sans consultation médicale préalable, contre 35% des personnes tout à fait ou plutôt en désaccord. Ces éléments confirment que la majorité de la population perçoit les pharmacies comme moteur de la baisse des coûts de santé. Des prestations très concrètes, telles que les contrôles de tension artérielle et du taux de cholestérol ou les vaccins, sont sollicitées par les personnes interrogées. D’une manière générale, le rapport prix/prestation en pharmacie est jugé comme bon à très bon par 80% de la population. La maîtrise des coûts de notre système de santé reste au centre des débats politiques; il est dès lors souhaitable que les résultats de cette étude soient pris en considération en faisant abstraction des intérêts particuliers des différents prestataires de soins (pharmaciens, médecins, hôpitaux,…) et que le rôle des pharmaciens soit à l’avenir renforcé.

 

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Vive les vacances!

Vous serez nombreux cet été à partir en vacances. Quelle que soit votre destination, voici quelques informations utiles qui vous permettront d’en profiter en toute sérénité.

Bien préparer ses vacances en famille

Partir en voyage avec ses enfants sans mettre en danger leur santé et en évitant au maximum les mauvaises surprises sont la priorité de tous les parents. Pour répondre aux questions que suscitent les départs en vacances, voici les conseils du Pr Blaise Genton, médecin-chef au Service des maladies infectieuses du CHUV et à la Policlinique Médicale Universitaire à Lausanne.

Peut-on voyager dans n’importe quelle partie du monde avec ses enfants?

On peut aller partout, mais le type de séjour doit être adapté à l’enfant, à sa capacité à supporter la chaleur, l’altitude et l’effort. On ne voyage toutefois pas avec un bébé de moins de six semaines en avion.

De manière générale, il faut prendre les précautions suffisantes pour assurer le confort de son enfant: il est important de ne pas l’exposer au soleil entre 11 et 15 heures, de bien le protéger du soleil (port de vêtements anti-UV, chapeau, lunettes de soleil, crème solaire) et des moustiques (qui peuvent transmettre des maladies comme la malaria, la dengue ou la fièvre jaune), de lui donner à boire régulièrement pour éviter tout risque de déshydratation (qui survient plus rapidement chez l’enfant) et de faire preuve de bon sens. On n’emmène pas un tout jeune enfant marcher des kilomètres dans le désert! Les activités aussi doivent être adaptées à sa résistance physique, en fonction de son âge.

N’y a-t-il jamais de restrictions médicales selon l’état de santé de l’enfant?

Il peut y en avoir, comme pour les adultes. Mais les enfants souffrent moins de maladies chroniques. Le cas échéant (présence d’asthme, par exemple), il faut avoir avec soi les médicaments nécessaires, en quantité suffisante et à plusieurs endroits (dans la valise et dans le bagage à main). Il peut être également utile de faire rédiger un certificat médical à son pédiatre (ou une ordonnance) qui indique la maladie et les substances génériques des médicaments prescrits.

Quelles autres précautions faut-il prendre?

Dans le cas où l’on n’allaite pas son bébé, il faut pouvoir préparer un biberon en tout temps dans des conditions d’hygiène satisfaisantes. Si l’on prévoit des trajets en voiture, il faut s’équiper d’un siège-bébé adapté à son âge. En avion, des «baby-baskets » sont généralement mises à disposition. Lors de la descente (en vue de l’atterrissage), il convient de veiller à ce que l’enfant ait de quoi téter ou mâcher pour égaliser les pressions dans l’oreille. S’il a un petit rhume, il est conseillé de prévoir des gouttes nasales, la climatisation dans les avions pouvant assécher ses muqueuses.

Que faut-il faire si l’enfant tombe malade à l’étranger?

Il est préférable de consulter rapidement un médecin. Au retour, en cas de fièvre, il faut tout de suite aller chez son pédiatre. La malaria, par exemple, se traite très bien, à condition d’être traitée assez vite!

Est-il moins risqué de partir pour un court séjour que pour une longue durée?

Pas vraiment, non. Contrairement à ce que les parents croient souvent, l’enfant s’adapte plus facilement lorsque le séjour est long. Il a le temps de trouver des repères et des habitudes, notamment en termes de sommeil.

Qu’en est-il de la vaccination des enfants lorsqu’on envisage de s’envoler vers un pays lointain?

L’enfant doit être à jour de ses vaccins de routine. Pour recevoir des vaccins tropicaux, il doit être âgé de 9 mois au moins, comme pour celui de la fièvre jaune, par exemple. Certains vaccins sont spécialement recommandés chez les enfants (vaccin contre la rage).

En effet, ces derniers sont souvent très attirés par les animaux qu’ils rencontrent et sont tentés de les toucher ou de jouer avec. Les effets secondaires potentiels des vaccins sont les mêmes que chez l’adulte. Mais la peur de la piqûre, avec parfois la nécessité de faire plusieurs injections, reste certainement l’obstacle le plus important à dépasser.

Ne partez pas sans une bonne pharmacie de voyage

Avant de remplir votre trousse à pharmacie, voici quelques conseils. Selon votre destination, votre âge, celui de vos enfants et vos éventuelles pathologies, parlez-en avec votre médecin ou votre pharmacien. Dans certains cas, et même si vous êtes en parfaite santé, un traitement préventif s’impose (notamment des vaccins). Vous devrez adapter le contenu de votre trousse à la destination, mais également à la durée de votre voyage, et préférer, si possible, les formes solides (pastilles, comprimés, gélules). Sur la base du tableau ci-dessous, demandez l’aide de votre pharmacien pour constituer une trousse à pharmacie personnalisée. Vous trouverez également dans votre pharmacie divers produits utiles: des comprimés pour la désinfection de l’eau, préservatifs, ciseaux, une pince à épiler, des épingles à nourrice, une couverture de survie, une lampe de poche et des bas de contention pour jambes lourdes en cas de vols long-courriers.Tableau medi

La turista pendant les vacances, un mauvais souvenir?

La turista (ou diarrhée du voyageur), l’un des désagréments les plus fréquemment associés aux voyages à l’étranger, peut rapidement transformer vos vacances de rêve en véritable cauchemar. Loin d’être une fatalité, elle peut être évitée à l’aide de quelques règles élémentaires et prise en charge de manière efficace. Au banc des accusés, des bactéries ou des virus présents dans l’alimentation. Le changement d’habitudes alimentaires et le manque d’hygiène sont également responsables de la diarrhée du voyageur. Selon les destinations, on estime que 20 à 50% des voyageurs sont touchés.

Les symptômes se caractérisent par des crampes abdominales, des nausées, de la fièvre, la présence de sang dans les selles et un inconfort général, et surviennent généralement vers le 3e ou 4e jour du séjour. Souvent sans gravité, ils durent environ 4 jours. Si vous observez des symptômes plus graves (douleurs abdominales violentes, forte fièvre, déshydratation), consultez immédiatement un médecin. Les pays humides et chauds présentent un risque plus élevé, et pour cause: le développement des agents pathogènes se fait plus rapidement et l’hygiène fait défaut, notamment dû à une mauvaise épuration de l’eau.

L’hygiène avant tout!

Il est important de respecter les mesures d’hygiène usuelles. Petite piqûre de rappel:

1) Hygiène personnelle: veillez à n’utiliser que de l’eau potable pour vous laver les dents, et à vous laver les mains avant chaque repas et après chaque passage aux toilettes.

2) Hygiène alimentaire:                                                                                           a. Si l’eau disponible n’est pas embouteillée et encapsulée ou désinfectée, faites-la bouillir et ne mettez pas de glaçons dans vos boissons. Pour les aventuriers, il existe des capsules pour désinfecter l’eau (mais le goût est mémorable!). Le lait, ainsi que tous les produits laitiers, doivent être pasteurisés.                                                                                                                  b. Il ne faut pas consommer de viande, de poisson ou de fruits de mer crus ou peu cuits. De même, ne mangez que des légumes cuits. Veillez à éplucher vous-même les fruits crus. Faites également attention aux sorbets.

 

Des solutions existent

Si, malgré ces précautions, vous n’avez pas réussi à y échapper, des solutions existent pour vous aider à passer ce mauvais cap. Pensez tout d’abord à boire beaucoup d’eau, de boissons sucrées, et, si nécessaire, de boissons réhydratantes. La perte en eau et en sels minéraux est en effet particulièrement importante en cas de diarrhée aiguë et peut conduire à la déshydratation. Les inhibiteurs de la motilité intestinale réduisent le besoin d’aller aux toilettes. Les probiotiques agissent aussi bien sur les causes que sur les symptômes de la diarrhée: ils en diminuent la durée, restaurent la flore intestinale et en régularisent son activité. Un traitement antibiotique peut éventuellement être envisagé sur prescription médicale.

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Vive les vacances – 2ème partie

Méduses, oursins, poissons: comment soigner les piqûres de bord de mer?

Nager en mer, plonger: des activités fort agréables, mais pas sans risques. Que faire si l‘on se coupe avec du corail? Ou si l‘on se fait piquer par une méduse, un oursin, un poisson venimeux?

Vacances à la mer

Qui dit vacances à la mer, dit baignade… et qui dit cohabitation avec la faune aquatique dit piqûres, coupures et autres oursins plantés dans le pied. Petit tour d’horizon de quelques maux d‘eau et de leurs remèdes avec le Pr Blaise Genton du service des maladies infectieuses du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).

Contre les méduses, l‘eau chaude

En amont, il faut de la prudence. «Evitez les plages où la présence de méduses est signalée, recommande le Pr Genton. De même, observez la mer avant de vous y baigner, les méduses évoluant généralement en bancs. Enfin, les habits comme les t-shirts de surf utilisés pour se protéger du soleil évitent une majorité de piqûres.»

Si, malgré ces précautions, vous êtes piqué, commencez par racler la peau avec un objet non coupant, une carte de crédit, par exemple. Cela détachera les tentacules que la méduse aurait pu laisser sur vous. Il faut ensuite plonger les zones piquées dans de l‘eau chaude durant une demi-heure. «Attention, n‘utilisez pas d‘eau douce froide, prévient le médecin, elle ferait éclater les poches à venin qui auraient pu rester sur la peau.

Quant à la chaleur, elle ne doit pas causer de brûlure: ne dépassez pas 45°C. L‘élévation de la température est cependant précieuse, car elle dissout les protéines du venin injecté par la méduse.» Une piqûre de méduse provoque une douleur accompagnée de rougeurs à l‘endroit où ses filaments ont touché la peau. Ces symptômes se dissipent en 24 à 48 heures. Une pommade de cortisone peut soulager la douleur

Oursins au vinaigre

On se protège des oursins en portant des sandalettes ou des bottes de plongée… et surtout en faisant attention où l‘on marche. Il existe des oursins de différentes tailles. Certains sont venimeux et leur piqûre fera un peu plus mal. «Soigner une piqûre d‘oursin est simple, explique le spécialiste. Enlevez d‘abord les grosses épines, puis plongez les parties du corps piquées dans du vinaigre pendant une demi-heure. Les épines sont constituées de calcaire et le vinaigre les dissoudra.» Si la partie du corps touchée n‘est pas facilement immergeable, on peut lui appliquer des compresses imbibées de vinaigre.

Des poissons à éviter

Les poissons venimeux diffèrent selon les régions. En Europe, on trouve des vives et diverses raies. Dans le Pacifique et l’océan Indien, les menaces sont les raies, les rascasses venimeuses et les poissons-pierre (la piqûre de ces derniers cause une douleur terrible).

Aucun n’est mortel, hormis des cas exceptionnels chez l‘enfant. «Si l’on vous prévient qu’il y a de tels poissons là où vous vous baignez, regardez vraiment où vous mettez les pieds, conseille le Pr Genton. Les poissons-pierre, par exemple, se camouflent efficacement, mais peuvent être vus si l’on est attentif. Il en va de même pour les raies. Les rascasses, quant à elles, piquent plutôt les plongeurs.» Les venins de ces poissons sont dits thermolabiles, c’est-à-dire destructibles par la chaleur. Le traitement en cas de piqûre est donc analogue à celui des piqûres de méduses. Il faut appliquer de l’eau (la plus chaude possible), et ce jusqu’à une heure et demie dans le cas d’une atteinte par un poisson-pierre.

Coraux coupants

Les coupures dues aux coraux sont fréquentes chez les plongeurs inexpérimentés et les snorkelers débutants. «En plongée, ces derniers s‘agitent souvent, explique Blaise Genton, oubliant ce qui les entoure, ou alors ils cherchent à s‘appuyer pour remettre leur masque et se coupent.» Une combinaison d‘une certaine épaisseur (pour les plongeurs) et des palmes ou des bottines (pour les snorkelers) limitent les dégâts. Mais «le conseil le plus important est de maîtriser sa flottabilité en apprenant bien à plonger», précise le spécialiste. Si l‘on se coupe, la peau s‘irrite rapidement, car le corail y libère des spores. A nouveau, il faut rincer à l‘eau chaude. Il est possible que ces blessures s‘infectent, il faut donc les suivre de près. Du fait du gonflement progressif, il est normal que l‘état des plaies semble d‘abord s‘aggraver. En l’absence d’amélioration après quatre à cinq jours, il faut envisager un traitement antibiotique. La guérison totale de ces coupures nécessite une quinzaine de jours.

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Soleil, ami ou ennemi?

Si le soleil recharge nos batteries, il est aussi responsable du vieillissement de notre peau. Avec l’arrivée des beaux jours, la tentation est forte, pour certains, de s’allonger au soleil. Pour d’autres, l’exposition de la peau lors de séances d’UV fait partie de la préparation aux vacances. Enfin, il y a ceux qui considèrent que le bronzage est essentiel pour avoir bonne mine. Mieux vaut toutefois rester mesuré et prudent, car, malgré les campagnes de prévention, le nombre de cancers de la peau en Suisse double tous les vingt ans.

Mélanome, des gestes simples pour protéger sa peau

Les cancers cutanés sont en constante augmentation en Suisse. Dans ce domaine, notre pays détient même le triste record d’être, après la Norvège, le plus touché en Europe. Pourtant, dans la plupart des cas, il suffirait de se protéger du soleil et de limiter les séances de solarium pour éviter l’apparition de ces tumeurs cutanées.

Capital soleil

Lorsque l’on évoque le cancer de la peau, on pense aussitôt à ces taches brunes de forme irrégulière qui caractérisent le mélanome. Il s’agit en effet du cancer cutané le plus dangereux, car ses métastases peuvent rapidement atteindre le système lymphatique, les ganglions et le système sanguin.

Il existe toutefois deux autres formes de cancers de la peau, beaucoup plus fréquentes, mais moins graves: les carcinomes basocellulaires et spinocellulaires, qui se manifestent par des petits nodules, s’agrandissent et ont une surface lisse pour les premiers, rugueuse pour les seconds. Evoluant plus lentement que le mélanome, ils se développent plutôt à partir de 50 ans. Quelle que soit leur forme, les cancers cutanés sont, dans 80% des cas, provoqués par l’exposition aux rayons ultraviolets (les 20% restants sont d’origine génétique ou proviennent de causes encore inconnues). Nous naissons en effet tous avec un «capital soleil» qui nous permet de lutter contre les effets néfastes des UV. Une fois ce patrimoine épuisé, la peau ne peut plus se protéger contre les agressions, et les cellules endommagées sont mal réparées ou ne peuvent plus l’être.

Bien choisir sa crème solaire

Pour éviter d’en arriver là, il faut donc protéger sa peau des rayons solaires. «Il n’est pas question de dire qu’il faut arrêter de se mettre au soleil, souligne le dermatologue lausannois Renato Panizzon. Il faut plutôt adopter l’attitude des habitants des pays méditerranéens et ne pas s’exposer entre 11 et 15 heures.»

Lorsque le soleil brille, mieux vaut rester à l’ombre, revêtir T-shirt, short et chapeau, sans oublier de mettre des lunettes de soleil pour se protéger les yeux et d’enduire de crème solaire les parties du corps non protégées.                                                                              A ce sujet, le professeur Panizzon recommande les produits contenant des filtres physiques, qui renferment des micropigments. Certes, ils ont l’inconvénient de laisser un petit film blanchâtre sur la peau, mais ils sont moins nocifs pour l’être humain et l’environnement que les filtres chimiques qui, par ailleurs, peuvent provoquer des allergies. Il conseille même aux femmes de choisir des produits comme ceux renfermant des micropigments teints qui «protègent du soleil, tout en conférant une peau bronzée». Quoi qu’il en soit, il ne suffit pas de s’enduire de crème  niquement le matin avant d’aller à la plage ou de partir en randonnée. Car sous l’action du vent, de l’eau et de la transpiration, les crèmes solaires perdent peu à peu leur effet protecteur.

Double ration d’UV

Le soleil n’est toutefois pas le seul en cause; les adeptes du solarium sont aussi exposés aux UV. Ils reçoivent surtout des UVA, qui sont certes moins nocifs que les UVB, mais «favorisent aussi, à la longue, le développement des cancers de la peau», commente le dermatologue. En effet, contrairement à ce que prétendent les promoteurs des lampes à bronzer, «il n’existe pas de bons rayons. Les UV restent des UV.» En outre, les personnes qui se font bronzer artificiellement sont aussi celles qui aiment ensuite s’exposer au soleil; elles reçoivent donc une «double ration » d’UV. Les femmes âgées entre 15 et 35 ans étant les plus nombreuses à fréquenter les solariums, on peut craindre que «l’augmentation des cancers de la peau soit encore plus importante dans la population féminine. » Le spécialiste conseille donc aux femmes d’éviter le solarium, «non seulement à cause du cancer cutané, mais aussi pour que leur peau ne finisse pas par ressembler à celle d’une prune séchée».

Lorsque l’on s’observe et que l’on découvre des taches suspectes, il est important, surtout en cas de mélanome, de se faire traiter au plus tôt, car plus la tumeur est épaisse, plus elle devient dangereuse. En revanche, lorsqu’elle est enlevée précocement, le «taux de guérison est proche des 100%». Les femmes ont d’ailleurs «un meilleur pronostic, notamment parce qu’elles consultent plus rapidement que les hommes». Renatto Panizzon leur recommande donc «d’examiner le dos de leur mari ou de leur partenaire et, en cas de doute, de les envoyer chez un dermatologue».

Etes-vous des drogués du bronzage?

Les plaisirs provoqués par l’exposition au soleil peuvent conduire à une forme d’addiction. Une étude expérimentale menée par des chercheurs américains laisse penser que le bronzage peut devenir une pratique addictive. Ces conclusions permettent notamment de comprendre pourquoi, en dépit de tous les risques sanitaires qu’elle comporte, l’exposition aux rayons ultraviolets (UV) artificiels ou solaires demeure une pratique à ce point répandue. Et pourquoi le bronzage reste un objectif rituel pour des dizaines de millions de personnes à travers le monde: au-delà de la dimension purement esthétique, on retrouve, dans ces comportements, la dimension plaisir/autodestruction qui caractérise le processus de l’addiction. Les chercheurs ont exposé des souris rasées à la lumière UV cinq jours par semaine, pendant six semaines. Un modèle d’exposition équivalant à 30 minutes d‘exposition, pour une personne à la peau claire, au soleil de Floride durant l‘été.

L’euphorie des endorphines

Chez les rongeurs, cette exposition induit une augmentation de la synthèse de certaines substances, notamment d’endorphines de type bêta, bien connues pour déclencher un sentiment d‘euphorie, comparable à celui ressenti avec la prise d’opiacés. Les souris montraient également une plus forte tolérance à la douleur.

De tels résultats suggèrent que la production de ces endorphines naturelles (source d’une sensation de bien-être, voire d’euphorie) est potentialisée par l‘exposition aux UV.

Souris «accros»

Le processus ainsi déclenché entraîne une modification des seuils de la douleur et un renforcement des «circuits de récompense », deux phénomènes qui sous-tendent l’état de dépendance et que les chercheurs constatent chez leurs souris devenues «accros au bronzage ». Ils soulignent toutefois que les souris sont des animaux qui préfèrent généralement l’ombre à la lumière, ce qui interdit toute extrapolation hâtive à l’homme. Les résultats de ce travail convergent néanmoins avec une série d’autres travaux et d’observations, qui utilisent le terme de tanorexie pour décrire cette addiction au bronzage.

Une addiction du paraître

La tanorexie est une addiction comportementale sans substances chimiques, résume le Dr Patrick Moureaux, spécialiste de dermatologie et co-auteur d’un ouvrage sur le sujet. Notre peau est aujourd’hui plongée dans la nébuleuse de l’hypermarché du paraître, devenue ainsi dépendante. Il est impératif d’exprimer un visage jeune et pétillant en permanence. Le bronzage donne cette illusion. Notre représentation narcissique est sous influence. Les sensations de bien-être, procurées par l’exposition solaire naturelle ou artificielle, propulsent le consommateur dans une spirale consumériste, compulsive, infernale, croissante et non maîtrisable, ritualisant sa vie, et ce, malgré la connaissance des risques encourus (photo vieillissement précipité, cancers cutanés, …), répondant ainsi à la notion d’addiction comportementale.

En finir avec le soleil

Comment sortir de cette addiction? Il est impératif de tout mettre en oeuvre pour ne pas rentrer dans l’addiction grâce à une pédagogie préventive précoce. «Le biotope familial devra être conscient de réduire tout comportement visible et lisible à haut risque sanitaire, afin de minimiser toute reproduction de la part de l’adolescent», explique le Dr Moureaux. «Une législation rigoureuse doit maîtriser l’accès aux centres de bronzage. Les UV sont considérés par l’OMS comme des agents cancérigènes de niveau 1, potentialisant le risque de cancers cutanés.» Pour le traitement curatif, le spécialiste préconise les techniques de thérapies cognitives et comportementales sur une longue période (au moins six mois). «Ces techniques sont basées sur l’accès, par paliers intentionnels progressifs, à une motivation exprimée et assistée, conduisant le patient à la cessation de toute exposition solaire  pathologique», explique-t-il. Le risque de rechute est très important. C’est pourquoi un accompagnement du patient par une équipe psychologique entraînée est souvent nécessaire pour assurer la garantie de son sevrage.

 

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Un ventre plat pour l’été

Avoir un ventre plat, n’est-ce pas là le rêve de tous? Un rêve néanmoins accessible… à condition de respecter quelques règles simples!

Misez sur les fibres

En plus d’être excellentes pour la santé, les fibres constituent un très bon allié ventre plat! Il existe deux types de fibres: solubles ou insolubles. Alors que les fibres solubles contribuent plutôt à réguler les taux de cholestérol et la glycémie dans le sang, les fibres insolubles, quant à elles, favorisent le transit intestinal et préviennent la constipation. Pour avoir un ventre plat, c’est donc sur les fibres insolubles qu’il faut miser! Favorisez les céréales et le son de blé, les fruits et légumes, les aliments à grains entiers (riz complet, pain complet…) ainsi que les légumineuses (haricots rouges, lentilles…). Les fibres insolubles ont aussi l’avantage d’assurer une sensation de satiété plus durable, ce qui n’est pas négligeable si vous souhaitez perdre votre graisse abdominale!

Privilégiez les bonnes graisses

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, pour perdre son ventre, il faut continuer à consommer des graisses, mais pas n’importe lesquelles! On parle ici d’acides gras mono-insaturés (ou Oméga-9) contenus surtout dans l’huile d’olive, l’huile de canola, l’avocat, les amandes, les noix de macadamia et la plupart des autres noix (notre palmarès d’aliments riches en Oméga-9).

Une boisson drainante peut vous aider

Recommandées en cas de problèmes digestifs, mais aussi en cas de graisse abdominale, les boissons drainantes ne sont efficaces que si elles sont combinées à une alimentation saine et consommées plusieurs fois par jour.

Ces boissons sont généralement à base de plantes aux vertus diurétiques qui drainent l’organisme en agissant sur plusieurs organes comme le foie, les reins et même sur le système lymphatique. Pour lutter contre la rétention d’eau (lorsque l’organisme stocke plus d’eau qu’il n’en élimine), on trouve par exemple le thé vert ou le pissenlit.

Faites du sport

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les exercices «ciblés » comme les abdominaux qui permettent de perdre sa graisse abdominale. Mieux vaut opter pour une discipline plus complète comme la natation, la marche à pied, la course à pied ou le vélo.

Choisissez des glucides

à faible index glycémique L’index glycémique classe les aliments en fonction de l’élévation de la glycémie (taux de sucre dans le sang) qu’ils produisent lorsqu’on les consomme. Il est donc conseillé de préférer les aliments à faible index glycémique (IG), c’est-à-dire inférieur à 10. Pour ce faire, mettez au menu des céréales complètes, des produits sans sucre, des fruits et légumes, des légumineuses, etc.

Gare aux produits amincissants sur Internet!

Swissmedic, l’organisme suisse de contrôle et d’enregistrement des médicaments, a analysé la composition de 61 produits amincissants importés illégalement. Le résultat est inquiétant: plus des trois quarts des produits renfermaient des principes actifs non déclarés. Plus de la moitié contenait de la sibutramine, un principe actif qui a été retiré du marché en 2010 dans le monde entier en raison de ses risques pour la santé.

On sait par expérience que la demande de produits amincissants augmente au printemps. Nombreuses sont les personnes qui commandent de tels produits en ligne sans savoir ce qu’elles recevront vraiment. Il est frappant de constater qu’un nombre croissant des produits amincissants proposés sont des boissons comme du café, dont certaines contiennent des substances interdites dans des quantités nocives pour la santé. Au total, 41 produits étaient revendiqués comme étant «naturels» ou «d’origine végétale». En réalité, 35 d’entre eux contenaient des composants chimiques dangereux. Un sachet de café contenait 45 mg de sibutramine, ce qui représente une dose potentiellement mortelle, équivalant à trois fois la dose journalière maximale. De plus, certains produits contenaient d’autres principes actifs non déclarés comme des antalgiques (paracétamol), des anti-inflammatoires (diclofénac) ou des antidépresseurs (fluoxétine). Les résultats de ces analyses montrent en outre que les produits ou médicaments vantés comme étant amaigrissants qui proviennent de sources non contrôlées peuvent être extrêmement dangereux pour la santé!

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Les risques liés à l’alcool

Si la consommation d’alcool est bien ancrée dans notre pays et fait partie intégrante des rites sociaux, l’abus d’alcool concerne près de 25% de la population adulte en Suisse.

 

L’alcool, l’ennemi de votre mémoire

Voici un nouveau chapitre à ajouter aux nombreux autres portant sur les méfaits de l’alcool. Une étude publiée récemment par des médecins et chercheurs britanniques conclut qu’une consommation excessive de boissons alcoolisées chez les 30-40 ans augmente de manière significative le risque de souffrir ultérieurement de troubles sévères de la mémoire.

Effet au long cours

Ce n’est certes pas la première fois qu’une étude met en lumière l’existence d’un lien entre la dépendance à l’alcool et la démence ou les troubles cognitifs. Mais les chercheurs se sont ici intéressés à la possible association des deux sur le long terme. «Nous savons déjà qu’il existe un lien entre le risque de démence et le niveau de consommation chez les personnes plus âgées. Mais ce n’est qu’une partie du puzzle et nous disposions de peu de données sur les conséquences à long terme des problèmes d’alcool survenant plus tôt dans la vie», explique ainsi le Pr Lang.

Quatre questions simples

L’historique des problèmes d’alcoolo-dépendance a été établi grâce au questionnaire spécialisé CAGE (ou «Cut-down, Annoyed, Guilty, Eye-opener»). Ce questionnaire comprend les questions suivantes:

• Avez-vous déjà ressenti le besoin de réduire votre consommation d’alcool?

• Votre entourage vous a-t-il déjà fait des remarques sur votre consommation d’alcool?

• Vous êtes-vous déjà senti coupable au sujet de votre consommation d’alcool?

• Avez-vous déjà commencé votre journée en buvant une boisson alcoolisée pour déstresser ou vous sentir en forme?

 

Risque doublé

Les examens cognitifs ont montré que les antécédents de problèmes d’alcool étaient associés à une multiplication par deux des troubles sévères de la mémoire. Une tendance similaire a été observée pour les problèmes d’alcool et les troubles cognitifs sévères. Pour le Pr Lang, ces résultats suggèrent trois conclusions: il s’agit d’un problème de santé publique qui doit être pris en compte; il est nécessaire de mener de nouvelles recherches sur les conséquences de l’abus d’alcool tout au long de la vie; le questionnaire CAGE peut aider les praticiens à identifier les personnes à risque de troubles cognitifs et de la mémoire qui pourraient bénéficier d’une aide pour résoudre leur problème avec l’alcool.

Nocif à tous les âges

Le Pr Doug Brown, quant à lui, rappelle que les médias concentrent souvent leur attention sur les dangers de la consommation excessive d’alcool chez les jeunes. Selon lui, ils devraient aussi s’intéresser à ces conclusions: l’abus d’alcool est nocif à tous les âges. «Il ne s’agit pas de dire aux gens de s’abstenir de boire. De la même manière qu’adopter  un régime alimentaire équilibré, ne pas fumer et faire attention à son poids, un verre de bon vin rouge peut réduire le risque de développer une démence», ajoute-t-il. Toute la question est de parvenir, au fil du temps, à rester à ce rythme et à ce volume d’alcool.

L’alcool, une juste récompense après le sport?

Une étude américaine met en lumière les liens entre la pratique d’un exercice physique et la consommation de boissons alcoolisées.

 

«Troisième mi-temps». C’est la formule qui symbolise ce que peuvent être, parfois poussées à l’extrême, les relations entre la consommation de boissons alcoolisées et la pratique sportive intensive. On peut y voir une forme de «réconfort» collectif après l’intensité d’un effort également collectif. Initialement réservée au rugby, la formule s’est désormais généralisée à de nombreuses disciplines sportives.

«Décompresser»

Est-ce un besoin de se «revigorer » après l’effort, l’occasion de «décompresser» ou la poursuite de l’échange dans une grande atmosphère de convivialité? Ou encore une «auto-récompense»? Quelles qu’en soient les raisons, le fait est que la consommation de boissons alcoolisées est plus importante les jours d’activité physique ou sportive. C’est du moins la conclusion d’une étude américaine qui vient d’être publiée. Le Pr David E. Conroy explique que dès le jeudi soir, à l’approche du week-end, nous sommes nombreux à avoir tendance à «reprendre» le sport et la boisson. Une tendance partagée, selon son étude, par toutes les tranches d’âge. En 2011, des chercheurs avaient déjà établi le lien entre activité physique et consommation d‘alcool, mais… chez les rats.

Dès le jeudi

Ce travail a cette fois consisté à analyser les journaux quotidiens (tenus via un smartphone) de 150 volontaires âgés de 18 à 89 ans. Chaque soir, durant trois cycles de trois semaines, chacun devait consigner ses activités physiques et sa consommation d’alcool du jour. L’analyse de ces données montre que du lundi au mercredi, les sujets se concentrent sur leurs activités professionnelles ou familiales, et réduisent leur consommation d‘alcool. En revanche, dès le jeudi, la consommation d‘alcool et l‘activité physique reprennent de manière simultanée. Précision: ce ne sont pas ceux qui font le plus de sport qui boivent le plus.

Mauvaise récupération musculaire

C’est là un phénomène uniforme pour tous les participants à l‘étude, et ce quel que soit l’âge ou le niveau de pratique de l’activité physique. Les  chercheurs suggèrent plusieurs motivations possibles. Il y a la «récompense après l’effort» et les occasions de rencontres inhérentes à la pratique sportive. Un autre élément peut expliquer la simultanéité entre les deux tendances: la plus grande disponibilité du weekend. D’autres études sont prévues pour mieux comprendre le lien éventuel entre ces deux variables. Des études dont les résultats devraient permettre d’élaborer des interventions encourageant la pratique de l’activité physique et déconseillant la consommation d‘alcool après l’effort. «Nous allons essayer de comprendre les motivations exactes afin de mieux concevoir nos interventions en faveur de l‘activité physique, expliquent les auteurs. Il est en effet important de savoir que les calories de l‘alcool peuvent vite remplacer celles que l‘on a durement brûlées, et surtout que l‘alcool peut nuire à la récupération musculaire après l‘effort». Une donnée qui ne peut que retenir l’attention des sportifs.

 

L’alcool chez les seniors, un sujet tabou

Selon une enquête suisse sur la santé en Suisse parue en 2012, 6% des personnes âgées de 65 à 74 ans ont une consommation d’alcool problématique de façon chronique (4 verres de vin ou plus par jour chez les hommes et 2 verres de vin chez les femmes). Dans le cadre de la Semaine Alcool qui s’est déroulée du 30 avril au 9 mai sous l’égide de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), de nombreux thèmes ont été abordés, dont celui, encore tabou, de l’alcoolisme chez les seniors.

On peut évoquer plusieurs raisons à cela: il est tout d’abord difficile de priver les personnes âgées d’un plaisir qui apparemment leur fait du bien et ne semble pas bien méchant.

 

De plus, ces problèmes sont souvent difficiles à identifier, car ils doivent être considérés chez des personnes prenant régulièrement des médicaments, dont la vue et l’équilibre baissent. Ces facteurs, ainsi que la perte de masse graisseuse chez les seniors doivent d’ailleurs être envisagés comme des facteurs aggravants, l’alcoolémie étant plus importante chez les sujets âgés pour une même consommation d’alcool. Enfin, pour les personnes séjournant en EMS, aucun règlement cantonal ou national ne règle cette question, laissée à l’appréciation de chaque établissement. Certains directeurs d’EMS ont toutefois décidé d’aborder la question ouvertement et font appel aux organisations et aux structures venant en aide aux alcooliques. Lorsque des problèmes d’alcoolisme sont identifiés, la prise en charge est la même que chez les sujets jeunes, à savoir un travail sur la motivation au changement.

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La santé connectée

En 2007, le Conseil fédéral avait présenté et adopté une «stratégie pour une société de l’information», soulignant l’importance croissante de la cyberadministration et de son chapitre consacré à la santé, la cybersanté (ou l’«eHealth»). Elle avait proposé 21 objectifs et un calendrier dans lequel les dernières étapes devaient être réalisées fin 2015. Dans le même temps, l’évolution des technologies de l’information, avec la généralisation du Web 2.0 et le développement ultra rapide de la mobilité des données (tablettes, smartphone) ouvrent de nouvelles perspectives, y compris dans le domaine de la santé.

 

Les objectifs de la stratégie eHealth pour notre pays ont été regroupés en deux catégories principales:

Dossier électronique du patient: l’enjeu majeur de ce projet est de pouvoir garantir la protection des données. Ainsi, c’est au patient concerné de décider à qui il livre quelles données concernant sa santé, une certaine méfiance ayant été exprimée, en particulier à l’encontre des caisses- maladies (et leur stratégie de sélection des risques). L’objectif fixé pour la fin de cette année est le suivant: toutes les personnes résidant en Suisse peuvent, indépendamment du temps et du lieu, donner aux prestataires de leur choix l’accès électronique aux informations nécessaires à leur traitement. Le dossier électronique du patient présente de nombreux avantages s’il est bien conçu. Il devrait permettre la qualité du processus de soins grâce à une meilleure communication entre toutes les personnes concernées, rendre les soins plus sûrs et plus efficaces et contribuer à éviter les erreurs médicales.

Portail de santé: mise à disposition du dossier électronique du patient sur un portail de santé sécurisé, permettant à tous les citoyens d’accéder à leur dossier électronique et de consulter des informations spécifiques et structurées. L’enjeu ici est la sécurité informatique et la prévention des risques liés à la sécurité des données et au piratage.

 

Enfin, la Confédération s’est engagée à développer une certaine culture de l’échange d’informations, en assurant la formation permanente de la population suisse pour qu’elle soit en mesure de gérer les informations concernant la santé et la maladie, de même que les données personnelles. Sur ce dernier point, il devient relativement urgent d’agir. Les géants de l’industrie numérique (dont Google et Apple) investissent massivement pour permettre à tout un chacun de mesurer en temps réel des informations sur sa santé. Ainsi, la montre connectée de Apple, qui sera commercialisée cette année, sera munie de divers capteurs permettant de mesurer notre fréquence cardiaque, les efforts fournis, les calories brûlées, … Ces données, croisées avec l’âge, la taille, le poids, les habitudes, le comportement alimentaire et d’autres éléments seront analysées et devraient permettre de donner des informations sur notre état de forme. Que ferons-nous de toutes ces données? Seront-elles vraiment cohérentes? Serons-nous capables de les interpréter à bon escient? Comment seront-elles stockées, un cadre légal est-il prévu à cet effet? La tentation ne sera-t-elle pas trop grande, pour ces entreprises, d’utiliser ces données dans des buts commerciaux, ou au moins à des fins publicitaires?

Ces nouvelles technologies représentent d’incroyables opportunités, à condition qu’elles servent avant tout la médecine et la santé.

 

La santé sur Internet

On trouve sur Internet un très grand nombre de sites dédiés à la santé, au point qu’il devient difficile de faire le tri entre les informations sérieuses et celles qui le sont moins. La fondation Health on the Net (HON), basée à Genève, propose de certifier les sites internet qui répondent à certains critères de qualité et de sécurité. Quelle que soit l’information cherchée (et trouvée), il est important de garder à l’esprit qu’Internet ne remplace pas un professionnel de santé (médecin, pharmacien, …).

 

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Prévenir les maladies cardiovasculaires c’est possible!

Nous ne sommes pas tous égaux face aux maladies cardiovasculaires. Si nous n’avons pas d’influence sur l’hérédité, le sexe et l’âge, les principaux facteurs de risque sont en revanche modifiables si l’on décide d’agir: le cholestérol, l’hypertension artérielle, le tabac et la sédentarité.

 

Stop tabac!

En Suisse, 9’000 personnes meurent chaque année de maladies causées par le tabagisme. Le fumeur encourt un risque 1 à 4 fois plus élevé de mourir d‘une maladie cardiovasculaire que le non-fumeur. Près de la moitié (47%) des décès causés par le tabac sont dus à des maladies cardiovasculaires. L’espérance de vie du fumeur est de 14 ans inférieure à celle du non-fumeur. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que le tabac va tuer 1 milliard de personnes dans le monde au XXIe siècle et a édicté six principes pour lutter contre ce fléau:

– Monitor: mesurer les conséquences de l’usage du tabac et l’efficacité des mesures de prévention

– Protect: protéger la population de l’exposition à la fumée

– Offer: offrir des moyens de venir en aide à ceux qui veulent arrêter de fumer

– Warn: informer des dangers liés au tabac

– Enforce: interdire la publicité, la promotion et le sponsoring

– Raise: augmenter les taxes sur le tabac

En Suisse, une nouvelle campagne de prévention vient d’être lancée avec comme slogan « je suis plus fort », afin de conforter ceux qui souhaitent arrêter de fumer. L’arrêt pur et simple du tabac est la meilleure option, mais pas la plus facile à réaliser! Il existe des traitements médicamenteux et des substituts de la nicotine pour venir en aide aux fumeurs. La cigarette électronique et certaines pratiques de médecine naturelle ou alternative peuvent également être bénéfiques.

 

Manger et bouger!

L’alimentation est importante pour prévenir l’augmentation du cholestérol. Si le discours des «5 fruits et légumes par jour» est ressenti comme culpabilisant par certains, il faut au moins retenir les aliments à privilégier et limiter dans la mesure du possible ceux à proscrire.

On préconise généralement le régime méditerranéen: fruits et légumes, poisson, viande blanche (volaille, lapin), huile d’olive, pain, et on limite si possible la consommation de produits sucrés (confiseries, boissons sucrées…), salés (apéritifs, chips…) et gras (charcuterie, beurre, crème…).

Il se peut que vous n’ayez ni l’envie ni le temps de consacrer plusieurs heures par semaine à une activité sportive. Mais chaque activité physique compte! Montez les escaliers plutôt que de prendre l’ascenseur, déplacez- vous à pied ou à vélo pour les trajets courts, réservez du temps lors de vos week-ends et de vos vacances pour des activités en plein air.

Enfin, fixez-vous des objectifs et parlez-en à votre entourage pour qu’ils vous soutiennent et vous accompagnent.

 

Les bénéfices de la médecine

Votre médecin dispose de recommandations précises concernant le taux de cholestérol mesuré. Il vous questionnera sur vos antécédents familiaux, surveillera votre tension, contrôlera un éventuel diabète. Il tiendra compte de ces éléments et de votre exposition aux facteurs de risque pour vous prescrire un traitement en plus du régime, en particulier des statines.

Commencez dès le plus jeune âge

En raison de l’évolution de notre société concernant les loisirs et l’alimentation, de plus en plus de parents sont confrontés au manque d’activité physique de leurs enfants et à la malbouffe. Les comportements d’aujourd’hui sont responsables des malades de demain.

Une certaine sensibilisation est mise sur pied à l’école et dans le cadre de la formation professionnelle, mais cela reste largement insuffisant. Le rôle éducatif des parents demeure donc essentiel, la meilleure méthode passant probablement par l’exemple. Prévoyez des activités sportives ou des balades en famille, sollicitez vos enfants lorsque vous préparez les repas ou lorsque vous faites les courses.

 

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Les maladies allergiques se développent!

Les maladies allergiques ne cessent de se développer depuis quelques décennies. Qu’il s’agisse d’allergies respiratoires telles que la rhinite saisonnière ou l’asthme, d’allergies cutanées telles que la dermatite atopique du nourrisson et l’eczéma, ou encore d’allergies ou d’intolérances alimentaires, ces maladies touchent un grand nombre de personnes dès leur plus jeune âge. Au même titre que les maladies de civilisation telles que le diabète, le surpoids, les maladies cardiovasculaires, il semble que le stress, les modifications du rythme de vie, les changements de régime alimentaire participent de façon importante à ce que l’on appelle les «maladies à caractère inflammatoire non infectieux», dont l’allergie fait partie.

L’allergie se définit comme une réaction exagérée et inadaptée de l’organisme en réponse à certaines protéines (antigènes) qui font réagir notre système immunitaire et que l’on nomme les allergènes. Bien qu’il existe de nombreuses manifestations de l’allergie (rhinite allergique saisonnière, asthme, dermatite atopique, eczéma, allergies alimentaires…), elles ont toutes en commun une réaction immunitaire et une réponse inflammatoire inappropriées et mal régulées.

La réaction allergique s’opère en plusieurs étapes: une sensibilisation initiale et silencieuse de notre organisme en contact avec l’allergène, puis une réaction immédiate du système immunitaire, et enfin une réaction retardée avec la mise en place d’une réaction inflammatoire.

1. Une mise en contact avec les protéines-allergènes: en cas d’exposition excessive aux allergènes, ou de perméabilité exacerbée de nos filtres et de nos barrières naturelles (notamment de nos muqueuses), cette première phase peut être surexprimée.

2. Une réaction immédiate faisant intervenir les cellules immunitaires, notamment de nombreuses populations de lymphocytes (globules blancs) ainsi que la libération de médiateurs chimiques tels que les cytokines et la libération d’immunoglobulines (IgE le plus souvent, parfois IgG). Une perte de la régulation de différentes populations de lymphocytes de type T peut favoriser la réaction allergique.

3. La réaction inflammatoire retardée se développe plus volontiers lors d’un déséquilibre entre les différentes familles de messagers chimiques: les médiateurs lipidiques de l’inflammation. Dans un contexte de déséquilibre en acides gras essentiels (déséquilibre de la famille oméga 6/oméga 3) ou en cas de mauvaise régulation des cytokines pro-inflammatoires, cette réaction se manifestera de façon plus intense et durable.

Probiotiques et allergies, une nouvelle voie?

A chacune de ces trois étapes, notre flore bactérienne intestinale joue un rôle majeur. Depuis quelques décennies à peine, la découverte de nouveaux rôles de l’écosystème intestinal permet de mieux comprendre le développement des manifestations allergiques. L’écosystème intestinal se compose en effet d’une flore bactérienne riche et diversifiée mais très stable, d’une barrière muqueuse faisant office de filtre sélectif, et d’un abondant système immunitaire sous-muqueux représentant à lui seul 60% des cellules immunitaires de notre organisme.

Des travaux récents confirment le rôle essentiel de la flore bactérienne de l’intestin dans l’initia- tion, le développement, la maturation et la régulation du système immunitaire dans son ensemble: chez les individus présentant des manifestations allergiques, la flore intestinale présentait de nombreuses différences de composition par rapport à celle des individus sains non allergiques. Ces premières observations ont clairement établi un lien entre un déséquilibre de la flore «saine» et la prévalence des maladies allergiques et inflammatoires. Or, les conditions de vie moderne, le stress, les changements alimentaires, la prise de médicaments et d’antibiotiques (…) sont autant de situations qui perturbent profondément et durablement l’écosystème intestinal et la flore bactérienne.

Inversement, le réensemencement de l’intestin par des bactéries dites «probiotiques» a montré un rôle important dans la prévention ou le rééquilibrage de cette flore. L’apport de probiotiques a donc été évalué dans la maladie allergique: l’apport de bifidobactéries et de lactobacilles sous forme de préparation probiotique a été associé à une réduction des manifestations allergiques chez les bébés, les enfants et les adolescents.

Une étude finlandaise a montré que l’administration de probiotiques (type Lactobacilles Rhamnosus GG) chez la mère ou le nouveau-né réduisait les manifestations allergiques de plus de 50%. Chez des enfants plus âgés, une étude japonaise montrait également les effets favorables de l’apport de probiotiques (riches en Lactobacilles acidophilus) sur les rhinites allergiques et sur certaines dermatites atopiques.

Les études comparatives entre différentes souches ont montré que les effets protecteurs ou modulateurs cités précédemment dépendent des souches sélectionnées (on parle ainsi d’effets «souche-dépendants»). Les recherches qui s’appuient sur ces travaux très encourageants s’orientent donc vers la sélection de souches probiotiques particulières, susceptibles d’induire une meilleure étanchéité des barrières protectrices, un rééquilibrage de la flore bactérienne, une réponse immunomodulatrice, une diminution de la réponse lymphocytaire Th2, une stimulation des lymphocytes régulateurs et une modulation, voire une régulation de la réponse inflammatoire secondaire.

La voie des probiotiques, tant dans la prévention des maladies allergiques chez les sujets à risque, les familles atopiques, que dans la prise en charge des patients allergiques s’avère donc très prometteuse. Elle trouve sa place dans la prise en charge globale de l’allergie à côté de thérapeutiques nutritionnelles et écologiques globales ou médicamenteuses.

La désensibilisation

La désensibilisation est une thérapie utilisée en cas d’allergie de type I induite par IgE. Elle est réalisée lorsque la personne souffre de troubles allergiques en relation avec une allergie pollinique, une allergie aux acariens de la poussière domestique ainsi qu’en cas d’allergie aux animaux et aux moisissures. La désensibilisation sauve souvent la vie en cas d‘allergie au venin d‘insectes et est donc absolument recommandée. Une dose croissante des allergènes correspondants est injectée sous la peau ou prise sous la forme de comprimés ou encore de gouttes placées sous la langue. L’objectif est d’atteindre une protection immunologique permettant d’éviter d‘autres réactions allergiques. Le corps est en quelque sorte «habitué à l’allergène». Une désensibilisation est réussie lorsque les troubles diminuent fortement ou, dans le meilleur des cas, qu‘ils disparaissent totalement.

 

Les allergies saisonnières sont de retour

On estime qu’environ une personne sur cinq est actuellement touchée par le rhume des foins dans les pays industrialisés, soit plus de 1 million de personnes en Suisse. Un grand nombre de ces patients ne consultent pas de médecin. Quelle aide peuvent-ils attendre de leur pharmacien? Même si l’état général de ces patients reste bon, sans fièvre ni douleur importante, ces symptômes à répétition peuvent handicaper la vie sociale et professionnelle. La fatigue est également au rendez-vous, même chez les individus les plus résistants.

Les questions usuelles que l’on peut se poser et dont les réponses seront utiles pour déterminer la stratégie de traitement sont les suivantes: s’agit-il bien d’éternuements en salves? D’écoulement nasal très clair et liquide? Eventuellement de démangeaisons dans le nez et/ou dans la gorge? Ces symptômes sont-ils survenus brusquement? Les avez-vous déjà ressentis récemment ou l’année dernière, à la même période? Vous trouviez-vous récemment dans un parc, à la campagne ou en forêt? En cas de réponses positives à la plupart de ces questions, il est fort probable qu’il s’agisse alors d’une allergie, surtout si elle est déjà sensibilisée à d’autres substances (acariens, animal domestique, aliments…).

Les trois saisons des pollens à problème

Il existe schématiquement trois grandes saisons «polliniques»:

• La saison des arbres. Cette dernière débute dès février avec les pollens de l’aulne et du noisetier. Elle se prolonge en mars et en avril avec le frêne et le bouleau. Les pollens d’arbres provoquant le plus grand nombre d’allergies sont ceux des cyprès, des bou- leaux et des platanes.

• La saison des graminées. C’est la plus connue des saisons polliniques. Elle culmine entre mai et juillet, parfois plus tard dans les zones de moyenne altitude. Certaines graminées ont un fort pouvoir allergisant. Parmi elles: dactyle, phléole, ivraie, chiendent, blé, avoine…

• La saison des herbacées. Elle débute durant la saison des graminées et s’étend selon les régions jusqu’en automne. Parmi les espèces au potentiel le plus allergisant figurent l’ambroisie, l’armoise et le plantain.

Face à ces symptômes, plusieurs armes sont immédiatement disponibles. Pour soulager rapidement: un antihistaminique Si nécessaire, un traitement local en plus. Selon la gêne éprouvée par la personne allergique, le pharmacien associera, si nécessaire, à cet antihistaminique, un traitement local:

– Pour le nez, un spray nasal à base d’eau de mer ou du sérum physiologique. Les personnes dont la muqueuse nasale se trouve desséchée à la suite d’un écoulement nasal important pourront assurer une ré-humidification prolongée.

– Pour les yeux, un collyre, en flacon classique ou en dosettes individuelles, soulagera de façon efficace les démangeaisons et le gonflement des paupières.

Si au bout d’une semaine, les symptômes de l’allergie ne se sont pas améliorés, ou si un autre symptôme se manifeste, notamment une toux ou une allergie cutanée, une sinusite aiguë, une respiration difficile et sifflante, une visite chez le médecin s’impose.

Si besoin, en fonction de l’importance des symptômes et de la gêne éprouvée, il est conseillé de faire appel à un allergologue pour rechercher l’allergie par l’intermédiaire de tests cutanés ou d’un dosage sanguin. Il ne faut pas hésiter à recourir aux tests cutanés aujourd’hui performants et rapides. Il sera ensuite possible de procéder à une désensibilisation à la substance incriminée, un acte désormais bien au point.

Les 10 commandements des personnes allergiques

Toute personne allergique doit si possible:

1. Aérer brièvement seulement pendant la saison des pollens. On peut aérer plus longuement pendant les périodes pluvieuses ou lorsque des grillages anti-pollen (voir www.service-allergie-suisse.ch) sont placés sur les fenêtres.

2. Installer un filtre à pollen dans la voiture et bien l’entretenir.

3. Se laver les cheveux avant de se coucher.

4. Ne pas sécher le linge à l’extérieur.

5. Par beau temps venteux, lorsque la concentration de pollens est plus élevée, il est conseillé de limiter les séjours à l’air libre et de mettre des lunettes de soleil.

6. Tout type de sport d‘intérieur convient.

7. Les personnes allergiques suivant un traitement médicamenteux peuvent généralement se déplacer à l’extérieur sans problème.

8. Prendre l’antihistaminique 1 heure environ avant l’activité sportive.

9. Avant un exercice physique plus important, ne consommer que des boissons et des aliments «sûrs», car un corps sous stress réagit plus vite de manière allergique.

10. Un individu souffrant de réactions croisées alimentaires doit renoncer à consommer des fruits et des noix avant une activité sportive.

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