• Italien
  • Français
  • Allemand


  Contact : 021 802 00 19

Bien comprendre le cholestérol

Le cholestérol est un lipide appartenant à la famille des stérols. Bien qu’il ait mauvaise presse ces dernières années, le cholestérol est un nutriment indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Il est majoritairement synthétisé au niveau du foie, mais peut également être apporté par l’alimentation. Au sein du corps humain, le cholestérol peut être transporté par différentes protéines spécifiques, dont le cholestérol HDL et le cholestérol LDL. Incluant les taux de ces deux transporteurs au sein de l’organisme, le taux de cholestérol total ou cholestérolémie est une valeur couramment mesurée pour prévenir ou identifier une hypercholestérolémie (excès de cholestérol) et constitue un facteur de risque de maladies cardiovasculaires. C’est pourquoi il convient d’être vigilant aux apports en cholestérol et au taux de cholestérol total au sein de l’organisme.

ROLES DU CHOLESTEROL DANS L’ORGANISME
Le cholestérol participe à la structure des membranes cellulaires et contribue ainsi à la stabilité et au renforcement des membranes. Le cholestérol est également un précurseur pour de nombreuses molécules essentielles à l’organisme. Il participe par exemple à la synthèse d’hormones stéroïdiennes telles que l’aldostérone et le cortisol, d’hormones stéroïdiennes sexuelles telles que l’œstrogène, la progestérone et la testostérone, et de la vitamine D. Enfin, le cholestérol contribue à la synthèse des sels biliaires présents dans la bile, un liquide nécessaire à la digestion des graisses.

LA DIFFERENCE ENTRE LE BON ET LE MAUVAIS CHOLESTEROL
Il est fréquent d’entendre parler du «bon cholestérol» et du «mauvais cholestérol». Bien qu’ils soient souvent présentés comme deux types de cholestérol, ce sont en réalité deux types de lipoprotéines responsables du transport du cholestérol au sein de l’organisme:

  • les lipoprotéines de haute densité ou cholestérol HDL (high density lipoprotein), qui sont qualifiées de «bon cholestérol», car elles assurent le transport du cholestérol vers le foie afin qu’il y soit éliminé;
  • les lipoprotéines de basse densité ou cholestérol LDL (low density lipoprotein), qui sont qualifiées de «mauvais cholestérol», car elles assurent le transport du cholestérol vers les différents tissus de l’organisme, ce qui contribue à son accumulation au niveau des artères.

LES BESOINS EN CHOLESTEROL
Si le cholestérol est un nutriment indispensable au bon fonctionnement de l’organisme, le corps humain a la capacité de le synthétiser. Plus de deux tiers du cholestérol présent dans l’organisme est synthétisé par le foie. Le reste provient de sources alimentaires comme la viande et les œufs. A quelques exceptions près, on estime que l’organisme peut produire suffisamment de cholestérol pour couvrir ses besoins quotidiens. Lors d’une analyse du cholestérol, on considère que le taux de cholestérol total normal chez l’adulte doit être inférieur à 2 g/L, ou 5 mmol/L. Néanmoins, cette valeur de référence peut varier selon différents paramètres dont l’âge, le sexe et les antécédents médicaux.

TAUX DE CHOLESTEROL TROP BAS …
La carence en cholestérol ou hypocholestérolémie est un phénomène rare. Elle peut être d’origine génétique ou secondaire. Cela signifie qu’elle peut être la conséquence d’un autre phénomène comme:

  • une dénutrition;
  • une malabsorption du cholestérol;
  • une pathologie telle qu’un cancer;
  • un état dépressif.

… OU TROP ELEVE?
L’excès de cholestérol ou hypercholestérolémie est un problème de santé publique majeur. En effet, une cholestérolémie élevée augmente le risque de maladies cardiovasculaires. En excès au sein de l’organisme, le cholestérol a tendance à s’accumuler au niveau de la paroi des artères, ce qui conduit à la formation d’une plaque d’athérome. On parle alors d’athérosclérose, dont les conséquences pour la santé peuvent être graves. Le passage du sang est perturbé, ce qui augmente le risque d’hypertension artérielle. La rupture d’une plaque d’athérome peut également conduire à un infarctus du myocarde, à un accident vasculaire cérébral (AVC) ou à une artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI).

ALIMENTATION ET CHOLESTEROL: GARE AUX IDEES REÇUES
Beaucoup de choses ont été dites et écrites à propos des effets des aliments sur le taux de cholestérol. Voici des précisions à propos de quelques légendes urbaines.

EVITEZ LES ŒUFS !
Faux. L’idée est répandue qu’il ne faut plus manger d’œufs quand on a du cholestérol. L’œuf n’est pourtant pas aussi calorique qu’on le croit: 60 Kcal pour le jaune et 20 Kcal pour le blanc. Il possède, certes, des lipides saturés en partie responsables des maladies cardiovasculaires, mais en quantités bien plus faibles que dans certains autres aliments. A titre de comparaison, un œuf dur (environ 50 g) contient 5,3 g de lipides contre 18 pour 50 g de chips.

LE POISSON, VOTRE ALLIE POUR LUTTER CONTRE LE CHOLESTEROL
Vrai. Les bienfaits anti-cholestérol du poisson étant reconnus, les nutritionnistes conseillent d’en consommer 2 à 3 fois par semaine. Riche en Oméga-3, le poisson, et surtout les poissons gras, protège contre les maladies cardiovasculaires en faisant baisser le taux de triglycérides dans le sang.

NE MANGEZ PLUS DE FROMAGE
Faux. Comme pour les œufs, tout dépend de la quantité consommée. Dans un régime anti-cholestérol, il est impératif de limiter l’apport en acides gras saturés. Bien que le fromage en contienne également, on peut continuer d’en manger si sa consommation quotidienne ne dépasse pas 40 g par jour pour un homme, et 30 g pour une femme. Il vaut mieux privilégier les fromages les plus faibles en matières grasses (chèvre, mozzarella, etc.) et éviter ceux à pâte dure, car il s’agit des plus riches en graisses.

MISEZ SUR LES CEREALES COMPLETES
Vrai. En cas d’hypercholestérolémie, privilégier les céréales complètes aux céréales raffinées dans le pain, les pâtes et le riz constitue un atout pour lutter contre l’excès de mauvais cholestérol. Riches en fibres solubles, et particulièrement en béta-glucanes, les céréales entières ont vu leurs effets prouvés scientifiquement.

LE SOJA EST INCONTOURNABLE
Vrai. Le soja contient des protéines qui permettent de réduire le taux de lipides dans le sang. Une consommation quotidienne de 25 g minimum de protéines de soja alliée à une alimentation faible en gras fait considérablement baisser le taux de mauvais cholestérol (LDL).

L’HUILE D’OLIVE A TOUT PRIX
Vrai et faux. A la base du régime méditerranéen qui vise à réduire les risques de maladies cardiovasculaires, l’huile d’olive permet de diminuer le taux de lipides dans le sang grâce à sa teneur en acides gras mono-insaturés et en acides oléiques. Bien qu’il soit conseillé de la préférer aux beurres ou aux margarines qui contiennent deux fois plus de graisses saturées, l’huile d’olive reste une matière grasse: il ne faut donc pas en abuser.

BANNISSEZ LES VIANDES ROUGES
Vrai et faux. On recommande souvent aux personnes ayant un taux de mauvais cholestérol élevé de réduire leur consommation de viande rouge. Ce conseil doit être nuancé: certaines viandes rouges sont plus riches que d’autres en lipides et en cholestérol. Les viandes qui contiennent plus de 10 % de matières grasses doivent être évitées. De manière générale, pour faire baisser le taux de mauvais cholestérol (le cholestérol LDL), il faut plutôt miser sur les protéines végétales (soja) que sur les poissons et les viandes.

MANGEZ DES POMMES
Vrai. La pomme fait partie des alliés anti-cholestérol en raison de sa forte teneur en pectine et en fibres solubles, qui permettent de réduire l’absorption des graisses et des lipides par l’organisme. Peu calorique (environ 80 calories), la pomme possède en plus des vertus antioxydantes qui contribuent à limiter le risque de maladies cardiovasculaires. Pour pouvoir observer un tel effet, il faut toutefois en consommer au moins 3 par jour.

Source: www.passeportsante.net / Illustration: Freepik