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Virus Zika: quels risques dans nos contrées?

Virus émergent transmis par les moustiques, on a identifié le virus Zika pour la première fois en Ouganda en 1947 chez des singes rhésus. On l’a ensuite identifié chez l’homme en 1952 en Ouganda et en Tanzanie. Des flambées de maladie à virus Zika ont récemment été observées en Afrique, dans les Amériques, en Asie et dans le Pacifique.

Le virus Zika se transmet à l’être humain par la piqûre d’un moustique infecté dans les régions tropicales. Celui-ci transmet aussi la dengue, le chikungunya et la fièvre jaune.

Signes et symptômes

On ne connaît pas très bien la durée d’incubation (allant de l’exposition à la manifestation des symptômes), mais elle est probablement de quelques jours. Les symptômes comportent de la fièvre, des éruptions cutanées, de la conjonctivite, des douleurs musculaires et articulaires, un état de malaise et des céphalées. Ces symptômes restent en général bénins et disparaissent en deux à sept jours. Les sujets atteints doivent beaucoup se reposer, boire suffisamment et prendre des médicaments courants contre la douleur et la fièvre. En cas d’aggravation des symptômes, ils doivent consulter un médecin. Il n’existe actuellement aucun vaccin, mais plusieurs laboratoires pharmaceutiques ont entamé des recherches pour élaborer un vaccin.

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La préparation aux examens

Dans quelques jours, un grand nombre d’écoliers et d’étudiants vont entrer dans une période particulièrement stressante: les examens. Même si tous ne sont pas égaux face à ces épreuves, il est utile, même pour ceux ayant plus de facilités, de suivre quelques recommandations pour que le succès soit au rendez-vous. Nous les résumons ici selon les cinq principes suivants:

 

Planification

Il est judicieux d’établir un planning précis des sujets à réviser. Cette organisation présente plusieurs avantages: c’est tout d’abord un élément de motivation, car on voit précisément l’état d’avancement des révisions. C’est ensuite un moyen de bien planifier les plages de sport, la prise de repas réguliers, le temps passé avec la famille ou les amis. Enfin, cette planification est indispensable pour toute personne désirant travailler à plusieurs.

Concentration

Corollaire de la planification, le temps consacré à la préparation et au travail devrait l’être exclusivement. Il faut donc bannir Facebook, Twitter, les SMS… Pour cela, une seule solution: éteindre son smartphone! Des pauses bien définies permettent de traiter les messages les plus urgents.

Alimentation

C’est un élément essentiel, car une activité cérébrale intense se traduit par une grande dépense énergétique. Le petit déjeuner ne doit pas être omis, les trois repas devant être pris à table à heures régulières pour éviter les fringales. Il faut privilégier les aliments naturellement riches en vitamine B (jaune d’oeuf, épinards, fèves, céréales…) pour les facultés cognitives, les aliments contenant du fer et des oméga-3 (viande rouge, poissons gras…), particulièrement bons pour la mémoire, ainsi que les aliments riches en magnésium, véritables alliés de la concentration, à savoir les bananes, le chocolat noir et les fruits secs. De manière générale, les fruits, riches en vitamines, présentent également l’avantage de contenir des fibres et de favoriser le transit, parfois malmené en période de grand stress.

L’utilisation de suppléments vitaminés peut s’avérer utile à condition de ne pas en abuser, car seule une quantité relativement faible de ces vitamines est réellement métabolisée par l’organisme. Demandez conseil à votre pharmacien: certaines vitamines peuvent exercer un effet stimulant, mais les excitants sont à éviter. Enfin, il est important de boire régulièrement et en quantité suffisante, idéalement de l’eau. Les boissons excitantes (boissons énergétiques, café, thé noir…) devraient être limitées, de même que l’alcool et les produits psychotropes.

Sport

Rien ne vaut des séances régulières de votre sport préféré afin de libérer les tensions, de trouver plus facilement le sommeil et d’améliorer la concentration et les fonctions générales de l’organisme. Si le sport ne fait pas partie de vos activités habituelles, une balade à allure rapide peut également faire l’affaire.

Sommeil

Selon certaines études, on estime que 20% des étudiants sont confrontés à des troubles du sommeil. Tout d’abord, le manque de sommeil est obligatoirement néfaste. Une bonne organisation devrait permettre de ne pas réviser jusqu’à pas d’heure. Le rythme du sommeil est également important. Les heures de coucher et de réveil trop variables nuisent à la qualité du sommeil. Enfin, la pratique d’activités stimulantes juste avant le coucher, telles que télévision, jeux vidéo, etc. est déconseillée. Certains exercices respiratoires peuvent faciliter l’endormissement. La prise de somnifères doit si possible être évitée. Juste avant un examen, on peut également avoir recours à ces méthodes de respiration ou de relaxation pour évacuer le stress.

Person thinks

Les dix trucs et astuces pour une mémoire au top

 

– Lire, relire et réviser régulièrement les cours pour mieux imprégner la mémoire.

– Répéter plusieurs fois les mêmes exercices pour mieux mémoriser les procédures de résolution de problèmes.

– Cultiver ses stratégies mentales de mémorisation: visuelle, auditive (enregistrer sa voix), kinesthésique (marcher en révisant).

– Fixer des plages de travail et les respecter.

– Une semaine avant la série d‘examens, augmenter progressivement les temps de concentration jusqu‘à ce que la durée réelle de l‘examen soit atteinte sans fatigue excessive.

– Alterner séquences de travail et de récupération.

– Pratiquer régulièrement un sport de plein air (course à pied ou marche, vélo…)

– Veiller à un bon sommeil: nombre régulier d‘heures de sommeil, mêmes heures de coucher et de lever.

– Renoncer à la consommation d‘alcool et de drogues.

– Eviter le recours compulsif à des produits excitants (café, certains médicaments).

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Les pharmacies comme portail vers le système de santé

Le domaine d’activité des pharmaciens est en pleine évolution. Une étude réalisée récemment auprès de 1’200 habitants par l’institut de sondage gfs.bern, à la demande de la société faîtière des pharmaciens suisses (PharmaSuisse), dresse un bilan de la perception des pharmacies par la population, en mettant l’accent sur le rôle des pharmaciens et la confiance en leur activité et les services proposés.

 

Les pharmacies comme premier point d’accès au système de santé

Une majorité de Suisses considère les pharmacies comme un premier point de contact très apprécié, en raison notamment de leurs offres avantageuses et de leurs solutions simples et rapides. Les pharmacies sont particulièrement sollicitées pour des problèmes de santé mineurs et des maladies sans complication. Les habitants de notre pays témoignent aux pharmaciens une grande confiance , au même titre que les professionnels de santé hautement qualifiés comme les médecins et les hôpitaux. Des questions relatives à l’évolution du rôle du pharmacien dans le futur apportent des réponses particulièrement intéressantes. Ainsi, 48% des personnes interrogées seraient favorables à un modèle d’assurance-maladie dans lequel la première clarification des problèmes de santé serait effectuée en pharmacie (contre 44% qui s’y opposent). De plus, 58% des personnes interrogées sont tout à fait ou plutôt d’accord que des médicaments sur ordonnance soient délivrés par le pharmacien sans consultation médicale préalable, contre 35% des personnes tout à fait ou plutôt en désaccord. Ces éléments confirment que la majorité de la population perçoit les pharmacies comme moteur de la baisse des coûts de santé. Des prestations très concrètes, telles que les contrôles de tension artérielle et du taux de cholestérol ou les vaccins, sont sollicitées par les personnes interrogées. D’une manière générale, le rapport prix/prestation en pharmacie est jugé comme bon à très bon par 80% de la population. La maîtrise des coûts de notre système de santé reste au centre des débats politiques; il est dès lors souhaitable que les résultats de cette étude soient pris en considération en faisant abstraction des intérêts particuliers des différents prestataires de soins (pharmaciens, médecins, hôpitaux,…) et que le rôle des pharmaciens soit à l’avenir renforcé.

 

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Vive les vacances!

Vous serez nombreux cet été à partir en vacances. Quelle que soit votre destination, voici quelques informations utiles qui vous permettront d’en profiter en toute sérénité.

Bien préparer ses vacances en famille

Partir en voyage avec ses enfants sans mettre en danger leur santé et en évitant au maximum les mauvaises surprises sont la priorité de tous les parents. Pour répondre aux questions que suscitent les départs en vacances, voici les conseils du Pr Blaise Genton, médecin-chef au Service des maladies infectieuses du CHUV et à la Policlinique Médicale Universitaire à Lausanne.

Peut-on voyager dans n’importe quelle partie du monde avec ses enfants?

On peut aller partout, mais le type de séjour doit être adapté à l’enfant, à sa capacité à supporter la chaleur, l’altitude et l’effort. On ne voyage toutefois pas avec un bébé de moins de six semaines en avion.

De manière générale, il faut prendre les précautions suffisantes pour assurer le confort de son enfant: il est important de ne pas l’exposer au soleil entre 11 et 15 heures, de bien le protéger du soleil (port de vêtements anti-UV, chapeau, lunettes de soleil, crème solaire) et des moustiques (qui peuvent transmettre des maladies comme la malaria, la dengue ou la fièvre jaune), de lui donner à boire régulièrement pour éviter tout risque de déshydratation (qui survient plus rapidement chez l’enfant) et de faire preuve de bon sens. On n’emmène pas un tout jeune enfant marcher des kilomètres dans le désert! Les activités aussi doivent être adaptées à sa résistance physique, en fonction de son âge.

N’y a-t-il jamais de restrictions médicales selon l’état de santé de l’enfant?

Il peut y en avoir, comme pour les adultes. Mais les enfants souffrent moins de maladies chroniques. Le cas échéant (présence d’asthme, par exemple), il faut avoir avec soi les médicaments nécessaires, en quantité suffisante et à plusieurs endroits (dans la valise et dans le bagage à main). Il peut être également utile de faire rédiger un certificat médical à son pédiatre (ou une ordonnance) qui indique la maladie et les substances génériques des médicaments prescrits.

Quelles autres précautions faut-il prendre?

Dans le cas où l’on n’allaite pas son bébé, il faut pouvoir préparer un biberon en tout temps dans des conditions d’hygiène satisfaisantes. Si l’on prévoit des trajets en voiture, il faut s’équiper d’un siège-bébé adapté à son âge. En avion, des «baby-baskets » sont généralement mises à disposition. Lors de la descente (en vue de l’atterrissage), il convient de veiller à ce que l’enfant ait de quoi téter ou mâcher pour égaliser les pressions dans l’oreille. S’il a un petit rhume, il est conseillé de prévoir des gouttes nasales, la climatisation dans les avions pouvant assécher ses muqueuses.

Que faut-il faire si l’enfant tombe malade à l’étranger?

Il est préférable de consulter rapidement un médecin. Au retour, en cas de fièvre, il faut tout de suite aller chez son pédiatre. La malaria, par exemple, se traite très bien, à condition d’être traitée assez vite!

Est-il moins risqué de partir pour un court séjour que pour une longue durée?

Pas vraiment, non. Contrairement à ce que les parents croient souvent, l’enfant s’adapte plus facilement lorsque le séjour est long. Il a le temps de trouver des repères et des habitudes, notamment en termes de sommeil.

Qu’en est-il de la vaccination des enfants lorsqu’on envisage de s’envoler vers un pays lointain?

L’enfant doit être à jour de ses vaccins de routine. Pour recevoir des vaccins tropicaux, il doit être âgé de 9 mois au moins, comme pour celui de la fièvre jaune, par exemple. Certains vaccins sont spécialement recommandés chez les enfants (vaccin contre la rage).

En effet, ces derniers sont souvent très attirés par les animaux qu’ils rencontrent et sont tentés de les toucher ou de jouer avec. Les effets secondaires potentiels des vaccins sont les mêmes que chez l’adulte. Mais la peur de la piqûre, avec parfois la nécessité de faire plusieurs injections, reste certainement l’obstacle le plus important à dépasser.

Ne partez pas sans une bonne pharmacie de voyage

Avant de remplir votre trousse à pharmacie, voici quelques conseils. Selon votre destination, votre âge, celui de vos enfants et vos éventuelles pathologies, parlez-en avec votre médecin ou votre pharmacien. Dans certains cas, et même si vous êtes en parfaite santé, un traitement préventif s’impose (notamment des vaccins). Vous devrez adapter le contenu de votre trousse à la destination, mais également à la durée de votre voyage, et préférer, si possible, les formes solides (pastilles, comprimés, gélules). Sur la base du tableau ci-dessous, demandez l’aide de votre pharmacien pour constituer une trousse à pharmacie personnalisée. Vous trouverez également dans votre pharmacie divers produits utiles: des comprimés pour la désinfection de l’eau, préservatifs, ciseaux, une pince à épiler, des épingles à nourrice, une couverture de survie, une lampe de poche et des bas de contention pour jambes lourdes en cas de vols long-courriers.Tableau medi

La turista pendant les vacances, un mauvais souvenir?

La turista (ou diarrhée du voyageur), l’un des désagréments les plus fréquemment associés aux voyages à l’étranger, peut rapidement transformer vos vacances de rêve en véritable cauchemar. Loin d’être une fatalité, elle peut être évitée à l’aide de quelques règles élémentaires et prise en charge de manière efficace. Au banc des accusés, des bactéries ou des virus présents dans l’alimentation. Le changement d’habitudes alimentaires et le manque d’hygiène sont également responsables de la diarrhée du voyageur. Selon les destinations, on estime que 20 à 50% des voyageurs sont touchés.

Les symptômes se caractérisent par des crampes abdominales, des nausées, de la fièvre, la présence de sang dans les selles et un inconfort général, et surviennent généralement vers le 3e ou 4e jour du séjour. Souvent sans gravité, ils durent environ 4 jours. Si vous observez des symptômes plus graves (douleurs abdominales violentes, forte fièvre, déshydratation), consultez immédiatement un médecin. Les pays humides et chauds présentent un risque plus élevé, et pour cause: le développement des agents pathogènes se fait plus rapidement et l’hygiène fait défaut, notamment dû à une mauvaise épuration de l’eau.

L’hygiène avant tout!

Il est important de respecter les mesures d’hygiène usuelles. Petite piqûre de rappel:

1) Hygiène personnelle: veillez à n’utiliser que de l’eau potable pour vous laver les dents, et à vous laver les mains avant chaque repas et après chaque passage aux toilettes.

2) Hygiène alimentaire:                                                                                           a. Si l’eau disponible n’est pas embouteillée et encapsulée ou désinfectée, faites-la bouillir et ne mettez pas de glaçons dans vos boissons. Pour les aventuriers, il existe des capsules pour désinfecter l’eau (mais le goût est mémorable!). Le lait, ainsi que tous les produits laitiers, doivent être pasteurisés.                                                                                                                  b. Il ne faut pas consommer de viande, de poisson ou de fruits de mer crus ou peu cuits. De même, ne mangez que des légumes cuits. Veillez à éplucher vous-même les fruits crus. Faites également attention aux sorbets.

 

Des solutions existent

Si, malgré ces précautions, vous n’avez pas réussi à y échapper, des solutions existent pour vous aider à passer ce mauvais cap. Pensez tout d’abord à boire beaucoup d’eau, de boissons sucrées, et, si nécessaire, de boissons réhydratantes. La perte en eau et en sels minéraux est en effet particulièrement importante en cas de diarrhée aiguë et peut conduire à la déshydratation. Les inhibiteurs de la motilité intestinale réduisent le besoin d’aller aux toilettes. Les probiotiques agissent aussi bien sur les causes que sur les symptômes de la diarrhée: ils en diminuent la durée, restaurent la flore intestinale et en régularisent son activité. Un traitement antibiotique peut éventuellement être envisagé sur prescription médicale.

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Vive les vacances – 2ème partie

Méduses, oursins, poissons: comment soigner les piqûres de bord de mer?

Nager en mer, plonger: des activités fort agréables, mais pas sans risques. Que faire si l‘on se coupe avec du corail? Ou si l‘on se fait piquer par une méduse, un oursin, un poisson venimeux?

Vacances à la mer

Qui dit vacances à la mer, dit baignade… et qui dit cohabitation avec la faune aquatique dit piqûres, coupures et autres oursins plantés dans le pied. Petit tour d’horizon de quelques maux d‘eau et de leurs remèdes avec le Pr Blaise Genton du service des maladies infectieuses du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).

Contre les méduses, l‘eau chaude

En amont, il faut de la prudence. «Evitez les plages où la présence de méduses est signalée, recommande le Pr Genton. De même, observez la mer avant de vous y baigner, les méduses évoluant généralement en bancs. Enfin, les habits comme les t-shirts de surf utilisés pour se protéger du soleil évitent une majorité de piqûres.»

Si, malgré ces précautions, vous êtes piqué, commencez par racler la peau avec un objet non coupant, une carte de crédit, par exemple. Cela détachera les tentacules que la méduse aurait pu laisser sur vous. Il faut ensuite plonger les zones piquées dans de l‘eau chaude durant une demi-heure. «Attention, n‘utilisez pas d‘eau douce froide, prévient le médecin, elle ferait éclater les poches à venin qui auraient pu rester sur la peau.

Quant à la chaleur, elle ne doit pas causer de brûlure: ne dépassez pas 45°C. L‘élévation de la température est cependant précieuse, car elle dissout les protéines du venin injecté par la méduse.» Une piqûre de méduse provoque une douleur accompagnée de rougeurs à l‘endroit où ses filaments ont touché la peau. Ces symptômes se dissipent en 24 à 48 heures. Une pommade de cortisone peut soulager la douleur

Oursins au vinaigre

On se protège des oursins en portant des sandalettes ou des bottes de plongée… et surtout en faisant attention où l‘on marche. Il existe des oursins de différentes tailles. Certains sont venimeux et leur piqûre fera un peu plus mal. «Soigner une piqûre d‘oursin est simple, explique le spécialiste. Enlevez d‘abord les grosses épines, puis plongez les parties du corps piquées dans du vinaigre pendant une demi-heure. Les épines sont constituées de calcaire et le vinaigre les dissoudra.» Si la partie du corps touchée n‘est pas facilement immergeable, on peut lui appliquer des compresses imbibées de vinaigre.

Des poissons à éviter

Les poissons venimeux diffèrent selon les régions. En Europe, on trouve des vives et diverses raies. Dans le Pacifique et l’océan Indien, les menaces sont les raies, les rascasses venimeuses et les poissons-pierre (la piqûre de ces derniers cause une douleur terrible).

Aucun n’est mortel, hormis des cas exceptionnels chez l‘enfant. «Si l’on vous prévient qu’il y a de tels poissons là où vous vous baignez, regardez vraiment où vous mettez les pieds, conseille le Pr Genton. Les poissons-pierre, par exemple, se camouflent efficacement, mais peuvent être vus si l’on est attentif. Il en va de même pour les raies. Les rascasses, quant à elles, piquent plutôt les plongeurs.» Les venins de ces poissons sont dits thermolabiles, c’est-à-dire destructibles par la chaleur. Le traitement en cas de piqûre est donc analogue à celui des piqûres de méduses. Il faut appliquer de l’eau (la plus chaude possible), et ce jusqu’à une heure et demie dans le cas d’une atteinte par un poisson-pierre.

Coraux coupants

Les coupures dues aux coraux sont fréquentes chez les plongeurs inexpérimentés et les snorkelers débutants. «En plongée, ces derniers s‘agitent souvent, explique Blaise Genton, oubliant ce qui les entoure, ou alors ils cherchent à s‘appuyer pour remettre leur masque et se coupent.» Une combinaison d‘une certaine épaisseur (pour les plongeurs) et des palmes ou des bottines (pour les snorkelers) limitent les dégâts. Mais «le conseil le plus important est de maîtriser sa flottabilité en apprenant bien à plonger», précise le spécialiste. Si l‘on se coupe, la peau s‘irrite rapidement, car le corail y libère des spores. A nouveau, il faut rincer à l‘eau chaude. Il est possible que ces blessures s‘infectent, il faut donc les suivre de près. Du fait du gonflement progressif, il est normal que l‘état des plaies semble d‘abord s‘aggraver. En l’absence d’amélioration après quatre à cinq jours, il faut envisager un traitement antibiotique. La guérison totale de ces coupures nécessite une quinzaine de jours.

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Le cours de l‘euro en question

Depuis l’annonce le 15 janvier dernier de l’abandon du taux plancher à CHF 1,20 pour 1 Euro par la Banque nationale suisse, cette question est sur toutes les lèvres et les conséquences ne se sont pas fait attendre dans certains secteurs de notre économie. Chacun s’inquiète de savoir s’il fera partie des gagnants ou des perdants de cette opération, mais depuis, le cours de l’euro est légèrement remonté. Il nous a paru intéressant de considérer cette question du point de vue de la pharmacie.

 

Quid du prix des médicaments?

Lorsque l‘on parle du médicament, il faut considérer le marché du médicament et son impact sur notre économie dans son ensemble. Actuellement, la Suisse exporte beaucoup plus de médicaments vers l’étranger qu’elle n’en importe. La balance commerciale penche de plus de 40 milliards de francs en faveur des exportations, dont la moitié environ vers l’Union européenne. Il est donc juste de distinguer au sein de l’industrie pharmaceutique les entreprises importatrices, qui vont bénéficier d’un cours de change plus favorable, et les entreprises exportatrices, qui devront faire face à la pression de leurs «acheteurs», en grande partie européens.

Le mécanisme d’ajustement des prix des médicaments remboursés en Suisse prévoit une révision régulière des prix en se basant sur le prix moyen des pays avoisinants (France, Allemagne, Italie, Autriche, Pays-Bas, Danemark, Royaume-Uni), tous les trois ans pour les médicaments brevetés et tous les deux ans

 

pour les médicaments dont le brevet est échu. A ce jour, le taux de change pour la comparaison des prix est de 1,24 francs suisses pour 1 euro; il devra donc probablement être revu à la baisse si le cours de l’euro se stabilise à des valeurs plus basses. Les prix des médicaments remboursés sont administrés, c’est-à-dire qu’ils font l’objet d’une décision de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), à la suite d‘ une négociation avec le fabricant. Pour les médicaments non remboursés, les prix sont libres.

 

Le client en pharmacie, gagnant ou perdant?

Contrairement à ce que l’on a pu lire dans la presse, un grand nombre de fournisseurs de produits thérapeutiques ont revu leurs prix à la baisse. Cela concerne essentiellement les médicaments non remboursés. Ces baisses de prix vont indéniablement profiter aux clients des pharmacies.

Concernant les médicaments remboursés, ils ont connu une baisse constante depuis 2006 en raison, d’une part, de la perte des brevets (remplacement des médicaments originaux par les médicaments génériques) et, d’autre part, de la comparaison des prix avec les pays voisins. Cette tendance à la baisse devrait se poursuivre, voire s’accélérer pour les médicaments génériques.

A l’inverse, les nouveaux médicaments introduits sur le marché (ce qui est de plus en plus rare) le sont avec un prix élevé, considéré comme une prime à l’innovation et permettant au fabricant de couvrir les frais de recherche (on estime à environ 1 milliard de francs les coûts de la recherche pour un nouveau médicament). Globalement, au vu de ce qui précède, le client en pharmacie va profiter de la baisse de la valeur de l’euro par rapport au franc suisse.

 

Et votre pharmacien?

La rémunération du pharmacien sur la vente de médicaments comporte deux éléments principaux (pour faire simple): le premier est directement lié au prix du médicament vendu (marge de distribution); le deuxième est lié à l’acte de remise du médicament (les fameuses taxes RBP) et rétribue le conseil du pharmacien. Les coûts fixes liés à l’exploitation d’une pharmacie (salaires, loyer, administration, …) couvrent une très grande partie des charges, dont près de 60% pour les seules charges salariales. Les coûts variables (immobilisation du stock, …) ne représentent qu’une faible partie des charges. Ainsi, pour le même travail à accomplir et pour les mêmes charges fixes, une baisse des prix des médicaments correspond à une baisse de revenu pour le pharmacien. Cette situation a été confirmée par une étude du KOF (centre de recherches conjoncturelles de l’Ecole Polytechnique de Zurich), qui a montré que près d’un tiers des pharmacies en Suisse n’étaient plus rentables.

pharmacist working with the computer

 

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