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All Posts in Category: Santé

Le rhume, évitons-le!

 Le rhume, on ne veut surtout pas l’attraper. Voici quelques recommandations.

Quelle distance faut-il observer entre soi et une personne enrhumée?

La distance recommandée est d’un mètre. Une fois les virus transmis, vous ne pouvez plus rien faire. La maladie se développera ou ne se développera pas. Ce sera une question de chance.

A quel moment de la maladie le rhume est-il le plus contagieux?

Les virus du rhume peuvent être sécrétés un à deux jours avant l’apparition des premiers symptômes. C’est pendant cette période, dite d’incubation, ainsi que lors de l’apparition des premiers symptômes (mal de gorge, éternuements, refroidissements, etc.) que la contagion est la plus probable. Au-delà de cinq jours, le rhume n’est généralement plus contagieux, bien que certains symptômes persistent.

Combien de temps les virus du rhume survivent-ils sur une surface inanimée (poignée de porte, clavier d’ordinateur, siège de bus…)?

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Perte de cheveux: mieux vaut prévenir que guérir!

L’alopécie est un terme médical qui désigne une perte de cheveux laissant la peau partiellement ou totalement nue. La calvitie, la forme d’alopécie la plus courante, concerne essentiellement les hommes. Ce phénomène naturel est fortement déterminé par l’hérédité. D’autres formes d’alopécie peuvent révéler un problème de santé ou être dues à la prise de médicaments, par exemple.

En grec, alôpex signifie «renard ». L’alopécie rappelle ainsi l’importante perte de poils que subit le renard chaque année, au début du printemps. Plusieurs études sont en cours pour mieux connaître les causes de la calvitie. L’hérédité semble exercer une influence majeure. Chez les hommes, la calvitie est influencée par les hormones sexuelles mâles (les androgènes), comme la testostérone. La testostérone accélère le cycle de vie des cheveux. Au fil du temps, ceux-ci deviennent plus fins et plus courts. Les follicules pileux rétrécissent, puis cessent d’être actifs. Il semble également que certains types de cheveux soient davantage influencés par le taux de testostérone. Les causes de la calvitie chez la femme ont été beaucoup moins étudiées. Les femmes produisent également des androgènes, mais en très faible quantité. Chez certaines d’entre elles, la calvitie pourrait être liée à un taux d’androgènes plus élevé que chez la moyenne, mais la cause principale reste l’hérédité (antécédent de calvitie chez la mère, une soeur…). Il n’existe aucun moyen miraculeux de prévenir l’alopécie, notamment si elle est d’origine héréditaire. Toutefois, quelques mesures simples peuvent contribuer à la santé des cheveux.

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Prévenir la cystite

La cystite touche presque uniquement les femmes. Il s’agit d’une inflammation de la vessie, le plus souvent provoquée par la prolifération de bactéries intestinales de type Escherichia coli, qui sont nombreuses aux environs de l’anus. Les bactéries passent de la région anale et vulvaire à la vessie en remontant par l’urètre. Tout ce qui gêne la vidange de la vessie augmente le risque de cystite, car cela augmente la rétention d’urine, donc le temps de prolifération des bactéries. La cystite s’accompagne toujours d’une urétrite, une inflammation de l’urètre.

Quelques conseils pour réduire le risque d’infection urinaire…

  • Boire suffisamment, et spécialement de l’eau. Il est recommandé de boire six à huit verres d’eau ou de boissons variées (jus, bouillons, thé, etc.) par jour. Cette mesure sert de barème, mais ne repose pas sur des données scientifiques précises. Le jus de canneberge est une option intéressante en prévention des rechutes puisqu’il empêcherait les bactéries d’adhérer aux parois des voies urinaires. Un adulte sain devrait produire entre un demi-litre et deux litres d’urine par jour.
  • Ne pas retenir trop longtemps son envie d’uriner, garder de l’urine dans la vessie étant une manière de donner le temps aux bactéries de se multiplier.
  • Lutter contre les troubles du transit intestinal, en particulier contre la constipation qui contribue aux cystites, car des bactéries stagnent dans le rectum.

… et plus particulièrement chez les femmes

  • Le meilleur moyen pour les jeunes filles et les femmes de prévenir les infections urinaires est de s’essuyer toujours de l’avant vers l’arrière avec le papier hygiénique après être allée à la selle ou après avoir uriné.
  • Laver les régions anales et vulvaires quotidiennement. Cependant, une toilette trop «agressive» n’est pas recommandée, car elle fragilise les muqueuses. Eviter le plus possible d’utiliser des produits déodorants (parfums intimes, douches vaginales) dans la région génitale et des huiles ou des mousses pour le bain, qui peuvent irriter la muqueuse de l’urètre. Cela peut causer des symptômes qui s’apparentent à ceux d’une infection urinaire. Si l’on tient à utiliser un produit, s’assurer qu’il ne soit pas irritant, et privilégier un pH neutre.
  • Uriner immédiatement après les relations sexuelles. Toujours utiliser des préservatifs lubrifiés, qui irritent moins les parties génitales. Et ne jamais hésiter à rajouter du gel lubrifiant. En cas de sécheresse vaginale, utiliser un lubrifiant soluble à l’eau durant les rapports sexuels pour éviter les irritations.
  • En cas d’infections fréquentes attribuables à l’usage d’un diaphragme, on conseillera de changer de méthode contraceptive.

Source: www.passeportsante.net

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Sortir définitivement de la dépression

Si, hier, atténuer les symptômes de la dépression lors de la phase aiguë était le principal objectif de toute prise en charge thérapeutique, les spécialistes portent aujourd’hui une attention toute particulière à la qualité de la guérison de leurs patients. Le but: prévenir toute rechute, qui pourrait être alimentée par la présence de symptômes résiduels.

Guérir de la dépression est souvent un long chemin, ponctué de phases de rémissions et de rechutes. Au cours de ces dernières années, les spécialistes ont porté une attention accrue à la qualité de la guérison des patients après un épisode dépressif majeur. La raison est simple: les individus présentant des symptômes dépressifs résiduels (30 à 50% des cas), tels que la perte de plaisir et d’intérêt, l’anxiété ou des préoccupations d’ordre somatique (douleurs, etc.) seraient à moyen terme plus fragiles que ceux chez lesquels on observe une disparition totale des symptômes. Le risque de rechute serait même trois fois plus grand que chez les personnes devenues asymptomatiques.

Signes persistants de la dépression

Autre fait important, ces «symptômes résiduels», comme les spécialistes les appellent, peuvent peser lourd sur le fonctionnement psychosocial de la personne quand ils n’altèrent pas sa qualité de vie. D’autres difficultés, liées ou non à la prise d’antidépresseurs, sont également susceptibles d’entraver le processus de guérison: on pense aux troubles du sommeil, aux difficultés cognitives ou sexuelles, par exemple. Quant à la perte d’intérêt et l’absence de plaisir, elles semblent jouer un grand rôle dans le risque de rechute.

L’accompagnement vers la guérison

Ainsi, lorsqu’un patient est en phase de rémission, le praticien cherchera à identifier et à traiter tout ce qui pourrait compromettre une rémission totale. Pour cela, il veillera à tous les aspects de la vie de son patient, qu’il s’agisse de son fonctionnement social, de son intégration professionnelle ou de son bien-être. Pour l’accompagner au mieux sur le chemin de la guérison, il réévaluera son diagnostic et sera attentif à la présence éventuelle d’autres maladies psychiatriques, comme un trouble anxieux, une addiction ou des problèmes somatiques, qui pourraient être associées à la dépression. Le traitement médicamenteux pourra être adapté (augmentation des doses, changement de substances, adjonction d’un second antidépresseur), à condition de respecter les tolérances individuelles des patients. Enfin, pour gérer au mieux la présence de ces symptômes évocateurs d’une dépression récente, un soutien psychologique pourra être proposé, sachant que la psychothérapie cognitive ou l’approche interpersonnelle sont des traitements particulièrement adéquats en ces circonstances.

Lorsque l’évolution de la maladie résiste aux traitements conventionnels et ne présage pas de rémission, d’autres traitements sont alors envisagés. Depuis de nombreuses années, il est reconnu que la privation de sommeil a des résultats spectaculaires, mais transitoires, chez les patients dépressifs. Qu’elle soit partielle ou totale, elle entraîne rapidement une amélioration de l’humeur. Aujourd’hui, grâce aux avancées scientifiques en chronothérapie, on sait qu’il faut l’associer à d’autres types de prise en charge (luminothérapie, antidépresseurs ou stabilisateurs de l’humeur, avance de phase) pour que l’effet antidépresseur perdure.

Il existe aussi des approches de stimulation cérébrale qui ont cours dans certains pays mais qui ne sont pas des traitements de première intention : la stimulation magnétique transcrânienne, des stimulations cérébrales profondes et du nerf vague. Elles sont considérées comme prometteuses dans le traitement des dépressions résistantes, mais doivent encore faire leurs preuves pour pouvoir être remboursées par l’assurance-maladie en Suisse.

La stimulation magnétique transcrânienne a été approuvée aux Etats-Unis dans le traitement de la dépression majeure chez l’adulte en cas de non-réponse aux médicaments classiques, mais pas en Europe ni en Suisse pour cette indication. Son effet antidépresseur a été relevé, mais son utilité clinique est discutée au sein de la communauté scientifique.

La stimulation du nerf vague a, en revanche, obtenu l’indication pour le traitement de la dépression chronique au sein de l’Union européenne. Son utilisation est très rare en Suisse. La stimulation cérébrale profonde, associée à un risque d’effets secondaires plus important, est quant à elle surtout reconnue dans des cas très spécifiques dans le traitement du trouble obsessionnel compulsif comme traitement additionnel aux médicaments. Pour la dépression, des études ont montré des résultats probants. La stimulation profonde n’est pas encore approuvée comme approche thérapeutique dans cette indication.

Smartphone: une trop grande utilisation est-elle le reflet d’une dépression?

Des chercheurs américains ont montré qu’un usage intensif de cet outil de communication peut être un fidèle reflet d’un syndrome dépressif de son utilisateur.

Le smartphone entre progressivement dans le champ de la santé. Une nouvelle étape vient en effet d’être franchie: des chercheurs américains nous éclairent sur les possibles interprétations «psychologiques» des modes d’utilisation de ces outils de communication. Les résultats de ce travail viennent d’être publiés.

«Purple Robot»

L’usage que l’on fait d’un téléphone portable fournit une grande variété de données sur nos comportements et leurs motivations. Peut-on pour autant aller jusqu’à penser que le type d’utilisation d’un smartphone permet de diagnostiquer l’existence d’une dépression chez son utilisateur? C’est ce que pensent les chercheurs américains de la «Northwestern University». Dans le cadre de leurs recherches, ils ont recours à la mémoire de l’appareil (équipé de l’application «Purple Robot») pour connaître la fréquence de son usage ou la localisation de l’utilisateur (via le GPS).

Ce travail préliminaire a été mené auprès de 28 participants adultes suivis durant deux semaines. Un questionnaire préalable avait permis d’établir que la moitié d’entre eux souffrait d’un syndrome dépressif. Au final, il est apparu que l’utilisation moyenne quotidienne de ces personnes était d’environ 68 minutes par jour (contre 17 minutes pour les personnes sans ce type de souffrance psychique).

Mesures comportementales

Les syndromes dépressifs sont aussi associés à une vie plus sédentaire (moins de déplacements et plus de temps passé au domicile). Ceci est à priori un signe de moindre motivation et d’un déficit énergétique caractéristique de l’évitement propre à la dépression. Enfin, des horaires quotidiens irréguliers (également repérables via le smartphone) apparaissent associés aux syndromes dépressifs.

A partir de ces seules données, ces chercheurs pensent être capables d’identifier les symptômes dépressifs avec 86,5% de précision. Sans surprise, la précision augmente lorsqu’on demande aux participants de renseigner leur humeur.

Facebook dépression

Un syndrome dépressif associé à l’usage de Facebook avait déjà été suspecté par des pédopsychiatres américains qui avaient lancé une alerte en 2011. Ces spécialistes jugeaient alors indispensable de mettre en place des actions de prévention contre une forme de dépression que développent les adolescents lorsqu’ils passent trop de temps sur les sites de médias sociaux de type Facebook. La question de la confusion entre les effets et la cause avait alors été posée: est-ce Facebook qui rend l’enfant déprimé, ou l’enfant déprimé qui ne trouve refuge que sur Facebook?

En 2013, la problématique était réapparue avec une étude américano-belge. Des chercheurs des universités du Michigan et de Louvain avaient conclu que l’usage de Facebook peut bel et bien avoir un lien avec le syndrome dépressif. Un résultat convergent avait été obtenu par des chercheurs australiens: les adolescents ayant une «utilisation pathologique» d’Internet sont nettement plus exposés que les autres au risque de dépression.

On peut, au choix, redouter ou se féliciter des conclusions de ces travaux de recherche. Certains y verront la menace de nouvelles intrusions dans notre vie privée. D’autres, en revanche, verront de nouvelles possibilités diagnostiques et un élargissement de l’éventail thérapeutique.

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Les approches complémentaires de la dépression

Il existe de nombreuses approches complémentaires dans le traitement de la dépression, dont certaines ont démontré la preuve de leur efficacité.

Quoi qu’il en soit, la dépression nécessite un diagnostic et un suivi par un professionnel de la santé. L’automédication n’est pas recommandée. La consommation de médicaments doit dans tous les cas être encadrée
par un professionnel. Voici quelques-unes de ces

Millepertuis: le rôle antidépresseur du millepertuis dans le traitement des dépressions légères et modérées est établi. En ce qui concerne la dépression grave, les résultats des études cliniques sont contradictoires. En raison de ses nombreuses interactions avec d’autres traitements (contraceptifs oraux, antidépresseurs, antirétroviraux pour le traitement du VIH, etc.), l’utilisation du millepertuis doit être encadrée.

Huiles de poisson: en raison de leur forte teneur en Oméga 3, leur utilisation est recommandée dans le traitement adjuvant de la dépression et de la dépression postpartum.

Ginkgo biloba: l’activité de cette plante issue de la pharmacopée chinoise est reconnue pour soulager entre autres les symptômes de dépression chez les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer. Il est également possible que le ginkgo contribue à réguler le sommeil chez les patients dépressifs.

Luminothérapie: la luminothérapie a fait ses preuves dans le traitement de la dépression saisonnière. En revanche, les études ont montré une efficacité modeste dans le traitement de la dépression non saisonnière, en complément au traitement classique.

Activité physique : L’activité physique est essentielle pour l’équilibre mental. Plusieurs changements métaboliques induits par l’exercice améliorent le fonctionnement du cerveau, comme les endorphines qui sont libérées et qui contribuent au bien-être. Des études ont permis de démontrer que l’activité physique en cas de dépression présentait des bénéfices comparables à une thérapie cognitive. L’activité physique généralement recommandée consiste à pratiquer 30 minutes 5 fois par semaine, la quantité minimale pour en ressentir les bienfaits étant de 3 fois 20 minutes par semaine.

approches complémentaires.

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Les risques liés à l’alcool

Si la consommation d’alcool est bien ancrée dans notre pays et fait partie intégrante des rites sociaux, l’abus d’alcool concerne près de 25% de la population adulte en Suisse.

 

L’alcool, l’ennemi de votre mémoire

Voici un nouveau chapitre à ajouter aux nombreux autres portant sur les méfaits de l’alcool. Une étude publiée récemment par des médecins et chercheurs britanniques conclut qu’une consommation excessive de boissons alcoolisées chez les 30-40 ans augmente de manière significative le risque de souffrir ultérieurement de troubles sévères de la mémoire.

Effet au long cours

Ce n’est certes pas la première fois qu’une étude met en lumière l’existence d’un lien entre la dépendance à l’alcool et la démence ou les troubles cognitifs. Mais les chercheurs se sont ici intéressés à la possible association des deux sur le long terme. «Nous savons déjà qu’il existe un lien entre le risque de démence et le niveau de consommation chez les personnes plus âgées. Mais ce n’est qu’une partie du puzzle et nous disposions de peu de données sur les conséquences à long terme des problèmes d’alcool survenant plus tôt dans la vie», explique ainsi le Pr Lang.

Quatre questions simples

L’historique des problèmes d’alcoolo-dépendance a été établi grâce au questionnaire spécialisé CAGE (ou «Cut-down, Annoyed, Guilty, Eye-opener»). Ce questionnaire comprend les questions suivantes:

• Avez-vous déjà ressenti le besoin de réduire votre consommation d’alcool?

• Votre entourage vous a-t-il déjà fait des remarques sur votre consommation d’alcool?

• Vous êtes-vous déjà senti coupable au sujet de votre consommation d’alcool?

• Avez-vous déjà commencé votre journée en buvant une boisson alcoolisée pour déstresser ou vous sentir en forme?

 

Risque doublé

Les examens cognitifs ont montré que les antécédents de problèmes d’alcool étaient associés à une multiplication par deux des troubles sévères de la mémoire. Une tendance similaire a été observée pour les problèmes d’alcool et les troubles cognitifs sévères. Pour le Pr Lang, ces résultats suggèrent trois conclusions: il s’agit d’un problème de santé publique qui doit être pris en compte; il est nécessaire de mener de nouvelles recherches sur les conséquences de l’abus d’alcool tout au long de la vie; le questionnaire CAGE peut aider les praticiens à identifier les personnes à risque de troubles cognitifs et de la mémoire qui pourraient bénéficier d’une aide pour résoudre leur problème avec l’alcool.

Nocif à tous les âges

Le Pr Doug Brown, quant à lui, rappelle que les médias concentrent souvent leur attention sur les dangers de la consommation excessive d’alcool chez les jeunes. Selon lui, ils devraient aussi s’intéresser à ces conclusions: l’abus d’alcool est nocif à tous les âges. «Il ne s’agit pas de dire aux gens de s’abstenir de boire. De la même manière qu’adopter  un régime alimentaire équilibré, ne pas fumer et faire attention à son poids, un verre de bon vin rouge peut réduire le risque de développer une démence», ajoute-t-il. Toute la question est de parvenir, au fil du temps, à rester à ce rythme et à ce volume d’alcool.

L’alcool, une juste récompense après le sport?

Une étude américaine met en lumière les liens entre la pratique d’un exercice physique et la consommation de boissons alcoolisées.

 

«Troisième mi-temps». C’est la formule qui symbolise ce que peuvent être, parfois poussées à l’extrême, les relations entre la consommation de boissons alcoolisées et la pratique sportive intensive. On peut y voir une forme de «réconfort» collectif après l’intensité d’un effort également collectif. Initialement réservée au rugby, la formule s’est désormais généralisée à de nombreuses disciplines sportives.

«Décompresser»

Est-ce un besoin de se «revigorer » après l’effort, l’occasion de «décompresser» ou la poursuite de l’échange dans une grande atmosphère de convivialité? Ou encore une «auto-récompense»? Quelles qu’en soient les raisons, le fait est que la consommation de boissons alcoolisées est plus importante les jours d’activité physique ou sportive. C’est du moins la conclusion d’une étude américaine qui vient d’être publiée. Le Pr David E. Conroy explique que dès le jeudi soir, à l’approche du week-end, nous sommes nombreux à avoir tendance à «reprendre» le sport et la boisson. Une tendance partagée, selon son étude, par toutes les tranches d’âge. En 2011, des chercheurs avaient déjà établi le lien entre activité physique et consommation d‘alcool, mais… chez les rats.

Dès le jeudi

Ce travail a cette fois consisté à analyser les journaux quotidiens (tenus via un smartphone) de 150 volontaires âgés de 18 à 89 ans. Chaque soir, durant trois cycles de trois semaines, chacun devait consigner ses activités physiques et sa consommation d’alcool du jour. L’analyse de ces données montre que du lundi au mercredi, les sujets se concentrent sur leurs activités professionnelles ou familiales, et réduisent leur consommation d‘alcool. En revanche, dès le jeudi, la consommation d‘alcool et l‘activité physique reprennent de manière simultanée. Précision: ce ne sont pas ceux qui font le plus de sport qui boivent le plus.

Mauvaise récupération musculaire

C’est là un phénomène uniforme pour tous les participants à l‘étude, et ce quel que soit l’âge ou le niveau de pratique de l’activité physique. Les  chercheurs suggèrent plusieurs motivations possibles. Il y a la «récompense après l’effort» et les occasions de rencontres inhérentes à la pratique sportive. Un autre élément peut expliquer la simultanéité entre les deux tendances: la plus grande disponibilité du weekend. D’autres études sont prévues pour mieux comprendre le lien éventuel entre ces deux variables. Des études dont les résultats devraient permettre d’élaborer des interventions encourageant la pratique de l’activité physique et déconseillant la consommation d‘alcool après l’effort. «Nous allons essayer de comprendre les motivations exactes afin de mieux concevoir nos interventions en faveur de l‘activité physique, expliquent les auteurs. Il est en effet important de savoir que les calories de l‘alcool peuvent vite remplacer celles que l‘on a durement brûlées, et surtout que l‘alcool peut nuire à la récupération musculaire après l‘effort». Une donnée qui ne peut que retenir l’attention des sportifs.

 

L’alcool chez les seniors, un sujet tabou

Selon une enquête suisse sur la santé en Suisse parue en 2012, 6% des personnes âgées de 65 à 74 ans ont une consommation d’alcool problématique de façon chronique (4 verres de vin ou plus par jour chez les hommes et 2 verres de vin chez les femmes). Dans le cadre de la Semaine Alcool qui s’est déroulée du 30 avril au 9 mai sous l’égide de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), de nombreux thèmes ont été abordés, dont celui, encore tabou, de l’alcoolisme chez les seniors.

On peut évoquer plusieurs raisons à cela: il est tout d’abord difficile de priver les personnes âgées d’un plaisir qui apparemment leur fait du bien et ne semble pas bien méchant.

 

De plus, ces problèmes sont souvent difficiles à identifier, car ils doivent être considérés chez des personnes prenant régulièrement des médicaments, dont la vue et l’équilibre baissent. Ces facteurs, ainsi que la perte de masse graisseuse chez les seniors doivent d’ailleurs être envisagés comme des facteurs aggravants, l’alcoolémie étant plus importante chez les sujets âgés pour une même consommation d’alcool. Enfin, pour les personnes séjournant en EMS, aucun règlement cantonal ou national ne règle cette question, laissée à l’appréciation de chaque établissement. Certains directeurs d’EMS ont toutefois décidé d’aborder la question ouvertement et font appel aux organisations et aux structures venant en aide aux alcooliques. Lorsque des problèmes d’alcoolisme sont identifiés, la prise en charge est la même que chez les sujets jeunes, à savoir un travail sur la motivation au changement.

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Les maladies allergiques se développent!

Les maladies allergiques ne cessent de se développer depuis quelques décennies. Qu’il s’agisse d’allergies respiratoires telles que la rhinite saisonnière ou l’asthme, d’allergies cutanées telles que la dermatite atopique du nourrisson et l’eczéma, ou encore d’allergies ou d’intolérances alimentaires, ces maladies touchent un grand nombre de personnes dès leur plus jeune âge. Au même titre que les maladies de civilisation telles que le diabète, le surpoids, les maladies cardiovasculaires, il semble que le stress, les modifications du rythme de vie, les changements de régime alimentaire participent de façon importante à ce que l’on appelle les «maladies à caractère inflammatoire non infectieux», dont l’allergie fait partie.

L’allergie se définit comme une réaction exagérée et inadaptée de l’organisme en réponse à certaines protéines (antigènes) qui font réagir notre système immunitaire et que l’on nomme les allergènes. Bien qu’il existe de nombreuses manifestations de l’allergie (rhinite allergique saisonnière, asthme, dermatite atopique, eczéma, allergies alimentaires…), elles ont toutes en commun une réaction immunitaire et une réponse inflammatoire inappropriées et mal régulées.

La réaction allergique s’opère en plusieurs étapes: une sensibilisation initiale et silencieuse de notre organisme en contact avec l’allergène, puis une réaction immédiate du système immunitaire, et enfin une réaction retardée avec la mise en place d’une réaction inflammatoire.

1. Une mise en contact avec les protéines-allergènes: en cas d’exposition excessive aux allergènes, ou de perméabilité exacerbée de nos filtres et de nos barrières naturelles (notamment de nos muqueuses), cette première phase peut être surexprimée.

2. Une réaction immédiate faisant intervenir les cellules immunitaires, notamment de nombreuses populations de lymphocytes (globules blancs) ainsi que la libération de médiateurs chimiques tels que les cytokines et la libération d’immunoglobulines (IgE le plus souvent, parfois IgG). Une perte de la régulation de différentes populations de lymphocytes de type T peut favoriser la réaction allergique.

3. La réaction inflammatoire retardée se développe plus volontiers lors d’un déséquilibre entre les différentes familles de messagers chimiques: les médiateurs lipidiques de l’inflammation. Dans un contexte de déséquilibre en acides gras essentiels (déséquilibre de la famille oméga 6/oméga 3) ou en cas de mauvaise régulation des cytokines pro-inflammatoires, cette réaction se manifestera de façon plus intense et durable.

Probiotiques et allergies, une nouvelle voie?

A chacune de ces trois étapes, notre flore bactérienne intestinale joue un rôle majeur. Depuis quelques décennies à peine, la découverte de nouveaux rôles de l’écosystème intestinal permet de mieux comprendre le développement des manifestations allergiques. L’écosystème intestinal se compose en effet d’une flore bactérienne riche et diversifiée mais très stable, d’une barrière muqueuse faisant office de filtre sélectif, et d’un abondant système immunitaire sous-muqueux représentant à lui seul 60% des cellules immunitaires de notre organisme.

Des travaux récents confirment le rôle essentiel de la flore bactérienne de l’intestin dans l’initia- tion, le développement, la maturation et la régulation du système immunitaire dans son ensemble: chez les individus présentant des manifestations allergiques, la flore intestinale présentait de nombreuses différences de composition par rapport à celle des individus sains non allergiques. Ces premières observations ont clairement établi un lien entre un déséquilibre de la flore «saine» et la prévalence des maladies allergiques et inflammatoires. Or, les conditions de vie moderne, le stress, les changements alimentaires, la prise de médicaments et d’antibiotiques (…) sont autant de situations qui perturbent profondément et durablement l’écosystème intestinal et la flore bactérienne.

Inversement, le réensemencement de l’intestin par des bactéries dites «probiotiques» a montré un rôle important dans la prévention ou le rééquilibrage de cette flore. L’apport de probiotiques a donc été évalué dans la maladie allergique: l’apport de bifidobactéries et de lactobacilles sous forme de préparation probiotique a été associé à une réduction des manifestations allergiques chez les bébés, les enfants et les adolescents.

Une étude finlandaise a montré que l’administration de probiotiques (type Lactobacilles Rhamnosus GG) chez la mère ou le nouveau-né réduisait les manifestations allergiques de plus de 50%. Chez des enfants plus âgés, une étude japonaise montrait également les effets favorables de l’apport de probiotiques (riches en Lactobacilles acidophilus) sur les rhinites allergiques et sur certaines dermatites atopiques.

Les études comparatives entre différentes souches ont montré que les effets protecteurs ou modulateurs cités précédemment dépendent des souches sélectionnées (on parle ainsi d’effets «souche-dépendants»). Les recherches qui s’appuient sur ces travaux très encourageants s’orientent donc vers la sélection de souches probiotiques particulières, susceptibles d’induire une meilleure étanchéité des barrières protectrices, un rééquilibrage de la flore bactérienne, une réponse immunomodulatrice, une diminution de la réponse lymphocytaire Th2, une stimulation des lymphocytes régulateurs et une modulation, voire une régulation de la réponse inflammatoire secondaire.

La voie des probiotiques, tant dans la prévention des maladies allergiques chez les sujets à risque, les familles atopiques, que dans la prise en charge des patients allergiques s’avère donc très prometteuse. Elle trouve sa place dans la prise en charge globale de l’allergie à côté de thérapeutiques nutritionnelles et écologiques globales ou médicamenteuses.

La désensibilisation

La désensibilisation est une thérapie utilisée en cas d’allergie de type I induite par IgE. Elle est réalisée lorsque la personne souffre de troubles allergiques en relation avec une allergie pollinique, une allergie aux acariens de la poussière domestique ainsi qu’en cas d’allergie aux animaux et aux moisissures. La désensibilisation sauve souvent la vie en cas d‘allergie au venin d‘insectes et est donc absolument recommandée. Une dose croissante des allergènes correspondants est injectée sous la peau ou prise sous la forme de comprimés ou encore de gouttes placées sous la langue. L’objectif est d’atteindre une protection immunologique permettant d’éviter d‘autres réactions allergiques. Le corps est en quelque sorte «habitué à l’allergène». Une désensibilisation est réussie lorsque les troubles diminuent fortement ou, dans le meilleur des cas, qu‘ils disparaissent totalement.

 

Les allergies saisonnières sont de retour

On estime qu’environ une personne sur cinq est actuellement touchée par le rhume des foins dans les pays industrialisés, soit plus de 1 million de personnes en Suisse. Un grand nombre de ces patients ne consultent pas de médecin. Quelle aide peuvent-ils attendre de leur pharmacien? Même si l’état général de ces patients reste bon, sans fièvre ni douleur importante, ces symptômes à répétition peuvent handicaper la vie sociale et professionnelle. La fatigue est également au rendez-vous, même chez les individus les plus résistants.

Les questions usuelles que l’on peut se poser et dont les réponses seront utiles pour déterminer la stratégie de traitement sont les suivantes: s’agit-il bien d’éternuements en salves? D’écoulement nasal très clair et liquide? Eventuellement de démangeaisons dans le nez et/ou dans la gorge? Ces symptômes sont-ils survenus brusquement? Les avez-vous déjà ressentis récemment ou l’année dernière, à la même période? Vous trouviez-vous récemment dans un parc, à la campagne ou en forêt? En cas de réponses positives à la plupart de ces questions, il est fort probable qu’il s’agisse alors d’une allergie, surtout si elle est déjà sensibilisée à d’autres substances (acariens, animal domestique, aliments…).

Les trois saisons des pollens à problème

Il existe schématiquement trois grandes saisons «polliniques»:

• La saison des arbres. Cette dernière débute dès février avec les pollens de l’aulne et du noisetier. Elle se prolonge en mars et en avril avec le frêne et le bouleau. Les pollens d’arbres provoquant le plus grand nombre d’allergies sont ceux des cyprès, des bou- leaux et des platanes.

• La saison des graminées. C’est la plus connue des saisons polliniques. Elle culmine entre mai et juillet, parfois plus tard dans les zones de moyenne altitude. Certaines graminées ont un fort pouvoir allergisant. Parmi elles: dactyle, phléole, ivraie, chiendent, blé, avoine…

• La saison des herbacées. Elle débute durant la saison des graminées et s’étend selon les régions jusqu’en automne. Parmi les espèces au potentiel le plus allergisant figurent l’ambroisie, l’armoise et le plantain.

Face à ces symptômes, plusieurs armes sont immédiatement disponibles. Pour soulager rapidement: un antihistaminique Si nécessaire, un traitement local en plus. Selon la gêne éprouvée par la personne allergique, le pharmacien associera, si nécessaire, à cet antihistaminique, un traitement local:

– Pour le nez, un spray nasal à base d’eau de mer ou du sérum physiologique. Les personnes dont la muqueuse nasale se trouve desséchée à la suite d’un écoulement nasal important pourront assurer une ré-humidification prolongée.

– Pour les yeux, un collyre, en flacon classique ou en dosettes individuelles, soulagera de façon efficace les démangeaisons et le gonflement des paupières.

Si au bout d’une semaine, les symptômes de l’allergie ne se sont pas améliorés, ou si un autre symptôme se manifeste, notamment une toux ou une allergie cutanée, une sinusite aiguë, une respiration difficile et sifflante, une visite chez le médecin s’impose.

Si besoin, en fonction de l’importance des symptômes et de la gêne éprouvée, il est conseillé de faire appel à un allergologue pour rechercher l’allergie par l’intermédiaire de tests cutanés ou d’un dosage sanguin. Il ne faut pas hésiter à recourir aux tests cutanés aujourd’hui performants et rapides. Il sera ensuite possible de procéder à une désensibilisation à la substance incriminée, un acte désormais bien au point.

Les 10 commandements des personnes allergiques

Toute personne allergique doit si possible:

1. Aérer brièvement seulement pendant la saison des pollens. On peut aérer plus longuement pendant les périodes pluvieuses ou lorsque des grillages anti-pollen (voir www.service-allergie-suisse.ch) sont placés sur les fenêtres.

2. Installer un filtre à pollen dans la voiture et bien l’entretenir.

3. Se laver les cheveux avant de se coucher.

4. Ne pas sécher le linge à l’extérieur.

5. Par beau temps venteux, lorsque la concentration de pollens est plus élevée, il est conseillé de limiter les séjours à l’air libre et de mettre des lunettes de soleil.

6. Tout type de sport d‘intérieur convient.

7. Les personnes allergiques suivant un traitement médicamenteux peuvent généralement se déplacer à l’extérieur sans problème.

8. Prendre l’antihistaminique 1 heure environ avant l’activité sportive.

9. Avant un exercice physique plus important, ne consommer que des boissons et des aliments «sûrs», car un corps sous stress réagit plus vite de manière allergique.

10. Un individu souffrant de réactions croisées alimentaires doit renoncer à consommer des fruits et des noix avant une activité sportive.

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