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Le burn-out n’est pas un tabou

Le terme de burn-out est relativement récent, puisqu’il n’est apparu dans la littérature qu’en 1969. Depuis, de nombreuses définitions ont été proposées, mais selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il se caractérise par un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail. En français, le terme d’«épuisement professionnel» est également utilisé.

Le burn-out se distingue de la dépression dans la mesure où il est obligatoirement lié au travail et où il est la conséquence d’une situation de stress chronique.

En Europe, 50% des cas d’absentéisme seraient liés au stress chronique. Cette statistique ne tient pas compte du présentéisme, c’est-à-dire des personnes présentes sur leur lieu de travail, mais non capables d’effectuer leur travail en raison d’un problème de santé.

Les causes généralement à l’origine d’un stress chronique au travail sont bien connues:

  • manque d’autonomie,
  • déséquilibre entre les efforts fournis et la reconnaissance obtenue,
  • faible soutien social,
  • communication insuffisante.

De plus, les risques sont plus grands chez les personnes attachant une très grande importance à leur travail et perfectionnistes. Il en va de même pour les personnes qui ont au départ une faible estime de soi, ou qui souffrent d’isolement social et de solitude. Enfin, les personnes qui ne savent pas déléguer sont également plus exposées.

Outre une démotivation, une baisse de confiance en soi et un sentiment d’échec, les personnes souffrant de burn-out font également preuve d’irritabilité, de colères spontanées, de pleurs fréquents. Elles adoptent une attitude cynique et présentent des difficultés à se concentrer pouvant aller jusqu’à des pertes de mémoire. L’anxiété, l’inquiétude et l’insécurité ressenties peuvent, dans les cas les plus graves, conduire à des pensées suicidaires.

Le burn-out n’est pas un signe de faiblesse

Le burn-out a longtemps été un sujet tabou au sein des entreprises, et il est encore particulièrement difficile à accepter pour la personne qui en souffre. On assiste à un cercle vicieux chez les personnes qui ont déjà une faible estime de soi et se retrouvent dans l’incapacité de faire face à leurs tâches.

Or, le burn-out n’est pas un signe de faiblesse, mais doit bien être considéré comme une maladie qui requiert un traitement. Des chercheurs ont récemment découvert que les hormones liées au stress agissent au niveau du cerveau et modifient la manière dont une situation est perçue. Ainsi, plus on est stressé et plus on génère de stress.

Dans ce cas, l’arrêt de travail est généralement nécessaire et le repos est essentiel. Durant cette période de repos, il est également souhaitable de remettre en question son activité professionnelle et de mettre en œuvre des changements. L’aide d’un psychologue peut être en cela très utile.

Quelques règles pour prévenir le burn-out

La prévention du burn-out consiste avant tout à trouver des moyens qui permettent de réduire le stress. On peut citer par exemple:

  • garder suffisamment de temps pour soi et pour son entourage (famille, amis…);
  • revoir ses habitudes et son hygiène de vie, et éliminer autant que possible les facteurs de stress (consommation excessive de café ou d’alcool, repas trop riches en graisses et en sucre, manque de sommeil, manque d’activité physique…);
  • améliorer sa gestion du temps en établissant des listes de priorités, les tâches pouvant être déléguées, les tâches qu’on est en droit de refuser (apprendre à dire non). Ne plus se rendre disponible 24h sur 24h (e-mails), garder suffisamment de temps pour les pauses et les repas;
  • être en recherche du contact et du soutien social au sein de l’entreprise, échanger avec ses collègues sur l’organisation du travail, échanger des astuces sur la gestion du stress, montrer de la reconnaissance et être à l’écoute des signes de gratitude;
  • être à l’écoute de soi et des symptômes précurseurs de la maladie et décompresser avant qu’il ne soit trop tard.

Idéalement, ces principes devraient être évoqués, voire encouragés au sein de l’entreprise.