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Toux sèche ou toux grasse ?

Avec l’hiver, nous allons à nouveau être exposés aux quintes de toux. Un rhume, une grippe, une bronchite, ou tout simplement le froid, suffisent bien souvent à déclencher ce phénomène irritant, parfois même épuisant et douloureux.

Rien de plus courant que la toux. C’est en fait un mouvement réflexe, destiné à expulser des voies aériennes les substances indésirables qui les encombrent. Lorsque les poumons ou les bronches perçoivent que des corps étrangers – simples poussières ou agents pathogènes – bloquent le flux d’air, ils envoient un signal au cerveau. Celui-ci réagit alors en fermant la glotte, ce qui augmente la pression dans le thorax. Quand la « vanne » s’ouvre, l’air des poumons est expiré brutalement, plus ou moins bruyamment. C’est la toux. Celle-ci est dite « grasse » lorsqu’elle s’accompagne de sécrétions (on parle aussi « d’expectorations » ou de « glaires ») et « sèche » ou « irritative » dans le cas contraire.

La toux grasse permet donc d’expulser des poumons le matériel qui l’encombre. Mais la toux sèche, même si elle ne rejette rien, a aussi son utilité. C’est une manière pour notre corps de tirer une sonnette d’alarme, pour indiquer la présence d’une inflammation dans les poumons et la nécessité de cesser de s’exposer à des substances irritantes.

DERRIERE LA TOUX, UNE INFECTION OU DE L’ASTHME
En elle-même, la toux sèche n’est pas une maladie. C’est un symptôme commun à diverses pathologies, au premier rang desquelles figurent les infections (le plus souvent, des infections virales comme le rhume, la grippe et la bronchite, mais aussi d’autres infections telles que la sinusite ou la rhinite chronique). Il se forme alors dans le nez quelques sécrétions chargées d’agents infectieux qui, pendant la nuit, descendent dans les bronches et les irritent. En se réveillant le matin, on se met à tousser.

La toux sèche peut aussi provenir d’un reflux gastrique. L’acidité de l’estomac remonte dans la bouche et, lorsque l’on reprend son souffle, se loge dans les bronches.

Elle est aussi un très bon indicateur d’asthme. Chez les personnes qui ne se savent pas encore atteintes de cette pathologie respiratoire, la toux sert de signe annonciateur. Et si un asthmatique avéré se met à tousser, en particulier la nuit, à raison de plus d’une fois par semaine, cela signifie que sa maladie n’est pas suffisamment traitée.

Plus exceptionnellement, la toux sèche peut être le symptôme d’une insuffisance cardiaque ou de l’une de ces nombreuses maladies rares regroupées sous l’appellation de « pneumopathies interstitielles ». Lorsqu’elle se prolonge au-delà de trois semaines, elle peut aussi indiquer l’existence d’une maladie grave, comme une tumeur qui irriterait les bronches ou une tuberculose.

Les pathologies ne sont pas les seules en cause. Le froid peut provoquer des chocs thermiques qui, de plus, assèchent les muqueuses, lesquelles souffrent et libèrent des substances inflammatoires. Un effort soutenu peut d’ailleurs induire le même effet. Quant au tabac, il est responsable de la fameuse toux chronique des fumeurs.

Que faire quand la toux devient trop épuisante ? On peut la couper avec des sirops antitussifs, généralement à base de codéine. Ces sirops peuvent être consommés sans danger pendant une bonne semaine.

Toutefois, si les quintes persistent pendant plus de trois semaines sans perdre de leur intensité, une consultation médicale s’impose. Des difficultés à respirer ou la présence de crachats de sang constituent une urgence médicale, car ces deux manifestations accompagnées de toux peuvent également être les signes précurseurs d’une embolie pulmonaire.

Les complications restent fort heureusement rares. Dans la majorité des cas, la toux sèche s’avère déplaisante, mais elle n’est que l’un des tristes lots de l’hiver.

Source : www.planetesante.ch / Illustration : Freepik